Changer la forme des médicaments, une habitude à perdre

Selon une enquête du CHU de Rouen, réalisée en 2009, auprès des 23 unités de gériatrie de la région rouennaise afin de mieux connaître leurs pratiques en matière d’écrasement des comprimés, il apparaît que 1/3 des médicaments son quotidiennement réduits en poussière par les infirmières.
D’autres parts, l’étude démontre que parfois les médicaments pilonnés sont mélangés entre eux dans des aliments pas toujours adaptés pour faciliter l’ingestion (prédilection notamment pour la compote). Toutefois, les résultats de l’enquête ont surpris la direction du CHU de Rouen et une liste des médicaments ne devant pas être réduits en poudre a été dûment établie par la pharmacie et mise à la disposition des prescripteurs. Une initiative reprise depuis dans de nombreux établissements hospitaliers français.
Malheureusement, de nombreux patients et malades écrasent également les pilules ou vident les gélules à domicile. Ainsi, la mise en place d’une structure d'information sur l’administration des médicaments, notamment auprès des seniors semble nécessaire pour pouvoir assurer, autant que possible, une continuité de soins de qualité.
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