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Antibiotiques encore trop systématiques à l’hopital ?
Antibiotiques encore trop systématiques à l'hopital ?
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19 juin 2008 | 3 commentaires
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Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Roseline

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Antibiotiques encore trop systématiques à l’hopital ?

Antibiotiques encore trop systématiques à l'hopital ?

Certains germes développent une résistance aux antibiotiques en raison d’une utilisation outrancière de ces médicaments. C’est un problème mondial qui se traduit de différentes façons selon les pays.

Nous sommes quand même les plus touchés. En France, depuis 5 ans, une campagne a été mise en place pour effectuer une sensibilisation sur le bon usage des antibiotiques.

Cette campagne a permis de réduire le nombre de prescriptions chez les médecins de ville de 17 %. Par contre, les hôpitaux ne se sentent pas concernés. Un patient sur 6 qui rentre à l’hôpital pour être hospitalisé consomme des antibiotiques.

Une étude a donc été faite en juin 2006, pour déterminer sur 2 300 hôpitaux, l’évolution qu’il y a eu depuis la dernière enquête de 2001. En 2001, 16,4 % des patients hospitalisés étaient sous antibiotiques et 16,7 % en 2006.

Il y a donc une légère augmentation surtout chez les personnes de plus de 65 ans qui représentent 17,5 % en 2006 alors qu’il n’y avait que 16,8 % patients concernés en 2001.

La seule note positive de l’étude, c’est la baisse de consommation d’antibiotiques chez les enfants. Pour ceux qui avaient moins de 1 an, le pourcentage a diminué de 11 à 9 %.Et, pour ceux qui avaient entre 1 an et 5 ans, ils sont passés de 38 à 35 %.

Vous devez savoir que nous avalons trois fois plus d’antibiotiques que les Suédois, les Norvégiens et les Hollandais, par exemple, pour faire un comparatif.

Les personnes qui ont réalisées cette enquête s’inquiètent de ce phénomène et alertent en invitant à conduire hâtivement des actions pour préserver l’avantage et l’efficacité des antibiotiques à l’hôpital.

Plusieurs choses restent à faire :

- Informer et sensibiliser les patients ou futurs patients

- Former de façon plus efficace les médecins hospitaliers

Il faut savoir, par exemple, que plusieurs cas importants, en Alsace et dans les Nord pas de Calais, se sont produits. Des épidémies ont été engendrées par cette surconsommation de certains antibiotiques (glycopeptides, le générique étant vancomycine, céphalosporines de 3ème génération, quinolones). Elles ont perduré pendant 6 mois, ont touché des centaines de personnes et fait une quinzaine de morts.

Franchement, pour avoir été hospitalisée pendant des mois dans différents établissements, je ne peux que confirmer ces propos. Il faut savoir dire non ! Personnellement, après avoir compris comment fonctionnait le milieu hospitalier, j’ai vite su refuser tout ce qui m’était inutile. Et, franchement, je ne regrette pas mes choix.

Cela ne coûte rien de demander à quoi servent tous les antibiotiques que vous prenez et de discuter avec l’infirmière et/ou le médecin de ce que vous pensez inutile pour votre cas personnel.

______________________________________

Source : Que Choisir, janvier 2007, Les hôpitaux trop gourmands

Roseline Buarotti
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Commentaires
3 votes
par mydinette (IP:xxx.xx8.78.70) le 19 juin 2008 a 22H35
mydinette (Visiteur)

ahhhh en voici un article fort interessant !!

et bien chere roseline , cette fois ci je ne me laisserai pas faire a l hosto !et d ailleurs j irais meme jusqu a leur demander les boites des medicaments !! non mééé ohhh !

bon pour la perf je leur laisse le soin de la metre ou pas hein ?!!

et les piqures ? on peut faire qqch contre les piqures !!!!

allez schuss et encore merci :)

bizzzzzzzzzzzzzz

3 votes
par Roseline (IP:xxx.xx5.203.130) le 19 juin 2008 a 23H57
Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Bonsoir mydinette,

Votre question est pertinente.

Vous pouvez toujours demander des explications sur ce que le corps médical vous injecte par perfusion ou par piqûre.

D’après mon expérience, il est beaucoup plus rare que les injections soient inutiles.

Maintenant, comme je le disais, il suffit de faire un point avec votre médecin pour vérifier le bien fondé de ces gestes médicaux.

Concernant les boîtes de médicaments, je ne suis pas certaine que les infirmières y aient accès, car c’est la pharmacie qui prépare leur chariot.

Mais, vous pouvez toujours demander.

Cela ne coûte rien et le service où vous allez être, travaille peut-être différemment.

Bon courage pour votre hospitalisation et merci pour vos compliments,

1 vote
par MJO (IP:xxx.xx9.74.131) le 29 juillet 2008 a 19H51
MJO (Visiteur)

En effet cet article est intéressant et les antibiotiques ont atteint leurs limites d’efficacité, heureusement que certaines molécules ne sont utilisées qu’en milieu hospitalier il n’y aurai plus rien pour traiter ces fameuses BMR (bactéries multi-résistantes). En ville ce sont plutôt les malades qui demandent pour une guérison plus rapide mais l’hôpital concentre les cas les plus graves et des personnes souvent affaiblies. On ne peut pas toujours éviter l’utilisation des antibiotiques pourtant cela représente un surcout pour l’établissement et les hôpitaux se sentent bien concernés, rassurez-vous... Les traitements antibiotiques prolongés et à forte dose entraînent un déséquilibre de la flore microbienne intestinale et l’apparition d’épidémies comme celles à Clostridium difficille. On peut aussi faire une infection avec ce type de germe aprés un traitement antibiotique tout en restant chez soi, c’est le cas d’une amie qui pour soigner une maladie de lyme (3 à 4 semaines d’antibiotiques sont nécessaires) a fait une belle dhiarrhée à clostridium difficile avec une mycose associée mais pour l’instant, il n’y a pas d’autre solution pour traiter cette maladie... Chacun a le droit de s’informer et de refuser un traitement qui lui semble inutile et vous avez bien raison de le signaler.