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Baclofène : des effets secondaires très dangereux...
Baclofène : des effets secondaires très dangereux...
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11 avril 2014 | 3 commentaires
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Yves Brasey, 5 articles (Informaticien)

Yves Brasey

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Baclofène : des effets secondaires très dangereux...

Baclofène : des effets secondaires très dangereux...
Pas dangereux pour les malades, mais dangereux pour ceux qui font del'alcoolo-dépendance et du dogme de l'abstinence, leur fonds de commerce...
 
Un très bel exemple avec « Vie Libre » cette vieille institution qui depuis 1953 a repris la voie et la voix des AA de 1935 pour prôner l'abstinence comme seul salut possible dans la guérison de l'alcoolo-dépendance.
Aucune critique, ni aucun procès d'intention de ma part, l'abstinence à vie était effectivement la seule solution envisageable jusqu'en 2004.
Grâce à eux, des milliers de malades sont sortis de l'enfer de cette maladie.
Malheureusement, pour un coût important et de faibles résultats : 3 milliardsd'euros par an, pour guérir 2 % des malades.
80 % refusent le traitement (abstinence à vie légitimement non envisageable) et 90 % d'échec sur les 20 % qui tentent. Résultat : 2 « guéris » sur 100 malades ! Et toujours 130 morts par jour !
 
En 2004, le Pr Olivier Ameisen, lui même malade alcoolique et après avoir tout essayé, a testé sur lui et a permis de confirmer que, comme chez les rats rendus alcoolo-dépendants, le baclofène a hautes doses guérissait de cette maladie en permettant au malade de retrouver l'indifférence.
C'est à dire, comme les non-malades, le libre arbitre par rapport à l'alcool, c'est à dire encore, comme la moyenne nationale, la liberté d'en consommer occasionnellement/raisonnablement (75%) ou de ne pas en consommer (25%).
 
Après de longs combats, Olivier Ameisen au travers de ses publications médicales, de la publication de son livre « Le dernier verre » (Denoël 2008), des médecins courageux premiers prescripteurs dès 2009 ayant constaté l'efficacité de la molécule, de la presse éclairée et documentée (S&A, Paris Match, le Nouvel Obs, le Figaro...), des associations de malades guéris et convaincus... les autorités de santé (ANSM), par la décision de son directeur général, le Pr Maraninchi, ont enfin reconnu le baclofène comme médicament de traitement de l'alcoolo-dépendance. Une RTU (Recommandation Temporaire d'Utilisation) a été accordée le 14 mars 2014, pour 3 ans en attendant qu'une AMM (autorisation de mise sur le marché) valide définitivement ce médicament après la fin des essais cliniques en cours.
 
Malheureusement, cette autorisation, si elle fait de bonheur des médecins prescripteurs et des malades, ne fait pas le bonheur de certains...
Illusions et châteaux de cartes qui s’effondrent... perte d'une main mise, de privilèges et surtout de grosses subventions... perte aussi d'un dogme et de 79 années de croyance...
 
Je ne vais pas les plaindre... depuis 2004 ils savaient que l'Empire allait s'effondrer ... en faisant fi des 130 morts par jour, ils ont tout fait pour retarder l'annonce de cette découverte majeure et sa mise en œuvre à grande échelle...
Aujourd'hui, ultime sursaut pour ralentir la chute, ils osent encore publier ça : http://www.vielibre.org/joomla/
 
C'est un « communiqué de presse » du 27 mars... mais jamais publié dans la presse... distribué sous le manteau aux alcoologues du réseau, et enfin, deux semaines plus tard, enfin publié sur leur site !
Je vous laisse le lire... c'est évident, de manière corporatiste, ces gens se défendent et se protègent...Ils n'en n'ont rien à faire du bien-être et de la guérison des malades... C'est l'hallali de l'abstinence à vie...
 
Je vous laisse lire... c'est terrible... au lieu de se réjouir de cette découverte qui va sauver, pas 100 % c'est sûr, mais déjà des milliers de malades d'une mort certaine, ils la dénigrent !
Monsieur Félix Le Moan, je pense que vous manquez de respect et d'empathie pour les 80 % de malades qui veulent guérir sans choisir nécessairement l'abstinence à vie.
Mais je suis respectueux à votre égard, vous-même avez été malade comme moi.
Vous vivez l'abstinence depuis 30 ans, vous êtes plus à plaindre qu'à blâmer.
 
