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Quels sont les traitements des troubles bipolaires ?

France Dépression, 5 articles (Rédacteur)

France Dépression

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Quels sont les traitements des troubles bipolaires ?

Quels sont les traitements des troubles bipolaires ?
Au cours de la prise en charge thérapeutique, il est essentiel d’identifier précocement les accès afin d’en réduire les séquelles. Un traitement préventif (ou « prophylactique ») est préconisé au plus tard à partir du troisième accès. L’existence d’un premier épisode maniaque sévère à l’origine de retentissements dommageables sur le plan social ou professionnel peut faire discuter un traitement préventif plus précoce.
 
Qu’il s’agisse d’un premier épisode ou non, face à un accès maniaque, la règle est d’hospitaliser en milieu spécialisé, afin de protéger le sujet de toutes conduites dommageables, ce d’autant que l’effet thérapeutique nécessite plusieurs jours.
 
Le traitement curatif (en aigu) de l’épisode maniaque consiste en l’administration d’un anti-psychotique (neuroleptique) qui peut être associé à la mise en route d’un traitement régulateur de l’humeur.
 
Une rechute maniaque ou dépressive sous ces médicaments est souvent secondaire à une mauvaise observance du traitement.
 
Le traitement curatif d’une rechute dépressive au cours de l’évolution des troubles bipolaires est constitué par l’adjonction d’un traitement antidépresseur au traitement en cours. Ce traitement doit être surveillé étroitement afin d’éviter tout risque de « virage maniaque ».
 
En dehors d’un épisode aigu et au-delà du bénéfice induit par la chimiothérapie, la prise en charge thérapeutique doit être renfoncée par différentes stratégies psychothérapiques afin de permettre un travail psychologique du sujet sur sa maladie.
 
Enfin, une étape fondamentale de la prise en charge thérapeutique impose l’établissement d’une alliance thérapeutique entre le patient et son médecin. Cette alliance passe nécessairement par l’information du sujet et de son entourage sur la maladie et sur les traitements préconisés, au même titre que d’autres maladies chroniques comme le diabète. Des associations de patients dépressifs et bipolaires ont pour principaux objectifs d’informer et de soutenir les personnes confrontées ainsi que de susciter la compréhension du grand public.
 

Les médicaments sont-ils dangereux ?

 
Il faut combattre les idées reçues sur les psychotropes, trop souvent encore assimilés à des drogues. Certains médicaments, qui ont transformé l’existence d’un grand nombre de personnes souffrant de troubles de l’humeur, nécessitent des précautions d’emploi qui doivent être bien connues des utilisateurs. La possibilité de troubles dans le cadre d’un arrêt intempestif (et en dehors de toute accoutumance) doit être connue du patient qui pourrait un jour décider impulsivement d’arrêter le traitement. Les effets indésirables peuvent être le plus souvent évités si le patient, son entourage et le médecin coopèrent étroitement tout au long du traitement afin d’obtenir, avec un minimum d’effets secondaires ou de risques, une efficacité optimale des médicaments. Le patient et le prescripteur sont, de fait, conjointement responsables d’une utilisation efficace et sécurisée de tout médicament psychotrope.
 

Quelle est l’évolution des troubles bipolaires en dehors de tout traitement ?

 
Une aggravation des troubles peut survenir avec l’âge, en dehors d’un traitement préventif : les accès sont de plus en plus sévères et nombreux, avec des intervalles libres de plus en plus courts.
 
La vie de ces sujets peut apparaître chaotique.
 
Le pronostic de la maladie bipolaire a beaucoup évolué durant ces quarante dernières années du fait des découvertes dans le domaine de la pharmacologie.
 
Malheureusement, elle reste encore méconnue et son évolution en dehors d’un traitement préventif peut être dévastatrice tant sur le plan individuel que familial ou social.
 
La mortalité des personnes ayant des troubles bipolaires est jusqu’à trois fois plus importante que celle de la population générale, du fait des conduites à risque lors d’un épisode maniaque. Or, après plus de deux ans de lithiothérapie (délai souvent nécessaire pour l’obtention d’une efficacité préventive à l’égard des rechutes), elle devient égale voire inférieure à celle de la population générale.
 
Pour en savoir plus : http://www.france-depression.org/
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