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L’inule des montagnes (arnica de Provence) : Une alternative à l’arnica des montagnes ?

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L’inule des montagnes (Inula montana L.) fleurit vers la fin du mois de mai, en juin et en juillet sur certains coteaux calcaires des Alpilles et du Luberon. Une pilosité blanche la recouvre ce qui permet de ne pas se tromper quant à son identification. Ses capitules jaunes rappellent de prime abord une autre plante très connue pour ses bienfaits en phytothérapie, l’arnica des montagnes (Arnica montana L.). Aussi, si on recherche l’utilisation éventuelle de cette plante par les anciens dans le sud-est de la France, on n’est pas étonné de retrouver son surnom d’arnica de Provence.

 

Il semblait intéressant de faire un résumé de ses composants identifiés pour conforter l’origine de son surnom, alors que l’arnica des montagnes n’a été reconnue pour ses vertus apaisantes et cicatrisantes qu’à partir de la fin du Moyen-âge en Europe, les investigations ultérieures confirmant bien son activité. De plus, l’arnica des montagnes est une plante menacée et difficilement cultivable.

L’inule des montagnes fait partie de la même famille que l’arnica des montagnes, les astéracées. Sa présence n’est pas uniquement recensée en Provence ou dans le sud-est de la France.

L’arnica des montagnes contient des huiles essentielles, du thymol, des lactones sesquiterpéniques et des flavonoïdes. Ces molécules végétales agissent donc contre l’inflammation par leur capacité à inhiber la production de prostaglandines. Qu’en est-il de la composition de l’inule des montagnes, l’arnica de Provence ?

Les principaux composants isolés actuellement sont des lactones sesquiterpéniques qui semblent être présents aussi dans cette famille d’astéracées comme dans l’arnica des montagnes.

Les profils phytochimiques d’Inula montana sont en cours d’identification à Avignon en comparaison à ceux d’Arnica montana déjà connus. La recherche se focalise sur la plante dans le Luberon mais permettra de centraliser les résultats pour cette même plante dans toute la région.

La recherche en phytochimie des plantes observées dans la nature et recensées grâce à des moyens très performants comme par exemple Tela Botanica devrait permettre de relier l’usage ancestral des plantes à leur efficacité en thérapeutique tout en évitant les effets secondaires comme par exemple la photosensibilisation et les dermites de contact, les lactones sesquiterpéniques étant les allergènes sensibilisants.

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