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3 questions à Yannick Clessienne, responsable adjoint en radiologie
3 questions à Yannick Clessienne, responsable adjoint en radiologie
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5 juin 2013
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Julia Pearl, 16 articles (Rédacteur)

Julia Pearl

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3 questions à Yannick Clessienne, responsable adjoint en radiologie

3 questions à Yannick Clessienne, responsable adjoint en radiologie
 

En quoi consiste votre fonction au sein de la Clinique Générale-Beaulieu ?

 
Yannick Clessienne : Je suis actuellement responsable adjoint de l’institut de radiologie au sein de la clinique. Je reste en outre depuis ma nomination le TRM (Technicien en Radiologie Médicale) référent pour l’IRM
 
Engagé à la clinique en 2006, j’ai immédiatement été chargé de la mise en place des nouveaux protocoles IRM ainsi que de la formation de l’équipe. Le service était en plein renouvellement de ses équipements.
A chaque changement de machine, ce qui est fréquent, le personnel suit une formation spécifique pour maintenir une qualité diagnostique.
 
En mai 2010, nous avons été nommés, Sébastien Romand et moi-même, respectivement responsable et responsable adjoint du service de radiologie. En plus de la mission du TRM, nous supervisons les équipes administratives et techniques du service. Dans ce cadre, nous effectuons un travail plus administratif de facturation, gestion des stocks, management des équipes et gestion des plannings notamment. 
Il est important de souligner que nous travaillons en étroite collaboration avec les médecins radiologues. 
 
Avec Sébastien Romand, nous avons souhaité créer un lien plus fort avec les autres services de la clinique. Ce point est primordial dans la qualité de la prise en charge du patient à tous les niveaux de son hospitalisation. 
 
Dans un premier temps, nous avons rencontré les infirmières pour les informer du fonctionnement de la radiologie et échanger sur les contraintes liées à nos activités. Je le dis souvent, nous sommes un service médico-technique et non un service de soin. Nous devons respecter des plannings en coordonnant les rendez-vous des patients hospitalisés et ambulatoires. Nous accueillons jusqu’à 160 patients par jour. On lutte toute la journée contre le temps, qui reste notre nerf de la guerre !
 
 

3 mots pour décrire votre métier ?

 

Y.C : L’un des premiers mots qui me vient à l’esprit est le mot « technique ». Nous avons une profession technique, notamment avec la maîtrise des protocoles et des gestes médicaux spécifiques.
Le deuxième serait « relationnel ». Nous devons être doués dans ce domaine car nous ne voyons nos patients que très peu de temps et devons leurs donner énormément d’informations. Il est crucial de ressentir tout de suite le stress du patient vis à vis de l’examen : les durées de prise en charge et d’installation sont très courtes, environ cinq minutes durant lesquelles il faut poser plusieurs questions, et bien souvent, rassurer, car certains examens peuvent être relativement anxiogènes. On rencontre par exemple des problèmes de claustrophobie lors d’une IRM.
 
Le troisième est « photographe », Ce terme qualifie bien notre activité de manière simple et claire. 
 
 
 

Quelle formation avez-vous suivie ?

 
Y.C : J’ai effectué ma formation dans l’Est de la France ou j’ai validé ma formation par un examen national en 2004. Ayant obtenu mon droit de pratique sur le canton de Genève, j’ai intégré en septembre 2005 un institut de radiologie privé. J’ai été rapidement formé à l’ensemble des modalités, principalement en IRM. En mai 2006, j’ai rejoint la clinique Générale Beaulieu en tant que référent de l’IRM. La formation continue sous forme de cours ou de congrès ainsi que la collaboration avec les ingénieurs d’applications revêtent une importance capitale dans la qualité de nos soins. L’évolution informatique, la recherche et le développement nous obligent à nous adapter en permanence aux nouvelles technologies. 
 
 
La fonction de TRM est un métier très jeune, les premières écoles sont apparues dans les années 70. Le scanner a vu le jour à la fin des années 70, les premières IRM sont arrivées au début des années 80. Un développement exponentiel du nombre d’appareils dans les années 90 a permis à la radiologie de prendre une place centrale au sein de la prise en charge du patient. C’est une profession encore peu connue, les gens imaginent que ce sont des infirmières ou des médecins qui manipulent les machines ! 
 

Quelle est la différence principale entre un scanner et une IRM ?

 
Y.C : L’IRM est un champ magnétique associé à des ondes de radiofréquence alors que le scanner utilise des rayons X pour la formation de l’image. Chaque machine a ses spécificités. Il est difficile de répondre à cette question car chaque pathologie requière une réflexion médicale dans le choix de l’examen à réaliser. De manière simple, le scanner est essentiellement utilisé pour des examens du thorax, de l’abdomen et pour tout ce qui est osseux, comme la recherche de fractures. L’IRM est la machine de référence pour le système nerveux central et permet une meilleure étude des tendons, muscles et œdèmes dans les articulations.
Julia Pearl Community Manager de la Clinique Générale-Beaulieu
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