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Arrêter de fumer : Tout pour un parcours réussi
Arrêter de fumer : Tout pour un parcours réussi
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4 mai 2012 | 5 commentaires
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
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Arrêter de fumer : Tout pour un parcours réussi

Arrêter de fumer : Tout pour un parcours réussi

Pour que les bonnes résolutions des candidats au sevrage ne partent pas en fumée, le pharmacien est un partenaire de choix qui les accompagne dans leur démarche.

Pour aider un fumeur à prendre la décision d’arrêter, le pharmacien l’interroge sur sa motivation et cherche à savoir en quoi le fait de fumer devient incompatible avec sa façon de vivre (déclin de sa santé, pollution pour ses proches, coût des cigarettes). Il a ainsi la liberté de décision.
 

Entretien à la pharmacie

 

Le rôle du pharmacien est de comprendre l’aide que vous cherchez, il ne vous forcera pas à changer de comportement si vous ne le souhaitez pas. Son discours sera différent selon que vous êtes un fumeur encore indécis, un fumeur motivé ou un fumeur sensibilisé mais non demandeur de conseils. 1 Dans ce dernier cas, il se contentera de vous remettre une plaquette informative sur les méthodes d’arrêt, geste qui peut suffire à déclencher chez vous un début de réflexion.
2 Si vous avez vraiment le désir de vous libérer du tabac et de modifier vos habitudes, faites-lui part de vos problèmes et de vos appréhensions, et convenez d’un rendez-vous. Il vous rappellera les bénéfices liés à l’arrêt, vous indiquera la marche à suivre et vous rassurera sur les moyens, précisant que lui et son équipe pourront vous accompagner en levant les principaux freins à l’arrêt que sont la prise de poids, les troubles de l’humeur et du sommeil. Il vous proposera un sevrage selon un plan choisi avec vous : simple réduction de la consommation, abstinence temporaire ou arrêt définitif.
 

Pourquoi la dépendance ?

 

Pour se libérer du tabac, il est utile d’en comprendre les effets. La nicotine inhalée arrive au cerveau en 7 à 10 secondes. Elle se fixe sur les récepteurs nicotiniques du système nerveux et stimule la libération d’une substance, la dopamine, responsable des effets recherchés par le fumeur : plaisir, détente, stimulation intellectuelle, effet coupe-faim et antidépresseur. Peu à peu la diminution de dopamine relance le besoin de nicotine et une dépendance s’installe. Le fumeur doit consommer un nombre suffisant de cigarettes pour ne pas ressentir les effets de manque et entretenir ce système de récompense. À l'arrêt du tabac, les récepteurs sont privés de nicotine, d’où un déficit en dopamine à l’origine du syndrome de sevrage.
 

Clés de la réussite

 

Quels que soient votre âge et votre passé de fumeur, il n’est jamais trop tard pour vous arrêter, et les bienfaits sur la santé sont rapides.
· Commencez par vous débarrasser des objets vous rappelant la cigarette, cendrier, briquet, allumettes et évitez tout environnement propice à l’usage du tabac.
· Si vous ne vous sentez pas prêt à un arrêt définitif, commencez par remplacer quelques cigarettes de la journée par des substituts nicotiniques oraux, gommes ou comprimés. Ainsi, en prenant conscience que vous pouvez réduire votre consommation, vous serez encouragé à arrêter complètement. De plus, les cigarettes que vous consommerez ne seront pas fumées plus intensément et le phénomène de compensation sera ainsi évité.
· L’ex-fumeur diminuera progressivement sa consommation jusqu’à l’arrêt total.
· En cas de pulsion, des gestes simples vous aideront : boire un verre d’eau, respirer profondément, vous brosser les dents, mâcher un chewing-gum, occuper vos mains, gérer vos émotions avec l’aide d’un proche, pratiquer une activité physique qui limitera aussi la prise de poids.
 

Trouver le bon dosage

 

S’arrêter de fumer c’est venir à bout de la dépendance, qu’elle soit comportementale, physique ou psychique.
·  Dépendance comportementale. Elle renvoie à la gestuelle, au rituel, aux habitudes de prises. De simples conseils pratiques peuvent aider le fumeur à modifier sa consommation tout au long de la journée.
·  Dépendance physique. Elle est directement liée à la nicotine et le sevrage pose le problème du titrage en nicotine. Si un fumeur se plaint d’avoir tout essayé sans succès, sa dépendance a pu être sous-évaluée au départ et il convient de refaire avec lui le test de dépendance à la nicotine. « Le sous-dosage est le principal facteur d’échec » dénoncent les addictologues. Pour vérifier le dosage, le pharmacien doit prendre en compte trois facteurs : l’arrêt de l’envie de fumer, l’amélioration du confort du patient (stress, humeur) et la possibilité de passer à un dosage inférieur. Lors du sevrage tabagique, l’échec est constructif et il n’y a aucune raison de se décourager : la tenue d’un carnet de consommation de cigarettes aide à progresser.
·  Dépendance psychique. L’arrêt du tabac implique de trouver des compensations ou des récompenses personnelles, il faut savoir se faire plaisir à soi-même.
 

