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Autotests : sécurité et conseil en pharmacie
Autotests : sécurité et conseil en pharmacie
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5 juin 2012
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

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Autotests : sécurité et conseil en pharmacie

Autotests : sécurité et conseil en pharmacie

La fiabilité et l’utilité des autotests sont aujourd’hui reconnues. Ils donnent au patient une part d’autonomie et peuvent fournir des informations utiles au médecin.

Les autotests ne sont pas des gadgets, au contraire ils vous aident à devenir acteur de votre santé. Si vous souffrez d’une maladie chronique comme le diabète, ils vous permettent de savoir où vous en êtes, d’adapter votre mode de vie et de vous traiter en conséquence. Si vous soupçonnez une infection urinaire ou si vous voulez confirmer une grossesse, par exemple, les tests à domicile sont également très pratiques.

 

Rapides et fiables

Ils ont fait de sérieux progrès en quelques années et sont d’ailleurs de plus en plus utilisés pour leurs avantages : simplicité d’emploi, facilité de lecture, rapidité des résultats, fiabilité et sécurité. Mais, attention, seuls les autotests commercialisés en pharmacie offrent toutes les garanties. De plus, vous pouvez demander conseil à votre pharmacien, il vous donnera les explications ou les compléments d’information nécessaires pour bien les utiliser et interpréter correctement les résultats.

 

Tests d’autosurveillance

Parmi les dispositifs et tests disponibles en pharmacie, les plus utilisés sont ceux qui permettent de mesurer et de contrôler une maladie dont on se sait atteint.

  • Autotensiomètres

Ils mesurent la tension artérielle, facteur important de risque de maladie cardiovasculaire. Votre médecin peut vous demander de la mesurer de temps en temps, de noter les chiffres et de les lui communiquer à votre prochain rendez-vous. Il peut ainsi déterminer si votre tension élevée au cabinet est due à l’effet blouse blanche, stress ressenti face au médecin et, ensuite, vérifier si le traitement prescrit est efficace. Pour que les chiffres reflètent bien votre tension, prenez-la le matin, avant le petit-déjeuner et le soir, avant le coucher, 3 fois de suite à 1 ou 2 minutes d’intervalle et recommencez 3 jours de suite (règle des 3). Les bons chiffres sont 140/90 mmHg (millimètres de mercure) ou 14/9, mais à domicile elle doit plutôt être de 135/85 mmHg. Les autotensiomètres les plus faciles à utiliser sont ceux qui se fixent au poignet, mais les brassards sont plus précis. Fiez-vous à ceux qui ont été homologués par des organismes officiels*.

 

  • Lecteurs de glycémie, autopiqueurs, lancettes, bandelettes réactives

C’est l’arsenal d’autosurveillance du diabétique de type 1 (insulinodépendant). Le geste est souvent ressenti comme une contrainte et un facteur d’angoisse, pourtant il aide à mieux vivre avec son diabète et, à long terme, à éviter des complications graves. Les chiffres indiqués sur le lecteur sont essentiels, car ils permettent au diabétique d’adapter seul ses doses d’insuline pour équilibrer sa glycémie. Les lecteurs de glycémie nouvelle génération sont aujourd’hui très petits (les premiers pesaient plus d’un kilo !), portables, et ne nécessitent plus qu’une toute petite goutte de sang prélevée au bout du doigt. Choisissez-le simple, avec un autopiqueur très doux, mais pour les jeunes le look, style téléphone portable, et les fonctionnalités high tech ont aussi leur importance. Certains appareils permettent de consulter et de comparer facilement les analyses anciennes et sont compatibles avec un ordinateur, un plus pour mieux ajuster son traitement.

 

  • Débitmètres de pointe, appelés aussi peak flow

Ils sont utiles aux patients atteints de maladies pulmonaires, asthme et bronchite chronique notamment, et aux transplantés pulmonaires. Ces petits appareils portatifs servent à mesurer sa capacité respiratoire et sont simples d’utilisation. Sur les débitmètres classiques, la force du souffle déplace un curseur alors qu’avec les peak flow électroniques, le résultat apparaît sur un petit écran, mais tous ont le même mode d’emploi. Debout, on gonfle la poitrine au maximum, bouche ouverte, puis on y introduit l’embout, on ferme les lèvres autour et l’on souffle le plus fort et le plus vite possible. On recommence l’opération trois fois de suite en notant la meilleure valeur pour l’indiquer au médecin. Attention, ne pas utiliser un peak flow comme une sarbacane, joues gonflées, langue dans l’embout, ne pas gêner le curseur avec les doigts et ne pas boucher les sorties d’air.

 

Dépistage et autodiagnostic

D’autres tests sont destinés à détecter précocement des maladies pour les traiter au plus vite.

