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Alzheimer : privilégier la médication ou l’humain ?
Alzheimer : privilégier la médication ou l'humain ?
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8 juillet 2008 | 9 commentaires
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Bisane, 7 articles (Rédacteur)

Bisane

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Alzheimer : privilégier la médication ou l’humain ?

Alzheimer : privilégier la médication ou l'humain ?

Plan Alzheimer : médicaments ou accompagnement ?

L’accompagnement des malades atteints de diverses maladies dégénératives liées à l’âge est une question complexe. Privilégiera-t-on celui-ci (et donc l’accompagnement humain), ou la simple prescription médicamenteuse, pour le plus grand bonheur des Firmes Pharmaceutiques ?

Le bon Alzheimer n’a bien sûr rien à voir là-dedans…
C’est le traitement de la maladie, à tous points de vue, qui est ici en cause…

Or hier je suis tombée sur cet article, écrit par un médecin, Conflit entre confrères, sur Alzheimer, où j’apprends ceci :
"en raison de ces lacunes méthodologiques et du peu d’efficacité clinique, on doit s’interroger sur les recommandations de prescription des anticholinestérases dans la maladie d’Alzheimer "
L’auteur insiste, et cite d’autres études, en soulignant que la HAS (Haute Autorité de Santé) préconise la prescription de ces médicaments… au motif que cette prescription favorise un suivi du patient !!!
C’est ma traduction de ses propos, mais je crois lui être assez fidèle.
Est-il donc indispensable de prescrire des médicaments coûteux, et aux effets indésirables avérés, voire délétères, pour assurer le suivi de ces patients ???

Non seulement c’est une recette de plus pour creuser le trou de la Sécu, mais cela semble hallucinant aux yeux de la simple humanité.
Monsieur, Madame, on vous prescrit des médicaments, donc on s’occupe de vous !
Quand l’on connaît la détresse profonde des personnes atteintes de cette maladie (ou équivalente), leur errance affective, leur(s) dérive(s) quotidienne(s), on se dédouane donc ainsi de leur réelle prise en charge, et d’un véritable accompagnement.

Découvert grâce à cet article celui, plus ancien, de Dominique Dupagne, fondateur de atoute.org, intitulé Journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer.
Cet impertinent médecin prétend qu’en captant les ressources financières disponibles, ces médicaments privent les malades de ce qui est réellement important pour eux : soutien aux familles, aides et aménagements à domicile, hébergements décents.
CQFD !

Qu’en est-il du plan Alzheimer, de ses financements pas très clairs, de ce volontarisme affiché qui ne change pas grand chose au quotidien des malades et de leurs proches ?
Il est bien sûr trop tôt pour répondre, mais Joël Ménard, dans son rapport remis à Nicolas Sarkozy, souligne quelques points importants (Rapport du Professeur Ménard au Président Nicolas Sarkozy) :
- La commission souhaite vivement la mise en place de programmes individualisés de réhabilitation cognitive et comprtementale, comme l’éducation thérapeutique du malade et de son entourage pour favoriser une meilleure phase de retour dans le milieu de vie

- s’il s’agit de soigner la maladie il importe tout autant de savoir prendre soin du malade, non seulement dans le diagnostic ou la thérapeutique, mais aussi dans la vie courante, à domicile ou en établissement.

- Il s’agit donc là d’une perspective centrale, permettant de résolument construire un parcours de prise en charge correspondant à la fois au cas de chaque malade et à la situation de chaque famille.

Essaiera-t-on vraiment de mettre en place des accompagnements adaptés ?
Ou privilégiera-t-on, une nouvelle fois, la médication “facile” ? Servant par là-même les seules industries pharmaceutiques
Nul doute que le vieillissement de la population, qui n’en déplaise à Valérie Pécresse n’est pas un fléau mais une réalité, demandera des adaptations de notre système de soins, et de l’accompagnement des malades.
Aura-t-on le courage de poser le problème, et de réfléchir aux moyens humains et financiers ?
Se donnera-t-on les moyens d’accompagner véritablement cette maladie, qui demande des dispositifs originaux et adaptés, mais pas forcément si coûteux ?
Car le coût final, et la mise en établissement, qui pourrait dans certains cas être évitée, risque d’être beaucoup plus élevé si l’on s’évite cette réflexion... et cet investissement !

