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8. Les effets secondaires :

ANAMACaP, 10 articles (Rédacteur)

ANAMACaP

Rédacteur

8. Les effets secondaires :

8. Les effets secondaires :
  • La dysfonction érectile après prostatectomie totale
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent de l’homme. Il se traduit par une augmentation de la taille de la prostate. Son traitement le plus fréquent est la Prostatectomie Totale qui consiste en l’enlèvement de toute la prostate et des vésicules séminales.
Avec l’incontinence urinaire, la dysfonction érectile est une séquelle classique de cette intervention.
 En effet, les nerfs érecteurs, qui conduisent le message nerveux permettant d’obtenir une érection, sont placés le long des faces latérales de la prostate et sont souvent endommagés lors de la chirurgie.
 Quand le volume de la tumeur est peu important ces nerfs sont préservés, on parle alors de Prostatectomie totale avec préservation des bandelettes nerveuses.
 Quand le volume de la tumeur est trop important, les nerfs sont sectionnés on parle alors de Prostatectomie totale sans préservation nerveuse des bandelettes.
 Qu’il y ait ou non préservation nerveuse des bandelettes, l’intervention chirurgicale provoque une sorte de paralysie de l’érection qu’il s’agisse d’érections réflexes (que vous avez pendant votre sommeil) ou d’érections provoquées par une stimulation sexuelle. Cette paralysie est liée au fait qu’il subsiste pendant un certain temps après l’intervention, une inflammation et une contusion des tissus nerveux et vasculaires proches de la prostate.
 Les érections réflexes ont un rôle très important puisqu’elles favorisent l’oxygénation régulière des corps caverneux permettant à ceux-ci de garder toute leur souplesse et leur fonctionnalité, La suppression de ces érections, après l’intervention chirurgicale, entraîne un manque d’oxygénation des corps caverneux, et plus ou moins rapidement le développement d’une fibrose, empêchant le sang d’affluer dans les corps caverneux, donc empêchant d’obtenir une érection normale.
 
Rééducation de la fonction érectile
 
Au même titre qu’un patient qui vient d’être opéré d’une épaule va pratiquer une rééducation de celle-ci pour récupérer toute l’amplitude de ses mouvements, votre chirurgien va vous conseiller de bénéficier d’une rééducation de votre fonction érectile. Cette rééducation consistera à provoquer des érections (ou une tumescence : simple gonflement de la verge) de façon régulière grâce à un médicament, ceci pour maintenir une oxygénation des tissus caverneux et donc pour préserver leur capacité à pouvoir être en érection.

  •  Prise en charge de l’incontinence urinaire après les différents traitements du cancer de la prostate
 
Une rééducation : pourquoi ?
 
Ne sachant pas quels sont les facteurs responsables de l’incontinence postprostatectomie totale, il semble plus facile d’effectuer à titre préventif cette rééducation : elle vous permet de vous familiariser à un nouveau comportement.
 Beaucoup de patients non prévenus des éventuelles suites post-opératoires, n’assument pas ce statut « cancer-ablation-impuissance-fuites » et présentent en sus, du fait de cette méconnaissance, des troubles psychologiques liés à l’inquiétude ou l’anxiété, qui ne font que majorer l’incontinence, si incontinence il y a.
 
Une rééducation : dans quel but ?
 
L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité mais elle peut exister en post-opératoire à des degrés plus ou moins importants, d’où la nécessité de vous informer.
 Cette incontinence urinaire peut apparaître le jour de l’ablation de la sonde ( geste complètement indolore pratiqué par les infirmières), ce qui est normal, puisque la vessie et le sphincter de la vessie n’ont pas travaillé depuis quelques jours .Ces fuites peuvent aussi perdurer quelques jours, voire quelques semaines pour certains, et plus rarement, exister plusieurs mois (moins de 3%), mais quel que soit le délai , il existe toujours une solution, à commencer par l’auto-rééducation à domicile.
 
Une rééducation : comment ?
 
