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Médicaments : 140 000 hospitalisations pourraient être évitées
Médicaments : 140 000 hospitalisations pourraient être évitées
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22 octobre 2008 | 1 commentaires
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Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Roseline

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Médicaments : 140 000 hospitalisations pourraient être évitées

Médicaments : 140 000 hospitalisations pourraient être évitées

Selon l’AFFSAPS, les effets indésirables des médicaments et les interactions médicamenteuses provoquent environ 144 000 hospitalisations chaque année qui pourraient être évitées.

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3,6% des hospitalisations de court séjour est le résultat des effets indésirables liés à la prise de médicaments

Vous prenez un médicament qui vous rend malade. C’est un comble. Mais, c’est encore plus difficile à digérer quand cette prise de traitement, engendre une hospitalisation. Ce n’est pourtant pas une nouveauté. Il est vrai que les médicaments sont des produits au maniement délicat.

Seulement, ils engendrent des bénéfices et malheureusement des risques. Une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) démontre que 3,6% des hospitalisations de court séjour est le résultat des effets indésirables liés à la prise de médicaments. La principale raison de ces hospitalisations est la prise d’anticoagulants qui provoquent des hémorragies.

Ces chiffres sont à relativiser, car malgré une forte augmentation de la consommation de médicaments, le nombre des hospitalisations dues à leur prise reste constant.

Cette enquête, nommée EMIR (Effets indésirables des médicaments, Incidences et risques), a été effectuée en 2007 auprès de 2 692 patients présents dans le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance dans 63 services hospitaliers tirés au sort. La moyenne d’âge étudiée est de 52,3 ans.

Les 3.6% représentent 97 malades et 1 480 885 journées d’hôpital. Mais, ce pourcentage augmente jusqu’à 5,5 % chez les personnes de plus de 75 ans.

Une estimation permet de définir que, par projection, le nombre annuel d’hospitalisations dues à des effets indésirables de médicaments en France est de 143 915, soit environ 144 000.

Ce chiffre se décompose de la façon suivante :

=) 53 % des cas concernent des femmes

=) L’âge moyen est de 62 ans.

Nous remarquons donc que ces fameuses hospitalisations touchent des personnes plus âgées que les autres hospitalisations.

L’Afssaps indique : « 70 % des cas concernent des effets indésirables, et 30 % des interactions médicamenteuses, notamment avec des antalgiques et des antibiotiques ».

L’information la plus étonnante observée est que près de la moitié de ces hospitalisations pourraient être évitées, car certaines représentent des erreurs de manipulation, des professionnels de la santé comme des malades.

L’Afssaps a répertorié 167 médicaments plus particulièrement concernés.En tête de cette liste, nous pouvons retrouver les anticoagulantes antivitamines K (AVK) qui permettent de soigner des maladies cardiaques ou thromboses veineuses. A la suite, nous pouvons voir apparaître les diurétiques, puis les anticancéreux. Ces derniers sont très utilisés au cours d’hospitalisation, mais ils sont délicats à manier. A eux seuls, ils représentent plus de 12,3 % des cas d’effets indésirables menant à l’hospitalisation.

« Cela étant, il y a une stabilité des cas, a analysé Anne Costot, chef de service de l’évaluation et de surveillance des risques de l’Afssaps. Cela s’explique par une forte hausse des patients traités avec ces anticoagulants : quelques 900 000 patients, contre 500 000 il y a dix ans. Cela s’explique aussi par le vieillissement des patients traités ».

La question qui nous vient à l’esprit est : « Peut-on faire mieux ? ». Face à la stabilité d’un taux élevé de ces hospitalisations, plusieurs campagnes d’informations ont été mises en place. L’Afssaps a également décidé de distribuer une brochure dans toutes les pharmacies.

Une partie de ce problème est défini comme l’ensemble des effets indésirables directement liés à l’effet pharmaceutique résultant d’un maniement incorrect et porte le nom de "iatrogénie médicamenteuse".

En fait, l’Afssaps prend cette question au sérieux depuis un moment, car elle a mit en place un comité de la iatrogénie médicamenteuse qui a pour priorité de réduire l’incidence des accidents iatrogènes qui sont évitables.

Cette mise en place ainsi que les derniers évènements organisés répondent aux recommandations de la conférence nationale de la santé de juin 1998.

L’étude n’est donc pas seulement une constatation, mais une aide à la poursuite d’un combat quotidien qui permet de réduire les hospitalisations indésirables.

Chaque année, la iatrogénie représente environ 128 000 hospitalisations, avec un nombre de journées d’hospitalisation s’élevant à 1 146 000 et un coût estimé à 2,1 milliards de francs soit environ 0,3 milliards d’euros.

Le comité a mis l’accent sur trois axes de travail :

- L’examen de toutes les données de pharmacovigilance nationales et internationales

- La mise en œuvre de trois études épidémiologiques destinées à évaluer, grâce à des indicateurs, les écarts entre les pratiques et les recommandations et à suivre l’évolution de la iatrogénie des AVK, après la mise en place de mesures.

- La révision de l’information sur les antivitamines K ainsi que l’élaboration de recommandations.

Espérons que la mise en place de toutes ces actions permettra de poursuivre l’évolution positive des résultats déjà obtenus !

Roseline Buarotti
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par BradwEvans (IP:xxx.xx7.126.117) le 18 février 2013 a 16H44
BradwEvans (Visiteur)

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