 

  • Autotests des infections urinaires

Ils s’adressent surtout aux femmes qui ont des cystites à répétition. Ce sont des languettes de papier dont l’extrémité est couverte d’un réactif chimique qui change de couleur au contact de l’urine. Ces tests sont d’une extrême simplicité et très fiables, mais il faut bien respecter les consignes. Avant d’uriner, nettoyez mains et parties intimes avec du savon, de la solution de Dakin ou des lingettes, urinez un peu dans la cuvette des toilettes pour éliminer le premier jet, puis arrêtez. Urinez ensuite dans le flacon. Trempez une languette dans les urines, respectez le temps d’attente précisé par le fabricant (une minute en général) et lisez le résultat en observant la couleur qu’elle prend. Ces tests signalent une infection, mais n’identifient pas la bactérie en cause. Un ECBU (examen cytobactériologique des urines), réalisé dans un laboratoire, est nécessaire. Si le test est négatif, il permet d’éviter une consultation inutile.

 

  • Test de dépistage du sang dans les selles

Il est proposé en priorité aux personnes à risque de cancer colorectal et dans le cadre du dépistage organisé de 50 à 74 ans. Dans ce cas, il est remis par le médecin généraliste et vous devez envoyer les échantillons de selles prélevés chez vous à un centre de lecture spécialisé. Si du sang, invisible à l’œil nu, est détecté, le médecin demande une coloscopie. À partir de mars 2013, le test actuel devrait être remplacé par un test immunologique, plus performant et plus simple à réaliser, avec un seul prélèvement au lieu de deux sur trois selles consécutives.

  • Test de l’ulcère gastrique

C’est la présence de la bactérie Helicobacter pylori dans l’estomac qui est recherchée. Le test est disponible en pharmacie, mais effectué uniquement au cabinet médical ou en laboratoire car sa réalisation (prélèvement d’air expiré) et son interprétation sont délicates. Il oriente le médecin pour le choix du traitement.

 

Enceinte ou pas ?

  • Tests d’ovulation

Ils permettent de connaître les périodes de fertilité en repérant un pic hormonal urinaire de LH (hormone lutéinisante). Ils aident ainsi les femmes soit à planifier leur grossesse soit, en cas de difficultés, à déterminer la période féconde pendant laquelle la mise en route d’une assistance médicale à la procréation (AMP) aura le plus de chance d’être couronnée de succès.

 

  • Tests urinaires de grossesse

Aujourd’hui, ils sont fiables dans 99 % des cas, que vous espériez ou redoutiez d’être enceinte. Il existe différents modèles, avec un ou plusieurs tests par boîte, mais tous fonctionnent selon le même principe : ils détectent le taux de HCG (hormone gonadotrophine chorionique) très tôt dans les urines, quelques jours après le retour présumé des règles. Il est préférable de faire le test le matin au réveil, quand les urines sont le plus concentrées. Si le résultat est positif, certains tests précisent, en plus, depuis combien de semaines vous êtes enceinte.

Evelyne Oudry

* Vous trouverez la liste mise à jour sur le site Internet : www.automesure.com


L’avis du pharmacien

Pas d’autotests sur Internet !

  • VIH : attention aux autotests de dépistage du virus du sida proposés sur Internet et validés par des organismes internationaux fantaisistes. Ces tests, réalisés à partir de prélèvements salivaires, manquent de fiabilité et ne sont pas conformes à la législation française. Sida Info Service* invite ainsi à la plus grande prudence.
  • PSA : ne faites pas non plus confiance aux « tests PSA à domicile » (pour dépister un cancer de la prostate), vendus également sur Internet, aucune preuve scientifique de leur fiabilité n’a été apportée. Vous risqueriez soit d’être faussement rassuré, soit d’être angoissé pour rien.

Plus d’informations au N° vert 0 800 840 800 (appel gratuit) ou bien sur le site Internet : www.sida-info-service.org


 

Conseils pratiques

 

  • Pour bien prendre votre tension, asseyez-vous confortablement près d’une table, reposez-vous 5 minutes, ajustez le brassard à la bonne hauteur dans le sens indiqué. Placez votre bras, légèrement plié, sur la table à hauteur du cœur, en évitant de bouger pendant le gonflage et le dégonflage.
  • Pour prélever une goutte de sang avec un autopiqueur, piquez le bord externe du doigt et pressez doucement avant de déposer la goutte sur la bandelette prévue pour l’analyse.
  • Pour que le test de dépistage des infections urinaires soit fiable, il est recommandé de recueillir les urines dans un récipient propre, sec ou, mieux encore, stérile.

 

 

 

 

Le point sur la recherche

 

Papillomavirus, bientôt un autotest ?

Les Papillomavirus sont des virus transmis par voie sexuelle qui peuvent provoquer un cancer du col de l’utérus mais dont la présence dans le vagin passe longtemps inaperçue. D’où l’intérêt de consulter régulièrement un gynécologue et de faire pratiquer un frottis vaginal pour détecter des cellules anormales… Des chercheurs allemands ont comparé les résultats obtenus par frottis classique pratiqué par un médecin à ceux des prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes. Cette nouvelle méthode consiste à introduire dans le vagin 5 ml de soluté physiologique à l’aide d’une seringue stérile, à le laisser en place 5 secondes puis à récupérer de la même manière ce liquide de lavage et à le mettre dans un tube avant expédition dans un laboratoire d’analyses. Conclusion : les résultats des deux techniques sont concordants. Les Pays-Bas ont déjà autorisé cet autotest, simple, pour faciliter le dépistage des Papillomavirus, pas encore la France. À suivre.


 

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Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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