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Les allergies cutanées

Asthme & Allergies, 23 articles (Association)

Asthme & Allergies

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Les allergies cutanées

Les allergies cutanées

Les eczémas de l'adulte

 
 
Il existe 2 formes d’eczéma
 

La dermatite atopique (eczéma atopique)

Alors que la grande majorité des manifestations cliniques liées à la dermatite atopique (ou eczéma atopique) vont disparaître dans les premières années de vie, environ 30% des patients présenteront encore des signes à l’âge adulte. Tout comme l’asthme, il existe donc une grande diversité d’évolution et d’intensité des poussées d’eczéma.
 
Classiquement, l’eczéma atopique s’améliore très nettement vers l’âge de 4 à 5 ans, laissant place uniquement à une sécheresse cutanée résiduelle. Des récidives peuvent cependant s’observer vers l’âge de 15-25 ans, mais de façon étonnante, l’eczéma va se localiser sur des zones différentes de celles connues chez l’enfant ou le nourrisson.
 
En effet, il est fréquent d’observer chez l’adulte des lésions d’eczéma au niveau des mains et des pieds que l’on appelle dyshidrose. Les plis des coudes et des genoux sont également fréquemment atteints. Mais la localisation la plus fréquente est le visage et le cou avec un aspect très rouge. Les démangeaisons sont intenses et l’impact psychologique de cette forme n’est pas négligeable car très affichante.
 
Tout comme chez le nourrisson, l’eczéma de l’adulte va évoluer par poussées sur quelques années avec des hauts et des bas, aggravé par les températures extrêmes, la transpiration, les contacts irritants comme la laine et les détergents (produits ménagers mais également utilisation intempestive de produits d’hygiène comme les savons). Le stress est également un facteur aggravant, ce qui fait dire, à tort, à l’entourage du patient qu’il s’agit d’une maladie psychologique alors que, rappelons-le l’eczéma atopique, est lié à une maladie génétique.

 

L'eczéma de contact

 
L’eczéma de contact allergique est semblable à un eczéma atopique, mais il est consécutif à une réaction allergique avec une substance allergisante en contact avec la peau. L’exemple d’eczéma de contact le plus connu est l’eczéma allergique au nickel qui s’observe au niveau des lobes des oreilles par contact allergisant avec des bijoux fantaisie contenant du nickel. Les contacts allergisants sont ainsi multiples, liés à des contacts avec des substances chimiques utilisés quotidiennement (produits d’hygiène, de maquillage) ou par le biais de l’activité professionnelle (risque d’allergie à la coloration capillaire chez les coiffeurs, au ciment chez les maçons…).
 
Il est donc important de pratiquer des tests épicutanés (tests collés dans le dos et lus au bout de 48-72 heures) afin de faire la part des choses entre les deux formes d’eczéma, car dans le cas d’un eczéma de contact, l’éviction de la substance allergisante permet la guérison. Cette exploration est moins fréquemment pratiquée chez le nourrisson et l’enfant du fait que ces derniers sont en contact régulier avec moins de substances potentiellement allergisantes qu’un adulte.
 
De même, pour un eczéma atopique, les traitements proposés pour l’adulte diffèrent sensiblement de ceux qui sont prescrits chez les plus petits et il existe des alternatives à l’utilisation des corticoïdes utilisés par voie locale (souvent utilisés depuis des années !) pour améliorer le quotidien des patients.
 
 

La dermatite atopique de l’enfant


 
La dermatite atopique est une maladie fréquente puisqu’elle touche environ 15 % des nourrissons et des jeunes enfants référence

C’est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui s’améliorera spontanément vers l’âge de 5-6 ans. Elle doit être considérée comme le versant cutané de la maladie atopique qui regroupe également l’asthme, la rhinite et la conjonctivite allergique.

La dermatite atopique est liée en partie à une anomalie superficielle de la peau (manque de céramides) qui est à l‘origine de sa sécheresse et de sa grande vulnérabilité vis-à-vis de l’environnement. Chronologiquement, la dermatite atopique est la première manifestation d’entrée dans la maladie atopique, car les premières manifestations apparaissent classiquement au cours des 3 premiers mois de vie. Cliniquement, l’eczéma atopique se manifeste, sur un fond de peau très sèche, par des poussées inflammatoires décrivant des plaques rouges mal délimitées. L’eczéma affecte classiquement les joues, les cuisses, les bras et l’abdomen du nourrisson. A un stade supérieur, les plaques deviennent vésiculeuses voire croûteuses. Les démangeaisons sont intenses. L’eczéma atopique évolue ainsi par poussées le plus souvent rythmées par les poussées dentaires et les infections rhino-pharyngées chez le nourrisson.

