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La désensibilisation
La désensibilisation
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21 mai 2008

La désensibilisation

La désensibilisation

La désensibilisation constitue à ce jour le seul traitement permettant de traiter l’allergie à son origine.

Autrefois largement basée sur l’expérience des médecins, cette thérapeutique est aujourd’hui parfaitement reconnue et codifiée par un consensus international sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Complémentaire de la prise en charge médicamenteuse des symptômes, elle est la seule méthode qui permet de modifier le cours naturel de la maladie allergique. Ainsi, elle permet d’éviter l’aggravation de l’allergie, telle que l’évolution d’une rhinite allergique en asthme ou une polysensibilisation (apparition d’allergies à l’encontre d’autres substances).

Son principe est simple : réduire la sensibilité de l’organisme à l’allergène, en modulant progressivement la réponse immunitaire vis-à-vis de ce dernier. Mais, seul un médecin spécialisé en allergologie est à même de prescrire cette immunothérapie qui est un traitement « sur mesure » et qui demande une connaissance parfaite de l’allergie et des allergènes.

Le traitement consiste à administrer une dose croissante d’allergènes, afin de rééduquer le système immunitaire. Il existe 2 types de désensibilisation :

- La voie sous-cutanée : on injecte de façon régulière à la personne allergique une dose de l’extrait d’allergène auquel elle est allergique ;

- La voie sublinguale : on dépose régulièrement sous la langue l’extrait de l’allergène.

Cette dernière (elle n’est pas possible pour tous les types d’allergènes) est aujourd’hui quasiment systématiquement utilisée pour les allergies aux pollens : l’administration se fait chez soi, le matin à jeun, par le dépôt de gouttes de solution d’allergène(s) - des comprimés devraient aussi bientôt voir le jour - directement sous la langue.

Ces prises d’allergènes se déroulent par étapes, sur 3 à 5 ans, mais les bénéfices se font sentir dès la première année. Une étude (PIVOT) a montrée qu’à 1 an les patients avaient une amélioration de leurs symptômes dans 37% des cas et prenaient moins de traitements dans 46%.


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