Avec l’aide d’un kinésithérapeute spécialisé, vous allez apprendre à connaître vos muscles du périnée en les localisant manuellement (le périnée se situe entre la base des testicules et le sphincter anal) en faisant une petite contraction (faire attention de ne pas bloquer le ventre, ni bloquer la respiration, ni serrer les fesses) ; ces divers exercices, vous les reproduirez à domicile plusieurs fois par jour, tranquillement, pour acquérir la bonne sensation de contraction périnéale. Vous pourrez travailler ces muscles du périnée en maintenant une contraction efficace de quelques secondes, pour favoriser leur tonus de repos et vous les adapterez ensuite à l’effort (sentir la contraction, la retenir, puis la maintenir ) : par exemple, vous le faites avant et pendant un changement de position : s’asseoir, se lever, se baisser, s’habiller, etc…, vous opposerez ainsi une résistance efficace aux fuites urinaires .
 Après l’intervention, pendant les six premières semaines, vous referez seul chez vous les exercices appris avec le kinésithérapeute.
 Au-delà de deux mois, si des fuites urinaires persistent, l’urologue pourra vous proposer une rééducation spécifique chez le kinésithérapeute, qui vous rééduquera avec des techniques telles que le Biofeedback. Cette technique vous permettra de mieux visualiser le verrouillage de vos muscles du périnée à l’effort.
 Au-delà de 6 mois, si des fuites urinaires persistent, nous sommes dans le cas d’une « incontinence vieillie ». Le kinésithérapeute peut envisager avec l’accord de l’urologue d’utiliser de la physiothérapie par stimulation électrique pour renforcer le sphincter de la vessie. Si malgré ces techniques, il subsiste encore une incontinence, il faut alors passer à d’autres types de traitement qui vous seront précisés par votre urologue.

  •  Les bouffées de chaleur :

Elles représentent un effet secondaire fréquemment rencontré au cours d’un blocage androgénique pour cancer prostatique. Elles affectent 70 à 75% de la population exposée. Elles sont qualifiées de gênantes par plus de 75% d’entre -eux et sont ressenties comme une gêne importante par plus de 40% des sujets. Elles altèrent donc de façon importante la qualité de vie des patients concernés et représentent un problème réel. La prise en charge de ces bouffées de chaleur peut faire appel à plusieurs types de traitement.


  •  Cystites radiques :
 
Parmi les effets indésirables de la radiothérapie, il existe des atteintes tissulaires, qui peuvent se révéler plusieurs années après le traitement et qui se manifestent par des saignements ou inflammation des zones concernées. La majorité de ces « cystites radiques » et nécroses post radiques se résolvent avec des traitements classiques. Cependant il existe des formes réfractaires qui sont alors des indications d’un traitement complémentaire par l’oxygène hyperbare. La radiothérapie conformationnelle a largement diminué l’incidence de ces complications qui restent rares.
 

Oxygénothérapie et cystites radiques :

 
L’oxygénothérapie hyperbare (OHB) est une méthode d’administration du médicament « oxygène » à une dose jusqu’à 3 fois supérieure à celle que l’on peut obtenir par respiration d’oxygène pur au masque à la pression atmosphérique habituelle.
 
Quel rapport avec l’Oncologie ?

Potentialisation de la radiothérapie

Il y a une première approche encore en phase d’évaluation clinique : la présence de fortes quantités d’oxygène dans une tumeur au moment de l’exposition aux rayonnements lors de la radiothérapie pourrait potentialiser les effets et donc en accroître l’efficacité. Cela est encore loin d’être validé en particulier pour les atteintes prostatiques.

Applications validées

Par contre il y a des applications validées pour les nécroses d’origine radiologiques qui affectent à titre d’effets secondaires une petite proportion des patients traités par radiothérapie.
L’effet de cet oxygène hyperbare est multiple et les indications médicales de cette thérapie utilisent l’un ou l’autre de ces effets. Une indication générale parmi beaucoup d’autres est l’accélération des cicatrisations difficiles.

ANAMACaP

SOURCES

  • www.anamacap.fr