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Les médicaments contre l’incontinence urinaire
Les médicaments contre l'incontinence urinaire
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27 janvier 2009
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Sphère santé, 9 articles (Site internet)

Sphère santé

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Les médicaments contre l’incontinence urinaire

Les médicaments contre l'incontinence urinaire

L’incontinence urinaire par impériosité (en dehors de efforts) et l’incontinence urinaire mixte (associant incontinence d’effort et incontinence par impériosité) bénéficient de médicaments efficaces pour leur traitement. A ce jour, il n’existe aucun médicament en France pour traiter l’incontinence urinaire d’effort.

Comment fonctionne la vessie ?

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Les médicaments contre l’incontinence urinaire

Afin de comprendre le mode d’action des médicaments utilisés dans l’incontinence urinaire, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement de la vessie.

La contraction de la vessie est sous la dépendance de récepteurs, dénommés récepteurs muscariniques, contenus dans le muscle de la paroi vésicale. Lorsqu’une molécule dénommée acétylcholine est libérée par des neurones, et transmise à la vessie via le nerf parasympathique se fixe au niveau de ces récepteurs muscariniques la vessie se contracte et la miction a lieu .

Chez une personne ne souffrant pas d’incontinence urinaire, la molécule acétylcholine, est libérée de façon consciente lorsque l’envie d’uriner se fait ressentir ce qui entraine une miction contrôlée et consciente.
En revanche, chez une personne souffrant d’incontinence par impériosité, la molécule acétylcholine est libérée par le cerveau sans contrôle conscient et volontaire ce qui entraine des fuites urinaires incontrôlées.

Les anticholinergiques

Les anticholinergiques sont la classe médicamenteuse la plus prescrite dans le traitement de l’incontinence urinaire.

Le rôle des anticholinergiques est de bloquer les récepteurs muscariniques de la vessie dans le but de diminuer la possibilité de la vessie à se contracter. Les anticholinergiques se fixant au niveau des récepteurs muscariniques empêche ainsi la molécule acétylcholine de provoquer des contractions fréquentes et incontrôlées de la vessie. La vessie se contractant moins, la fréquence et le volume des fuites urinaires diminuera de fait.

Les effets secondaires les plus courants des anticholinergiques sont la constipation, la sécheresse buccale (effet secondaire le plus fréquent qui amène souvent le patient à interrompre le traitement), les troubles de l’accommodation oculaire, les troubles gastro-intestinaux, des troubles de la conscience.

Il est à noter que, la fréquence de survenue des effets secondaires n’est pas la même pour tous les médicaments anticholinergiques, notamment en ce qui concerne la sécheresse buccale et les troubles de la conscience. Demandez conseil à votre médecin.

De nombreux anticholinergiques sont remboursés à hauteur de 35% par la sécurité sociale.

Les autres classes de médicaments contre l’incontinence urinaire

- Les psychotropes : ces médicaments utilisés principalement en psychiatrie peuvent avoir une indication dans le traitement de l’incontinence urinaire. Les anxiolytiques sont parfois utilisés dans le traitement de l’incontinence urinaire du fait de leurs propriétés myorelaxantes. Ils permettent de diminuer le stress chez les patients atteints d’incontinence urinaire.

- Les myorelaxants : ce type de médicament agit directement sur le muscle de la vessie grâce à son effet antispasmodique en favorisant sa relaxation. Néanmoins, les myorelaxants sont moins efficaces que les anticholinergiques et donc moins prescrits.

- Les antidépresseurs tricylique : cette classe de médicaments est prescrit depuis de nombreuses années. Ils disposent de propriétés anticholinergiques et de ce fait est parfois utilisée à petite dose dans le traitement de l’incontinence urinaire par impériosité.

- Les antidiurétiques : ils ont pour but de réduire la fréquence des mictions en réduisant les sécrétions d’urine mais ils ne sont pratiquement plus prescrit du fait de leurs effets secondaires.

Le traitement hormonal substitutif chez la femme ménopausée

La ménopause est un facteur aggravant de l’incontinence urinaire et notamment de l’incontinence urinaire d’effort. La baisse des hormones altère la trophicité des muscles et notamment des muscles du périnée. Au moment de la ménopause, le plancher pelvien et le sphincter se trouvent affaiblis ce qui engendre un risque d’incontinence.

Le traitement hormonal substitutif associe de l’oestrogène et de la progestérone qui permettent d’améliorer la trophicité musculaire du plancher pelvien et de renforcer le sphincter urétral afin de diminuer les fuites urinaires.

Incontinence urinaire: plus d'informations chez Sphère-Santé
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