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Le scandale du Distilbène
Le scandale du Distilbène
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5 juin 2008 | 1 commentaires
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Soph, 1 article (Rédacteur)

Soph

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Le scandale du Distilbène

Le scandale du Distilbène

Entre 1948 et 1971, le Distilbène, une hormone de synthèse, a été prescrite à des millions de femmes enceintes a travers le monde pour prévenir les fausses-couches. Les enfants issus de ces grossesses ont eu des malformations génitales entrainant stérilité et cancer. Tous les pays occidentaux indemnisent les jeunes femmes. Pas la France. Pourquoi ? De 1948 à 1977, en France, le Distilbène, cette hormone de synthèse devant prévenir les fausses-couches a été prescrit.

Une invraisemblable campagne de promotion a aidé le médicament à se répandre à travers l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Amérique Latine, le Moyen-Orient et l’Asie.

Hélas, le DES était inefficace. Une étude menée en double aveugle contre placebo portant sur 1 600 femmes et publiée en 1953 montra clairement que le DES ne réduisait pas le risque d’avortement, d’accouchement prématuré ou tardif.

Il s’est avéré que des millions de jeunes-femmes à travers le monde ont eu des malformations génitales (utérus en T, col typique d’imprégnation du DES,..) entraînant stérilité et cancers.

Sachant pertinemment que ces malformations n’ont jamais été observées ni avant ces prescriptions massives ni après, les laboratoires demandent à ces jeunes-femmes, maintenant âgées de 30 à 40 ans de fournir les ordonnances de leur mère. Chose impossible, sauf exception.

De fait, la Cour d’appel de Versailles a donné raison aux laboratoires (UCB Pharma et Novartis) au mois de novembre dernier, alors que dans tous les autres pays occidentaux,les filles "DES" ont été indemnisées.

Une procédure en cassation est en cours. Hélas, en attendant, les filles se doivent de rembourser des milliers et des milliers d’euros aux laboratoires. Une d’entre elle passe même en jugement vendredi prochain car une saisie sur ses biens vient d’être faite !

Ce qui est incroyable, c’est que les autres pays occidentaux reconnaissent le statut de victime des filles "DES" et les indemnisent à juste titre. Si seulement les pouvoirs publics français pouvaient réagir...

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Commentaires
7 votes
(IP:xxx.xx9.2.182) le 18 juin 2008 a 15H12
 (Visiteur)

Et dans les pharmacies , il est recopié sur un livre les médicaments dangereux ...ça n’a donc aucune valeur légale ? Ou bien, le pharmacien n’a -t-il pas le droit de le montrer à la justice ? Vous avez dit ’bizarre ’ ...pourtant, entre 1948 et 1977 ...tout était fait à la main ...enfin recopié à la main ! les livres sont tenus dix ans....alors, au bout de trente ans, ils ne sont pas tous jetés ....il faut aussi compter sur le fait que ce n’était pas toujours agréable d’écrire le nom du médecin, le nom du médicament le nombre de boite et le nom du patient avec un numéro spécial......il est des rangements étranges...au dessus d’un faux plafond...etc... qui n’essaie rien n’a rien.