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Principaux troubles du sommeil

 Réseau Morphée, 84 articles (Association)

Réseau Morphée

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Principaux troubles du sommeil

Principaux troubles du sommeil

Il existe six grandes familles de troubles liés au sommeil, dont voici les principaux symptômes évocateurs.

1. L’insomnie 

C’est le trouble du sommeil le plus fréquent. L’insomnie concernerait 20 % des français, et l’insomnie sévère, 10%[1].
 

Principaux Symptômes

L’insomnie, est la difficulté à trouver le sommeil. Elle peut se traduire par :
- Des difficultés à s’endormir
- Des réveils nocturnes avec difficultés voire incapacité à se rendormir
- Un réveil matinal trop précoce
- Ou la sensation globale d’un sommeil de mauvaise qualité
Elle est nécessairement associée dans la journée, à une sensation de fatigue, de somnolence, comme si le sommeil n’avait pas été récupérateur. Des conséquences comme les troubles de l’attention, mauvaise humeur, irritabilité vont souvent de paire avec l’insomnie.
La plupart des gens expérimentent l’insomnie de façon ponctuelle, cependant pour évoquer une « insomnie chronique », les troubles doivent être présents depuis environ 3 mois et à une fréquence régulière – 3 fois par semaine.
Il ne faut pas confondre un insomniaque et un petit dormeur. Dans ce dernier cas, la personne a besoin de dormir peu et ne se sent pas fatiguée malgré une courte nuit. Toutefois, cette particularité ne concerne que 10 % de la population et est souvent familiale.
 

Causes possibles de l’Insomnie

L’insomnie est d’abord un symptôme, pas une maladie. Pour cette raison, il est important d’en déterminer les causes.
  • Dans la moitié des cas, l’insomnie est due à des facteurs psychologiques comme le stress et l’anxiété ou la dépression. La personne ressasse ses problèmes personnels au moment du coucher et n’arrive pas à se relaxer ou bien se réveille trop tôt en seconde partie de nuit. L’insomnie est souvent un des premiers signes de dépression – dans ce cas elle se traduit par des réveils précoces, en milieu ou fin de nuit.
  • L’insomnie peut avoir une cause organique, et être associée à une maladie, comme un syndrome d’apnée du sommeil ou syndrome des jambes sans repos. Les douleurs, reflux gastro-œsophagiens, troubles de la thyroïde ou asthme peuvent également provoquer des difficultés d’endormissement.
  • Certains facteurs environnementaux comme le bruit, des activités excitantes le soir, des horaires décalés, etc. peuvent enfin être à l’origine de l’insomnie.
 
Lorsque l’insomnie n’est pas prise en charge correctement, elle peut devenir une maladie. Alors que la cause a disparu (un événement source de stress), le phénomène s’auto-entretient, principalement par la peur de ne pas dormir. On parle alors d’insomnie primaire ou psychophysiologique.
 
 

2. La somnolence diurne excessive

 
On évoque une somnolence excessive lorsque l’envie de dormir est forte voire irrépressible et intervient à des moments inappropriés pendant la journée – lors d’une réunion, d’un spectacle, ou en voiture.
 
5 à 10 % de la population française serait ainsi touchée par des accès de somnolence[2]. La somnolence excessive est à associer à un tiers des accidents mortels sur les autoroutes, c’est donc un trouble à ne pas négliger.
 

Principaux Symptômes

Une somnolence diurne excessive peut s’associer à des troubles du sommeil et de la vigilance variés :
  • Un sommeil de nuit très profond avec un réveil difficile malgré une bonne nuit de sommeil.
  • La sensation d’être mal réveillé la plupart du temps avec des troubles de l’attention et de la concentration.
  • Des accès de sommeil involontaires le jour y compris dans des situations indésirables.
  • L’obligation de faire une sieste une ou plusieurs fois dans la journée, sans que celle-ci apporte un réel soulagement à la fatigue.
 

Causes possible d’une somnolence diurne excessive

Tout comme l’insomnie, la somnolence diurne excessive est un symptôme.
  • La cause la plus fréquente est tout simplement liée à une carence de sommeil. D’après une récente étude de l’INSV[3], un tiers des français ne dorment que 6 heures par nuit, alors qu’il en faudrait 7 au minimum, à part chez les très courts dormeurs qui ne représentent que 3% de la population.
  • La somnolence excessive peut également cacher une pathologie du sommeil, le plus souvent le syndrome d'apnées du sommeil, la narcolepsie, ou le syndrome des mouvements périodiques. Ces pathologies sont détaillées dans la suite du cahier pratique.
  • Mais elle est aussi souvent liée à la dépression, qui est encore malheureusement une maladie sous-diagnostiquée.
 