Lire aussi :
Médicaments de la maladie d’Alzheimer : réévaluation à la baisse de l’amélioration du service rendu - revue Prescrire

Quelques pistes :
¤ Plan Alzheimer : des financements bien obscurs !
¤ Le Lobbying des Firmes Pharmaceutiques
¤ Un système de santé viable ?

article d’origine : Alzheimer n’oublie pas les Industries Pharmaceutiques

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Commentaires
2 votes
par le Furtif (IP:xxx.xx1.100.226) le 8 juillet 2008 a 11H58
le Furtif (Visiteur)

S’il advenait...Que l’on soit charitable et qu’on me retire de la circulation . Catégoriquement. Merci pour la vie et l’amour. Au revoir à tous vous étiez bien.

Le Furtif

1 vote
par le Furtif (IP:xxx.xx1.100.226) le 8 juillet 2008 a 14H39
le Furtif (Visiteur)

:-(( :-(( :-(( :-(( :-(( la bécane refuse d’afficher les commentaires

:-(( :-(( :-(( :-(( :-((

5 votes
(IP:xxx.xx3.252.159) le 9 juillet 2008 a 08H48
 (Visiteur)

Et si l’on prenait en compte les découvertes de nos appareils modernes tels que scanner et IRM.... On constate qu’un Homme donne toute satisfaction à sa hiérarchie et à sa famille dont ses DEUX enfants....il est nommé ’" hydrocéphale"’ je crois. Façon de nous dire par un mot savant, circulez, il n’y a rien à voir ! Pour moi, il a un petit cerveau gros comme une noix et de l’eau dans son crane, c’est ce que j’ai compris.

Ce fait montre que nos savants et professeurs de médecine auraient un effort à faire pour admettre qu’ils sont passés à coté de quelque chose pour comprendre ’le cerveau’. Peut être même de quelque chose de primordial comme viennent nous le souffler, avec beaucoup de compassion et de patience, nos futurs maîtres à penser si nous n’y prenons garde. Si les traitements d’accuponcture peuvent être efficaces sur certains troubles et dans l’anesthésie et que cette preuve nous a déjà amené à un grand progrès sur la compréhension trop partielle de la maîtrise de la douleur, il y a certainement comme ils nous le disent un autre pas à faire...la prise en compte d’un corps éthérique qui sous tendrait selon eux notre corps physique dense . Ce corps éthérique serait l’interface entre notre corps physique dense et des corps supérieurs dont notre bas-mental constitué de nos désirs et émotions et surtout de notre affectivité + plus de notre mental concret qui nous améne à notre personnalité + plus d’un mental supérieur.

Peut être que cela pourrait être une porte d’entrée pour l’amélioration de l’approche des soins des pauvres personnes atteintes de maladies atteignant leur cerveau MAIS,... mais de façon plus ou moins longue, c’est à dire que parfois, ils arrivent à comprendre qu’ils sont psychiquement malades et donc que leur présence pèse sur la Vie de leurs proches...une horreur !

2 votes
par Emma Plaf (IP:xxx.xx5.18.62) le 10 juillet 2008 a 22H06
Emma Plaf (Visiteur)

Cet article interpelle. Qu’en disent les associations d’usagers ?

Sont-elles favorables au maintient de médicaments dans la catégorie "service médical rendu : important", alors même que les études ne prouvent pas grand chose ?

Sont-elle d’accord avec le fait qu’il vaut mieux continuer à prescrire (à rembourser) certains médicaments, en raison "de la gravité de la maladie [...] et du possible rôle structurant du médicament dans la prise en charge globale de la maladie"

Ont-elles un autre point de vue ?

Sont-elles présentes auprès des pouvoir public pour faire entendre leurs points de vue ? (à la HAS, en particulier)

Source précise HAS http://www.has-sante.fr/portail/upl...

