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Les facteurs de risque

Ligue Rein & Santé, 16 articles (Association)

Ligue Rein & Santé

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Les facteurs de risque

Les facteurs de risque

L’insuffisance rénale chronique concerne avant tout les hypertendus et les diabétiques, qu’ils soient traités par médicaments antihypertenseurs et antidiabétiques oraux, ou simplement par mesures hygiéno-diététiques. Il existe plusieurs autres facteurs de risque dont le plus fréquent est l’âge ; en effet, physiologiquement, à partir de 60 ans, le fonctionnement rénal décroît progressivement, ce qui explique la plus grande vulnérabilité des personnes âgées.

L’hypertension et le diabète, principaux responsables de l’insuffisance rénale chronique.

 
L’insuffisance rénale chronique est liée approximativement dans un quart des cas à une hypertension, et un autre quart au diabète sucré. L’hypertension et le diabète sont à l’origine de la moitié des cas d’insuffisance rénale. Ces deux pathologies engendrent en effet des lésions vasculaires qui endommagent les tissus du rein.
 
Beaucoup de diabétiques ne mesurent pas encore l’importance du risque accru d’insuffisance rénale ; il est important de les informer et de leur rappeler la nécessité d'une surveillance.
 

Avis de l’expert : Par quels mécanismes le diabète et l’hypertension endommagent-il les reins ?

 
Professeur Francis DIDELOT, Néphrologue :
« Les lésions rénales secondaires au diabète sont de deux types, à côté des atteintes infectieuses (pyélonéphrites) ; elles peuvent toutes coexister :
La ‘glomérulopathie diabétique’ est une complication concernant essentiellement le diabète de type 1 (insulino-dépendant), mais peut concerner le diabète de type 2 (non insulino-dépendant). C’est une atteinte des petites artères (microangiopathie) des reins qui conduit aux lésions histologiques (touchant les tissus) caractéristiques, la glomérulo-hyalinosclérose nodulaire. Après une phase d'augmentation de la taille des reins et du volume glomérulaire -traduite par une augmentation de la filtration glomérulaire de 20 à 40 %- apparaît progressivement une sclérose des glomérules avec apparition de microalbuminurie qui augmente de débit, puis une hypertension artérielle et l'Insuffisance Rénale. Une transformation fibreuse forme çà et là des nodules (tumeurs), l'ensemble finissant par étouffer les glomérules.
La macroangiopathie est le mécanisme essentiel de l'atteinte rénale du diabète de type 2. Les parois des artères intra-rénales de moyen calibre s'épaississent avec une diminution du débit sanguin entraînant une ischémie (manque d'oxygène) des glomérules qui perdent leur fonction.
La complication rénale habituelle de l'hypertension artérielle est la néphroangiosclérose. Les parois des artères intra-rénales s'épaississent avec une diminution du flux sanguin qui entraîne une ischémie (manque d’oxygène) des structures rénales, en particulier des glomérules qui se transforment progressivement en un tissu scléreux (épais et dur). Ces lésions sont en fait de nature semblable à la macroangiopathie diabétique. »
 
 

Les autres facteurs de risque

 
L’Agence de Biomédecine définit, en plus du diabète et de l’hypertension, d’autres facteurs qui sont également à l’origine de l’insuffisance rénale chronique[1]. Ainsi les risques d’IRC sont augmentés par  :
  • L’obésité : Un IMC (Indice de Masse Corporelle) supérieur à 30 kg/m² augmente nettement les risques de développer une maladie cardiovasculaire et un diabète, et par conséquence une insuffisance rénale.
  • Les maladies cardiovasculaires : Ensemble de maladies du cœur et des artères causées par l'accumulation de cholestérol dans les artères (Infarctus du myocarde, Insuffisance cardiaque, Endocardite, Anévrisme, Troubles du rythme cardiaque, Valvulopathies cardiaques, etc.).
  • L’âge de plus de 60 ans : A partir de 40 ans, le nombre de néphrons (les unités fonctionnelles des reins) diminue progressivement.. A 80 ans, nos reins ne fonctionnent plus qu’à 40% de leur capacité d’origine en moyenne.
  • Des antécédents familiaux d’insuffisance rénale chronique.
  • Des uropathies obstructives (calculs rénaux, malformation des voies urinaires ...).
  • Des maladies systémiques (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux, sclérodermie, etc.)
  • La prise de médicaments néphrotoxiques comme les anti-inflammatoires anti-stéroïdiens ou le lithium (traitement des troubles bipolaires).
  • Un poids de naissance inférieur à 2,5 kg.
  • Des épisodes d’insuffisance rénale aiguë.
 
Une mauvaise hygiène de vie, le stress, une alimentation déséquilibrée ou excédentaire, en particulier en ce qui concerne le sel ou le sucre, peuvent entraîner également des troubles métaboliques avec un retentissement rénal.