Antidépresseurs : en début de traitement, évitez le volant

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) appelle les automobilistes sous antidépresseurs à une vigilance particulièrement accrue. Selon les résultats d’une nouvelle étude, en effet, la prise de médicaments contre la dépression augmenterait les risques d’accidents au volant d’au moins 34%. Et deux périodes seraient sensibles, le démarrage du traitement (surtout) et les changements de prescription.
Des pictogrammes figurent sur les boites de médicaments pour aider les automobilistes à juger du bien fondé d’une reprise du volant. Ils sont associés à trois niveaux de risque. Un triangle jaune, pour le niveau 1, indique : « Soyez prudent. Ne pas conduire sans avoir lu la notice ». Un triangle orange, pour le niveau 2, mentionne : « Soyez très prudent. Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé ». Et enfin un triangle rouge, pour le niveau 3, souligne un risque maximum : « Attention, danger. Ne pas conduire. Pour la reprise de la conduite, demandez l’avis d’un médecin ». L’étude, publiée dans la revue Journal of Clinical Psychiatry, pourrait en annoncer une autre du même acabit. Emmanuel Lagarde envisage en effet de quantifier les risques d’accidents chez, cette fois, les piétons sous antidépresseurs.
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