 

3. Les troubles respiratoires pendant le sommeil : Apnées du sommeil et ronflements

On estime que 2 à 4 % de la population souffrirait du Syndrome d’Apnées du Sommeil (SAS) soit environ 3 millions de personnes. Le Syndrome d’Apnées du Sommeil se traduit par des arrêts réguliers de la respiration au cours de la nuit. On parle de pathologie, lorsque ces apnées interviennent plus de 10 fois au cours d’une heure de sommeil et pendant au moins 10 secondes d’affilées. Le plus souvent, le malade n’a pas conscience de ces apnées et c’est le partenaire qui perçoit en premier ces troubles.
 

Principaux symptômes du SAS

  • Des ronflements bruyants au cours de la nuit constituent souvent un signe précurseur associé au Syndrome d’Apnée du Sommeil. Cela peut se traduire également par la sensation d’étouffer, un sommeil agité, des réveils récurrents dans la nuit pour uriner, et des sueurs nocturnes.
  • Au réveil, des maux de têtes récurrents / céphalées peuvent être un signe de SAS.
  • Dans la journée, une fatigue constante, la sensation d’un sommeil non récupérateur, avec des endormissements involontaires, d’où un handicap pour la vie quotidienne. Le SAS provoque de nombreux micro-réveils qui dégradent la qualité du sommeil et baisse le taux d’oxygène dans le sang, sans que le malade en ait conscience.
 

Causes du SAS

L’apnée du sommeil est provoquée par une obstruction des voies respiratoires supérieures au niveau du pharynx. L’arrière de la gorge peut se rétrécir au cours de la vie, le plus souvent à cause d’une surcharge pondérale – les muscles ne dilatent plus suffisamment le pharynx.
 
Les personnes les plus à risque de développer un SAS sont celles en surpoids ou ayant une morphologie particulière (menton en arrière, visage étroit et mince), mais également les diabétiques, et les personnes souffrant d’hypertension. Le SAS touche plus particulièrement les hommes, et les femmes après la ménopause.
 

Avis de l’expert : « Quand faut-il s’inquiéter des ronflements de son conjoint ? »

Docteur Sylvie Royan-Parola  : « Le ronflement est fréquent. Il touche plus de 50% des hommes de plus de 50 ans. Pour autant ce n’est pas une maladie. Il faut s’inquiéter quand la respiration est irrégulière, avec des arrêts respiratoires et des reprises bruyantes, mais aussi quand on constate que le ronfleur est fatigué dans la journée, ou qu’il s’endort très facilement sans s’en rendre compte, dans un fauteuil, en parlant, au volant… »
 
 

4. Narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique

  • Narcolepsie

La narcolepsie, appelée aussi maladie de Gelineau, est une pathologie du sommeil méconnue qui toucherait 4 personnes sur 1000. C’est une maladie rare très mal diagnostiquée : on estime que 4 malades sur 5 ignorent en souffrir[4]. Ce trouble du sommeil apparaît généralement à l’adolescence et peut être très invalidant, empêchant les malades de vivre normalement. La narcolepsie se traduit principalement par des endormissements incontrôlables plusieurs fois par jour, et de façon plus impressionnante par des pertes subites de tonus musculaire, partielles ou totales, pouvant provoquer la chute du malade.
 
 

Principaux symptômes de la Narcolepsie

  • Une somnolence perpétuelle et/ou des accès de sommeil irrésistibles plusieurs fois par jour. C’est en général le premier signe à apparaître. Le sommeil de nuit est souvent de mauvaise qualité, ponctué par de nombreux réveils.
  • Des attaques de cataplexie, brusque relâchement du tonus musculaire provoquant une paralysie partielle (mâchoire, membres supérieurs) ou totale du corps. Ces crises sont déclenchées par des émotions (fou rire, peur, colère…) et peuvent être impressionnantes pour les autres. La personne est consciente mais ne peut plus bouger tout ou partie de son corps.
  • D’autres symptômes « accessoires » comme des paralysies du sommeil (incapacité de bouger alors que le sujet est éveillé) et des hallucinations « hypnagogiques » (ce sont des rêves qui surviennent alors que la personne ne dort pas) peuvent survenir au réveil ou lors de l’endormissement chez les narcoleptique.
 
 

Causes de la Narcolepsie

Chez les narcoleptiques, la concentration en hypocrétine, protéine permettant la régulation des états de veille du cerveau, est insuffisante. Elle serait détruite par une réaction immunitaire non adaptée de l’organisme. Ce dysfonctionnement pourrait être lié à une prédisposition génétique, mais la présente des antigènes HLA-DR2 et DQ1 impliqué chez la plupart des narcoleptique, ne suffit pas pour être atteint de la maladie. Pour la moitié des malades, d’autres facteurs de déclenchement dépendant de l’environnement, entrent en ligne de compte comme la survenue d’un traumatisme crânien, d’une maladie infectieuse, un stress psychologique…
 
  • L’hypersomnie idiopathique

Encore plus rare que la narcolepsie, l’hypersomnie idiopathique, est une pathologie pas moins invalidante, qui se traduit par une somnolence diurne quasi-perpétuelle. Les siestes ne permettent pas de récupération de la vigilance. A la différence de la narcolepsie, les malades n’ont pas d’attaques de cataplexie et rarement des paralysies du sommeil. Par ailleurs, l’hypersomniaque aura tendance à avoir des longues nuits de sommeil mais le réveil sera particulièrement difficile (ivresse de sommeil) et lent pour le malade.
 
