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4. Les Traitements

France Parkinson, 12 articles (Association)

France Parkinson

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4. Les Traitements

4. Les Traitements

La prise en charge thérapeutique de la maladie de Parkinson est complexe. Elle associe adaptation des prises des médicaments basées sur les informations recueillies des malades et de leur entourage, gestion de la vie quotidienne et rééducation à tous les stades évolutifs de la maladie. Une conversation épisodique avec un neurologue n'est donc pas suffisante : il faut mettre en place une véritable organisation personnelle. Le malade est l'acteur principal de la prise en charge. Vous trouverez dans cette rubrique une présentation des traitements médicamenteux et chirurgicaux utilisés aujourd'hui.

La maladie de Parkinson étant due à une insuffisance de production de dopamine, les médicaments permettant de la traiter pallient cette insuffisance soit en donnant de la dopamine (L-Dopa), soit en fournissant un agoniste de la dopamine (molécule mimant l'action de la dopamine). Ces diverses classes de médicaments constituent aujourd'hui, pour une grande majorité de parkinsoniens, l'élément central du traitement. La L-Dopa est le médicament le plus puissant pour l'amélioration des troubles moteurs.

Les I-COMT et I-MAOB sont des molécules qui bloquent des enzymes dégradant la dopamine. Ils peuvent être utilisés seuls (I-MAOB) en début de maladie, ou pour prolonger les effets de la L-Dopa. Malheureusement, l'association de ces inhibiteurs à certains médicaments est risquée, notamment des anti-dépresseurs très prescrits comme la fluoxétine.

Un traitement chirurgical existe, la neurostimulation, mais elle ne peut pas être étendue à toutes les personnes atteintes par la maladie. Depuis bientôt 15 ans maintenant, la stimulation électrique chronique placée dans les deux noyaux subthalamiques permet d'améliorer de façon spectaculaire l'akinésie, la rigidité mais également le tremblement. C'est devenu la cible thérapeutique la plus courante et plusieurs milliers de patients ont reçu ce traitement en France. Cette simulation ne guérit pas malheureusement la maladie de Parkinson mais ne fait qu'améliorer les signes moteurs et permet ainsi de réduire le recours aux médicaments par voie orale. Elle présente néanmoins des risques, notamment celui de saignement pendant l'opération ou d'effets secondaires après l'implantation comme une confusion mentale transitoire, une apathie ou des troubles de la parole qui peuvent être durables.

De nombreuses recherches aboutissent à des concepts nouveaux dans la maladie de Parkinson. Tout d'abord, il existe des modificateurs d'autres systèmes chimiques que la dopamine et l'on peut citer des agents agissant sur le glutamate, la sérotonine, l'acétylcholine, l'adénosine (notamment les antagonistes des récepteurs A2A). Des recherches sont en cours pour déterminer si un traitement par la nicotine peut améliorer les signes moteurs, et économiser la lévodopa, voire même protéger contre l'évolution de la maladie.
France Parkinson

SOURCES

  • www.franceparkinson.fr
Mots-clés :
Parkinson Tremblements