Yves BRASEY Vice-Président de l'association Baclofène 
www.baclofene.org etwww.baclofene.com pour le forum d'entraide.
Yves BRASEY Vice-Président Association Baclofène www.baclofene.org forum www.baclofene.com
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Commentaires
5 votes
(IP:xxx.xx8.18.157) le 12 avril 2014 a 18H15
 (Visiteur)

Bonjour,

le message d’Yves Brasset fait parfaitement le point sur l’action du baclofène dans le traitement de la maladie alcoolique.

Il est de notoriété publique que le traitement classique à base de cure, post cure, aotal ou révia et abstinence définitive est crédité d’un taux de succès de 10%. C’est à dire que 90% des patients rechutent dans un délai plus ou moins court.

Le traitement par le baclofène tel qu’Yves l’a décrit avec des posologies progressivement croissantes est crédité d’un taux de succès de plus de 70% dans un délai de six semaines à deux mois. Certes, il existe des effets secondaires mais ceux ci sont tous bénins et cèdent avec un ajustement posologique ou avec le temps. Le baclofène est prescrit depuis plus de 40 ans dans d’autres indications et a montré son absence de toxicité. Les échecs sont essentiellement le fait d’une motivation insuffisante ou la présence de comorbidité psychiatrique lourde. Une fois l’indifférence acquise, les patients peuvent boire un verre sans qu’il n’entraine les suivants. A l’issue de la guérison, 59% des patients boivent de façon occasionnelle et 28% plus du tout.

Alors, pourquoi ce traitement réellement révolutionnaire dans la prise en charge de l’alcoolisme chronique qui fait, rappelons le plus de 130 morts par jour n’est pas plus connu et répandu ?

Il existe un premier conflit d’intérêt majeur en ce qui concerne la majorité des alcoologues. En effet, ils sont à la tête de réseaux de soins comprenant les centres de cure, de post cures, les consultations spécialisées le tout avec une patientèle captive car récidivant dans 90% des cas. Ils ont donc peur de voir ces filières vidées de patients car définitivement guéris de leur maladie. Souvenons nous de la tuberculose quand les antibiotiques efficaces ont été largement prescrits ce qui a conduit à la fermeture des sanatoriums. La filière d’alcoologie est à la veille d’un bouleversement similaire, n’en doutons pas.

Il existe un second conflit d’intérêt avec les têtes de la société française d’alcoologie concernant la sortie du nalméfene. Ce médicament censé être actif contre l’alcoolisme n’a obtenu qu’une note d’amélioration du service médical rendu faible. C’est à dire qu’il ne fait pas vraiment mieux que le placébo. Cependant, la société française d’alcoologie et ses membres dirigeants ont été les consultants rémunérés du laboratoire Lunbeck pour le développement de cette molécule. Il est donc difficile de penser que leur avis est désintéressé.

Le traitement par le baclofène a été porté par des médecins généralistes convaincus de son intérêt et par des associations de malades. La récente RTU a officialisé ce traitement réellement révolutionnaire.

2 votes
(IP:xxx.xx7.57.90) le 13 avril 2014 a 22H22
 (Visiteur)

Tout est dit, aussi bien par Monsieur Brasey que par le témoignage qui suit. Ayant été un témoin actif de l’inefficacité des cures ou autres chimiothérapies du genre Aotal ou Révia, et concerné des années plus tard, le baclofène n’est pas une pilule miracle, il y a des effets indésirables réversibles par ajustement de posologie.

la fameuse indifférence n’est pas dogmatique comme l’abstinence, on ne vit pas cette sorte d’exclusion de ne pas pouvoir trinquer occasionnellement, simplement la priorité alcool s’évanouit.

Il y a , certes, des échecs, mais personne ne parle de panacée, ce sont plutôt des patients au déni fluctuant ou qui ne supportent pas ces effets secondaires, invalidants, mais passagers.

Bien sur, il est très dérangeant pour certains prescripteurs, actionnaires de cliniques, de constater que la solution est plus évidente et bien moins coûteuse, mais de quoi parle t’on ? De santé ou de bénéfices pécuniaires ?

Une pensée pour le Dr O. Ameisen, sans qui rien ne serait arrivé.

2 votes
(IP:xxx.xx2.188.83) le 14 avril 2014 a 21H22
 (Visiteur)

En principe les bénéficiaires du traitement baclofène sont bien informés

la progression /montée peut se faire en douceur, pour éviter les effets indésirables

en cas de besoin un ajustement (diminution) ou palier est recommandé et parfaitement

praticable

où est le danger ?????????