 

5. Syndrome des jambes sans repos ou et les mouvements involontaires

 

Le syndrome des jambes sans repos est un trouble fréquent puisqu’il toucherait 8.5 % des individus. Celui se caractérise par deux principaux symptômes, le plus souvent associés, mais pas toujours :
 
  • Des impatiences : sensations désagréables, inconfort au niveau des jambes (picotements, fourmillements,…) donnant un besoin impérieux de bouger. Cette gêne apparaît lorsqu’on est au repos, et donc au moment du coucher mais aussi parfois dans la journée (en soirée surtout) après un moment d’immobilité prolongé. Le fait de marcher ou de s’étirer soulage en général ces symptômes. On parle alors de « syndrome d’impatience des membres inférieurs »
  • Des mouvements périodiques et involontaires des jambes surviennent pendant la nuit. Le malade n’en a pas toujours conscience, et c’est souvent le conjoint qui les signale, mais il éprouve des difficultés d’endormissement ou se plaint d’un mauvais sommeil. Ces secousses vont en effet venir fragmenter le sommeil et provoquer des micro-réveils. 
On attribue à tort, le syndrome des jambes sans repos à une mauvaise circulation du sang. En réalité, les mécanismes ne sont pas complètement identifiés dans la plupart des cas, mais la dopamine, un neuromédiateur secrété par le cerveau, est fortement impliquée dans la genèse de ce syndrome. Il y aurait une hyperexcitabilité, un défaut de mise au repos du système nerveux. Une composante génétique joue également un rôle dans le développement de la maladie, et les femmes sont plus touchées que les hommes. Enfin, il y a parfois des causes dites secondaires, ainsi la grossesse est un moment à risque, ou bien il y a des maladies comme le diabète, un déficit en fer, des effets secondaires de médicaments (antidépresseurs, neuroleptiques…).
 

 

6. Le sommeil décalé ou le déphasage

Lorsque le sommeil reste normal mais qu’il est décalé par rapport aux horaires habituels, on évoque un trouble du rythme circadien, avec un décalage de l’horloge biologique qui commande notre rythme veille/sommeil sur 24h.
 
Il peut s’agir :
  • D’un syndrome de retard de phase qui toucherait 10 à 15 % des adolescents et jeunes adultes. Souvent qualifiée de « noctambule » ou « du soir », la personne en retard de phase éprouve le besoin de s’endormir très tard le soir – (vers 1 ou 2 h du matin), d’où des difficultés pour se réveiller le matin. Les contraintes d’horaires de travail poussent souvent ces individus à accumuler des dettes de sommeil, et à dormir tard les jours de repos, accentuant encore le décalage et provoquant fatigue, irritabilité, pertes de performances, etc.
  • D’un syndrome d’avance de phase : en général il s’agit plutôt de personnes âgées. L’envie de dormir apparaît trop tôt – vers 20h-, et donc la personne se réveille dès 4 ou 5 h du matin.
 

Causes du déphasage

Le déphasage s’explique par un décalage de la sécrétion de mélatonine, l’hormone qui commande les rythmes du sommeil. Pour le retard de phase, outre la tendance à être couche-tard/ lève tard, les facteurs comportementaux (exposition à la lumière, habitudes de vie…), le manque de contraintes, sont souvent à l’origine du dérèglement de l’horloge biologique. Ce trouble est également souvent associé à une dépression.
 
 

7.Les parasomnies 

Ce sont des éveils partiels traduisant une transition de l’état de conscience au cours du sommeil, qui peuvent provoquer des phénomènes divers comme le somnambulisme, les terreurs nocturnes, l'éveil confusionnel, la somniloquie (parler en dormant), des cauchemars, les troubles du comportement du sommeil paradoxal et la paralysie du sommeil. 
 
Contrairement aux autres troubles du sommeil, les parasomnies n’altèrent ni la qualité ni la quantité de sommeil. Elles sont fréquentes chez les enfants et disparaissent à l’âge adulte, à l’exception des troubles du comportement du sommeil paradoxal qui eux sont liés au vieillissement et touchent les personnes de plus de cinquante ans.



 

SOURCES

Commentaires
3 votes
par amelie (IP:xxx.xx6.73.216) le 7 mai 2012 a 17H24
amelie (Visiteur)

Très bon article, à la fois riche en renseignements et parfait. Je vous incite de rediger toujours Pareil. jovialement.

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bonus fdj

1 vote
par william (IP:xxx.xx3.177.118) le 29 septembre 2012 a 02H09
william (Visiteur)

Bonjour, en regardant le blog, je voulais vous féliciter pour la facilité et la clarté du blog. Cordialement.

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