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Antidouleur : Par quoi le Di-Antalvic sera-t-il remplacé ?
Antidouleur : Par quoi le Di-Antalvic sera-t-il remplacé ?
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1er mars 2011 | 3 commentaires
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Patrick Rollo, 495 articles (Rédacteur)

Patrick Rollo

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Antidouleur : Par quoi le Di-Antalvic sera-t-il remplacé ?

Antidouleur : Par quoi le Di-Antalvic sera-t-il remplacé ?

Le Di-Antalvic était l’un des antalgiques les plus prescrits en France. Depuis aujourd’hui, 1er mars, cet anti-douleur contenant du DXP (dextropropoxyphène), comme le propofan et ses génériques, est retiré du marché. Ses bénéfices ont été jugés insuffisants face au risque de décès en cas de surdosage. Cette décision laisse le soin aux médecins de redéfinir une stratégie anti-douleur avec leurs patients, ce qui devrait se faire au profit notamment du paracétamol.

Le retrait du Di-Antalvic a été décidé le 31 janvier dernier, à la suite de la crise du Médiator et de la publication de la « liste noire » des 77 médicaments et 12 familles de produits, sous surveillance renforcée de l’Afssaps. Prescrit pour venir à bout de douleurs d’intensité moyenne ou sévère, le Di-antalvic a causé la mort de 300 à 400 personnes au Royaume-Uni, dans la majorité des cas en raison de surdosages volontaires. En France, où ce médicament aurait causé la mort de près de 65 personnes par an, attribuée dans 90% des cas à des suicides, le Docteur Malou Navez, responsable du Centre de la douleur du CHU de Saint-Etienne, tient à rassurer les patients : « Ce retrait ne constitue pas la fin du traitement de la douleur. La disparition du Di-Antalvic nous permettra justement de réévaluer la douleur des patients et de donner les bons antalgiques de bon niveau et à bonne dose ».

70 millions de boites de Di-Antalvic, Propofan et génériques ont été vendues depuis la commercialisation du produit en 1964, mais son retrait n’inquiète en rien les professionnels de santé qui ont pu anticiper cette décision. Malou Navez estime que les choix se feront avec les patients, en fonction de chacun des cas, car « entre les différents niveaux, rapides ou lentes, on a quand même de quoi soulager ». Son point de vue est partagé par François Chast, chef du service pharmacologie de l’Hôtel Dieu, à Paris : « Pas de panique. Il existe des antidouleurs sans effets secondaires ».
 

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Commentaires
2 votes
par DrMouse (IP:xxx.xx4.12.149) le 1er mars 2011 a 18H52
DrMouse (Visiteur)

Ce retrait à l’initiative des labos parait très suspect alors que d’autres spécialités n’ont été retirées du marché que suite à de longues années de polémiques et de procédures. Il ne faut probablement y voir là qu’une manoeuvre aux motifs financiers, alors que la molécule est tombée dans le domaine public. Il est grand temps pour les labos de passer à la vitesse supérieure et d’introduire de nouvelles classes d’antalgiques de Palier 2 et 3 déjà commercialisées aux Etats-unis, dont l’usage "récréatif" est déjà très développé chez d’honnêtes mères de famille (et chez leurs bambins adolescents qui visiteront l’armoire à pharmacie familiale). Préparez vous à voir arriver des médicaments portant les noms de Vicodin, Anexsia,, Dolacet, etc...

1 vote
(IP:xxx.xx6.166.44) le 1er mars 2011 a 19H13
 (Visiteur)

je ne supporte ni le tramadol ni la codeïne alors que me reste il pour soulager des douleurs intenses d’un radis scoliotique non opérable,ancienne malade hopist à berck, j’ai 58 ans. merci

0 vote
par Estelle Vereeck (IP:xxx.xx8.138.141) le 6 mars 2011 a 07H52
Estelle Vereeck, 26 articles (Dentiste)

Attention si vous prenez des antalgiques pour soulager des douleurs causées par un traitement d’orthodontie : certains produits ralentissent le traitement : http://www.holodent.com/article-ort...