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LE PARCOURS DES MEDICAMENTS NON-UTILISES
LE PARCOURS DES MEDICAMENTS NON-UTILISES
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16 septembre 2008
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Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Roseline

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LE PARCOURS DES MEDICAMENTS NON-UTILISES

LE PARCOURS DES MEDICAMENTS NON-UTILISES

Les médecins et les pharmaciens vous rabâchent qu’il ne faut pas conserver les médicaments une fois l’ordonnance ou le traitement terminés.Alors que faut-il faire ?

Vous avez donc soit la possibilité de mettre vos médicaments à la poubelle, soit celle de vous rendre à votre pharmacie de quartier pour lui donner le reste de vos anciennes médications.

Cyclamed, le système français de récolte des médicaments non utilisés, a tenté d’instaurer une hygiène de vie aux français.

Il n’est pas très bon pour vous et votre famille de conserver des médicaments chez vous pour plusieurs raisons :

- Oublie du but du traitement

- Favorise l’absorption de produits qui peuvent se révéler dangereux par un enfant ou par une personne âgée

- Peut provoquer une erreur sur le dosage à prendre

Et, pour ce qui est de la poubelle, il faut impérativement que vous oubliez ce geste.

Les traitements sont des produits dangereux, voir même toxiques qui contaminent la nature, notre environnement (eaux, sols,…).

Le fait de réunir les médicaments et de les remettre à votre pharmacien « est un geste de solidarité publique, un geste pour l’environnement qui évite les rejets médicamenteux dans la nature (décharges, eaux souterraines), ainsi qu’un acte de santé publique pour une prévention des accidents domestiques », informe Cyclamed.

Les pharmaciens regroupaient donc l’ensemble de tous les médicaments restants et étaient le début de la chaine pour l’envoi de traitements aux actions humanitaires.

Seulement, le Journal Officiel du 19 août dernier a pour but de changer le système de récupération des médicaments non utilisés.

Il précise que « les bonnes pratiques et les normes sanitaires doivent être respectées en France ainsi que dans les pays destinataires » des médicaments.

Une opportunité de faire des changements sur le recyclage des médicaments non-utilisés (MNU).

Désormais, une fois que vous avez apporté les vôtres à votre pharmacien, s’il les accepte, car c’est une démarche volontaire et entièrement bénévole, celui-ci les transmet ensuite à un distributeur grossiste.

Ce dernier les transmet à l’association Cyclamed.

Cette dernière qui a vu le jour en 1992 grâce aux industriels de la pharmacie pour apporter une solution aux exigences du décret sur les déchets d’emballage, oblige les producteurs de garantir l’élimination des emballages qu’ils mettent sur le marché.

L’association réunit des laboratoires, des grossistes et des pharmaciens d’officine.

Cyclamed se charge donc du tri sélectif des MNU avec quinze ONG, agréées partenaires de l’association.

Les MNU sont distingués en fonction de l’état, de la date de péremption, des classes thérapeutiques,…

Une partie de ce tri va être estimée réutilisable et envoyée vers le « quart-monde français » grâce, par exemple, aux Médecins du Monde et vers les pays en voie de développement (PVD), grâce à des ONG, comme l’Ordre de Malte.

L’autre partie de ce tri est considérée comme inutilisable et est donc envoyée en incinérateurs spécifiques pour valorisation.

En effet, cela permet de créer une énergie récupérée sous forme de vapeur d’eau pour le chauffage ou l’électricité pour les éclairages.

Cyclamed déclare que les MNU « sont en très grande majorité, à 98 %, éliminés proprement et valorisés à des fins énergétiques pour éclairer et chauffer des logements ».

« La redistribution humanitaire ne concerne que 2 % des MNU ».

Grâce à cette chaîne, en 2007, 251 tonnes de MNU non-périmées ont été redistribuées à but humanitaire et 11 990 tonnes ont été mises dans les incinérateurs.

Le Journal Officiel permet de changer certaines choses.

Maintenant, votre pharmacien est obligé de récupérer les MNU restitués par leurs clients.

Il s’agit toujours d’un acte bénévole, mais le pharmacien ne peut plus refuser de les prendre.

Puis, début 2009, et même à partir du 1er janvier, tous les MNU collectés grâces aux pharmaciens et Cyclamed, seront utilisés pour la fabrication d’énergie dans 54 incinérateurs spécialisés.

Les ONG n’auront plus le droit de récupérer une partie des MNU pour les actions humanitaires.

En fait, il s’agirait d’un souci de sécurité sanitaire.

L’organisation Cyclamed a essuyé de nombreuses critiques.

En 2005, le résultat d’une étude de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) avait pointé du doigt les dérives de certains pharmaciens qui avaient remis en rayons des boîtes de MNU pour leur propre profit.

En plus, l’association Cyclamed était critiquée pour ne pas respecter de façon stricte les mesures nécessaires pour la conservation des médicaments et contribuerait à nourrir des circuits parallèles de revente à l’étranger.

L’ONG Pharmaciens sans frontière-Comité international est contre l’organisation Cyclamed depuis des années.

Leurs arguments sont que « leur qualité ne peut être garantie, explique l’ONG. Une boîte, même non ouverte, a pu être exposée en pleine chaleur, par exemple ».

D’ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déconseille la distribution les dons de médicaments aux pays du sud pour plusieurs raisons :

- Ils sont inadaptés aux besois des populations.

- Ils sont inconnus au personnel médical sur place.

- Ils permettent le développement du marché noir.

- …

En plus, les pays africains ont mis en place leur propre organisation et une liste de 300 molécules qui soignent 98 % des maladies.

Les dons faits par les pays du Nord perturbent les systèmes déjà mis en place.

Le Journal Officiel publie d’ailleurs que « les distributeurs en gros à vocation humanitaire » respectent les conditions d’attributions des donations conformes aux principes édités par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Pendant les pourparlers de la modification de l’organisation de l’association Cyclamed, le gouvernement s’était, par contre, engagé à approvisionner les ONG qui utilisaient les MNU pour les plus pauvres des français qui ne peuvent se permettre l’achat de médicaments.

Mais, à ce jour, rien n’est fait.

Les ONG concernées risquent donc de se trouver démunies pour soigner les français « exclus ».

Le ministre de la Santé a quand même précisé qu’étaient « en cours d’évaluation les modalités pratiques de financement des associations qui fournissent des médicaments aux populations démunies, trop désocialisées pour consulter un médecin ou rentrer dans une pharmacie, nonobstant le droit au bénéfice d’une protection (sécurité sociale, CMU, AME…) sociale.

Le ministère finit par assurer que « L’idée est de mettre en place une procédure d’approvisionnement au 1er janvier 2009 » (pour ces associations).

Donc, la nouvelle année va permettre un rafraichissement de l’organisation.

Espérons seulement que les personnes « exclues » actuellement de la société française trouvent leur compte dans tout ce nouveau système !

Sources : www.nouvelobs.com : DU BON USAGE DES MEDICAMENTS NON-UTILISES.

Roseline Buarotti
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Mots-clés :
Médicaments