Au fil des mois, les plaques d’eczéma vont quitter les parties « rebondies » du corps pour se localiser au niveau des plis, que ce soit au niveau des plis des coudes, des jambes ou derrières les oreilles, cette dernière localisation étant très tout à fait caractéristique de la dermatite atopique. Ainsi vers l’âge de 3-4 ans, l’eczéma affectera préférentiellement les plis, mais aussi les mains et le visage autour de la bouche et au niveau des paupières. La sécheresse de la peau reste constante. Vers l’âge des 5-6 ans, les grandes poussées d’eczéma auront disparu, mais l’enfant gardera le plus souvent une peau très sèche.
 

Hydrater la peau avant tout


Le traitement de la dermatite atopique est un traitement de longue haleine car la maladie évolue par poussées. L’anomalie au niveau des couches superficielles de la peau rend indispensable l’hydratation cutanée et ce de façon souvent pluriquotidienne. La sensibilité naturelle des peaux atopiques nécessite l’utilisation de produits d’hygiène adaptés non détergents et sans savon. Le port de vêtements en coton est conseillé car peu irritant et il est également recommandé de ne pas trop couvrir ces enfants, car la transpiration a un effet néfaste sur leur peau.

Ces mesures simples de prévention permettent ne pas aggraver les poussées inflammatoires qui semblent néanmoins inéluctables et qui devront être jugulées par des traitements anti-inflammatoires locaux. L’utilisation dans ce cas des corticoïdes par voie locale reste le traitement de référence. Utilisés de façon judicieuse, ils rendent de grands services et permettent de passer une période inflammatoire difficile et d’éviter une possible surinfection bactérienne (à staphylocoques dorés le plus souvent).



 L’urticaire


 
L’urticaire est une éruption cutanée le plus souvent formée de multiples plaques rouges ou rosées, en relief, à contours parfaitement bien délimités, lisses en surface. L’éruption entraîne des démangeaisons souvent intenses pouvant perturber le sommeil et sont fluctuantes au fil du temps. En effet, une lésion n’évolue sur un même site que quelques heures. Elle est marquée par un éclaircissement central de la lésion et un aspect de collerette ou cordon en périphérie. Lorsque l’urticaire affecte les extrémités (tête, mains, pieds) l’aspect est différent car il s’agit davantage d’un œdème, souvent invalidant. On parle alors d’angio-œdème plus connu sous le nom d’œdème de Quincke. Cet œdème peut également affecter la langue, la luette, les cordes vocales et le larynx.

 L’urticaire aiguë est une urticaire évoluant pendant quelques heures à quelques jours. C’est le cas le plus fréquent.
 
 L’urticaire chronique est, à l’inverse, une urticaire évoluant sur plus de 6 semaines. Cette distinction entre urticaire aiguë et chronique fait rechercher des causes différentes.
 
 L’urticaire est dite « physique » lorsqu’elle est déclenchée par une stimulation extérieure qui peut être le frottement (dermographisme), la pression (urticaire retardée à la pression), le chaud (urticaire cholinergique), la vibration (angio-œdème vibratoire) ou encore le soleil (urticaire solaire).
 
 Enfin, l’urticaire de contact est une urticaire créée par le contact direct sur la peau d’une substance allergisante ou simplement urticante sans faire intervenir forcément une notion d’allergie (orties).

Dans tous les cas, seul l’interrogatoire et non l’aspect de l’urticaire et/ou angio-œdème permet d’orienter le médecin vers l’origine exacte d’une urticaire et/ou d’un angio-œdème.
 

Les traitements

 
Le traitement de la cause de l’urticaire, surtout dans les formes aiguës, au cours desquelles la recherche d’un facteur déclenchant est indispensable pour en faire ensuite l’éviction, est toujours le plus efficace. En revanche, le plus souvent, on ne connaît pas la cause des urticaires chroniques. Cependant, il convient d’éviter, en règle générale, chez tout urticarien, certains médicaments : l’aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains anti-hypertenseurs. Le traitement des symptômes est toujours utile et vise à diminuer l’intensité du prurit (démangeaisons). Il repose sur les anti-histaminiques. Les corticoïdes par voie générale sont rapidement efficaces face à des urticaires aiguës mais exposent au risque de rebond en cas d’arrêt brutal. Leurs indications sont rares, réservées dans la plupart des cas à l’urgence.

 

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