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Antidépresseurs : pas de différences notables
Antidépresseurs : pas de différences notables
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28 décembre 2011 | 2 commentaires
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Igor Thiriez, 10 articles (Psychiatre)

Igor Thiriez

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Antidépresseurs : pas de différences notables

Antidépresseurs : pas de différences notables

Au vu de l’enjeu que représente aujourd’hui le traitement de la dépression, et notamment des dizaines, voire des centaines de millions de personnes traités par antidépresseurs dans le monde, il n’est pas surprenant de voir régulièrement fleurir des revues comparatives.

La plus célèbre de ces récentes publications, surnommé MANGA et réalisée à partir de 117 études comparatives (essais randomisés contrôlés) en 2009 désignait l’escitalopram et la sertraline comme offrant le meilleur rapport efficacité/tolérance. Massivement promue par les laboratoires concernés, oubliée par les autres, cette revue est aujourd’hui remise en question par une autre qui semble plus complète et fiable sans pourtant figurer dans une revue aussi prestigieuse que le Lancet.
 
Le nombre d’études incluses s’élève cette fois à 234 et donne lieu à des comparaisons directes et indirectes (donc moins fiables) entre antidépresseurs de seconde génération, à savoir les ISRS, les IRSNA, et à peu tous ceux ce qui ne sont ni tricycliques, ni IMAO. Les résultats sont aussi décevants que finalement rassurants : aucune différence n’est retrouvée en ce qui concerne leur efficacité, et ce quelque soit le type de dépression, les comorbidités, l’âge, le sexe ou encore l’ethnie des patients.
 
Quelques disparités apparaissent en revanche au second plan, notamment en ce qui concerne les effets secondaires :
  • La mirtazapine agit plus rapidement, mais fait également prendre plus de poids
  • Le bupropion provoque moins d’effets secondaires sexuels
  • La paroxétine entraîne davantage d’effets secondaires sexuels
  • La sertraline provoque plus de diarrhée
  • La trazodone entraîne davantage de somnolence
  • La venlafaxine provoque plus de nausées et de vomissements
 
Le choix d’un antidépresseur de seconde génération devrait donc à priori se réaliser en tenant compte de ces derniers éléments plutôt que selon des préjugés au sujet de l’efficacité.
 

 En guise de rappel :
  • Bupropion : ZYBAN®
  • Escitalopram : SEROPLEX®
  • Mirtazapine : NORSET®
  • Paroxétine : DEROXAT®
  • Sertraline : ZOLOFT®
  • Trazodone : non commercialisée en France
  • Venlafaxine : EFFEXOR®
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Commentaires
1 vote
par Moi (IP:xxx.xx7.209.120) le 28 décembre 2011 a 19H08
Moi (Visiteur)

Sous maints et maints antidépresseurs depuis le début des années 2000, j’en ai changé tous les 6 mois, je crois que je les ai tous essayés. J’ai arrêté il y a un an à peu près, je ne vais ni mieux ni pire pour les symptômes. Pas contre, plus aucun effet secondaire. Pour moi, le choix est fait : Fini ces cochonneries, ça ne sert strictement à rien, c’est du temps et de l’argent perdu en consultation, et davantage de trous dans le budget de la sécu. Il serait temps que nos professionnels de la santé nous trouvent quelque chose d’autre.

3 votes
par claire29 (IP:xxx.xx0.72.94) le 29 décembre 2011 a 09H52
claire29 (Visiteur)

TUERIE DE POUZAUGES(www.lefigaro.fr/.../01016-20....)

les enquêteurs privilégient désormais l’hypothèse d’un antidépresseur - la sertraline - pour expliquer le coup de folie du médecin, qui a abattu sa femme et quatre enfants avant de se suicider. Une première en France.