2 votes
par Bisane (IP:xxx.xx2.238.86) le 12 juillet 2008 a 07H28
Bisane, 7 articles (Rédacteur)

Je ne crois pas que les associations de malades soient consultées par l’HAS, qui semble être une instance très administrativo-technocratique !

1 vote
(IP:xxx.xx5.136.121) le 12 juillet 2008 a 10H28
 (Visiteur)

@ Emma Plaf : Mais....l’avis change avec tous ces problèmes qui évoluent. Je crois en premier : chercher un remède...puis, des remèdes possibles...puis de l’aide...j’ai compris que ces malades sont ’coupés’ de notre monde. Alors, actuellemnnt, je voudrais savoir l’avis de psy. : peut-on être coupé de notre mental supérieur ? est-ce bien lui (ou bien est-ce que ça passe par lui)qui nous donne notre volonté de vivre ? accompagnée souvent d’impressions de bien être ou autres impressions de tous les jours.

1 vote
(IP:xxx.xx5.136.121) le 12 juillet 2008 a 10H56
 (Visiteur)

Je viens de parcourir votre article’HAS’. Il indique une réussite de 30% donc un effet placébo en gros. Les familles prennent en charge à 60% , c’est à dire qu’elles se démolissent souvent pour conserver leur malade. Mais, le voisinage= ? ...C’est dans de telles situations que l’on comprend l’horreur de l’instauration des 35 heures sur les 168 heures de la semaine...il faut donc droguer les malades pour les faire dormir...ce qui n’est pas indiqué dans votre article ’has’ sinon...la nuit , que peut faire ou ’inventer’ un tel malade ? Avec les vacances et congés il faudrait au moins : 168 : 35 = 4,8 personnes donc cinq personnes rien que pour garder un malade en survie. PLUS des remplaçants pour les congés et vacances et jours de maladies . Quel traitement ont les malades des grandes cliniques ? aux usa et ailleurs ...et en Chine ?, en Inde ?, et nos ’amis’en Suisse et surtout en Belgique qui nous aident tant pour d’autres personnes atteintes de troubles nommés ’troubles mentaux’ ? Il me parait singulier que nos administratifs réagissent encore comme si nous étions comme avant 1980, les premiers au monde en invention de médicaments et en fabrication de médicaments...notre place a bien reculée, je crois malgré nos deux blocs de laboratoires privés et très performants (labo.de Monsieur Pierre Fabre et de Monsieur Servier). Peut être serions nous mieux pris en charge dans nos maladies avec un autre mode de décision ?

0 vote
par Bisane (IP:xxx.xx2.238.86) le 13 juillet 2008 a 07H06
Bisane, 7 articles (Rédacteur)

@ IP xxx.x5.136.121 :

Je ne vois pas très bien ce que viennent faire les 35h là-dedans... Elles ont bon avoir bon dos, elles ne peuvent pas, pour autant, être responsables de tous nos maux ! On pourrait même penser qu’elles contribuent à la prévention, en tant que favorisant une meilleure qualité de vie...

Par ailleurs, les médicaments dont il est question dans l’article ne sont pas des "drogues", au sens où vous semblez l’entendre : ils n’assomment pas, n’endorment pas, n’abrutissent pas... ce n’est donc pas sous ce prétexte qu’ils sont prescrits.

0 vote
(IP:xxx.xx5.166.147) le 22 juillet 2008 a 09H23
 (Visiteur)

Bonjour Madame, les 35 heures ont démobilisées de nombreux êtres qui ne suivent qu’avec difficultés le nouveau rythme de travail imposé . Je préfère travailler tous les jours et dix heures à mon rythme que ces 35 heures ! VOILA, il en faut pour tous les gouts certainement. Pour les drogues...quand on arrive le matin,...si les alités ne sont pas "embrumés" ???Il faut trouver le terme médical utilisé,( comme peut être "encore soumises à l’effet sédatif ?").... je pense donc que c’est peut être avec un verre d’eau mais ..je suis certain qu’il y a des comprimés qui vont avec et dont personne ne parlent...par HONTE.

Par contre, quand le cerveau est déjà atteint et que l’on ajoute ces drogues anticerveau puisque pro endormisante...que peut donner tout cela, sinon qu’une aggravation ?