Substituts nicotiniques

 

Ces médicaments permettent une diffusion lente et régulière de nicotine, contrairement au shoot bref et rapide du tabac qui favorise la dépendance. Ce mode d’action permet de réduire progressivement les besoins en nicotine tout en palliant les syndromes de sevrage. Les substituts nicotiniques se présentent sous différentes formes (patch, gomme à mâcher, comprimé sublingual et à sucer, inhaleur) d’efficacité similaire. Ils sont réservés à l’adulte et ils peuvent être utilisés chez les femmes enceintes et les patients à risque cardiovasculaire élevé, mais sous contrôle médical. Le dosage sera ajusté en fonction des scores du test de Fagerstöm qui établit le degré de dépendance à la nicotine. On peut associer plusieurs formes chez les fumeurs les plus dépendants : le patient qui porte un patch peut, s’il en ressent le besoin, consommer simultanément des gommes ou des comprimés nicotiniques. Après retrait total du patch, la nicotine diffuse encore pendant près de deux heures. Un suivi régulier permet d’adapter la posologie et d’éviter un sous-dosage ou un surdosage (palpitations, diarrhées, impression d’avoir trop fumé).
 
Christelle Piat
 
Cas particuliers
 
Certains fumeurs seront directement orientés vers une consultation spécialisée, en particulier les adolescents, les patients présentant une forte dépendance, un trouble psychiatrique, une coaddiction (alcool, cannabis) ou des antécédents de dépression. L’état psychique du patient doit être stabilisé avant d’envisager un sevrage tabagique.

 
Les fausses aides
L’avis du pharmacien
 
· La cigarette légère, terme interdit sur les paquets, délivre autant de produits toxiques dans l’organisme qu’une cigarette normale, car pour satisfaire ses besoins et compenser le manque de rentabilité en nicotine le fumeur va tirer davantage sur sa cigarette, voire en fumer un plus grand nombre.
· Le tabac à rouler est très toxique et produit trois à six fois plus de substances nocives et cancérigènes.
· La chicha, c’est doux, mais si la fumée de chicha ne contient pas plus de toxiques que celle de la cigarette, elle occupe plus de volume. Fumer une chicha entière revient à fumer de 30 à 100 cigarettes.

 

Le magazine Bien-être & Santé est un mensuel gratuit offert à leurs clients par les pharmaciens abonnés uniquement. Pour savoir si votre pharmacie est partenaire, rendez-vous sur le site dédié.


 

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
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Commentaires
3 votes
par sophie (IP:xxx.xx7.94.132) le 5 mai 2012 a 13H19
sophie (Visiteur)

Bonjour à tous, C’est vrai que c’est très dur d’arrêter de fumer quand on est vraiment addict (comme moi). j’en connais qui on arrêté comme ça, facilement...ça n’as pas été mon cas ! apres avoir testé plusieurs solutions, je suis tombé sur cette méthode naturelle à base d’huiles essentielles (le Maltapuff), et j’en suis satisfaite vu que j’ai enfin arrêté il ya 2 mois. Maintenant le plus dur est de tenir...bon courage à tous ceux qui essaient d’arrêter ! je vous donne pour info le site de la méthode : http://www.maltapuff.fr

0 vote
par Krigan (IP:xxx.xx5.25.48) le 5 mai 2012 a 16H11
Krigan (Visiteur)

Et tu as arrêté totalement en combien de temps ? Combien de cigarettes fumais tu auparavant ?

0 vote
par sophie (IP:xxx.xx7.94.132) le 5 mai 2012 a 22H07
sophie (Visiteur)

en 10 jours , je fumais environ 15 cigarettes/jour c’est dur....mais je tiens !

0 vote
par Randall (IP:xxx.xx2.142.207) le 9 mai 2012 a 18H26
Randall (Visiteur)

Gri-gri, boubou ou blouse blanche, aucune importance : c’est la prestation de service qui fait la différence

UnAirNeuf.org http://tinyurl.com/8xwurv6

0 vote
par Patricia Pacaut (IP:xxx.xx1.64.239) le 20 juillet 2012 a 11H59
Patricia Pacaut, 10 articles (Rédacteur)

Il était une fois... ma dernière cigarette

http://patricia-pacaut-pharmasurf.n...