Accueil du site
> Je gère ma santé > L’Asthme > Conseils Pratiques > Conseils & Solutions
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter

Conseils Pratiques

Asthme & Allergies, 23 articles (Association)

Asthme & Allergies

Association

Conseils Pratiques

Conseils Pratiques
 

Comment bien vivre avec son asthme ?

 
L’une des conditions sinequanone permettant d’aboutir au bon contrôle de l’asthme est d’une part le suivi du traitement de fond de manière assidue, et d’autre part, limiter au maximum les facteurs déclencheurs de crise d’asthme. Dans la majorité des cas, l’asthme est provoqué voire accentué par certains allergènes (acariens, pollens, …) ou toute autre source susceptible d’irriter les bronches. Il s’agira donc de tout ou partie éviter le plus possible :
 
  • Eviter les pollens : Lorsque l’asthme est d’origine allergique, il est recommandé d’effectuer des tests d’allergie qui permettront d’identifier précisément les allergènes pour mieux les contrôler. Une désensibilisation pourra être proposée, et en période de forte activité pollinique, un traitement antihistaminique complémentaire sera également mis en place ainsi que le renforcement du traitement de fond pour l’asthme. Quelques mesures préventives pourront également être utiles comme : se laver les cheveux après une longue promenade, éviter de faire du vélo ou conduire les fenêtres ouvertes, se protéger les yeux avec des lunettes de soleil, éviter d’aérer la maison en pleine journée, ne pas sécher le linge dehors, rester à l’intérieur lorsqu’on tond le gazon… Enfin, consulter le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique pour connaître la concentration de pollens dans l’air.
  • Eviter les poils d’animaux : Avoir un animal de compagnie n’est pas recommandé lorsqu’on est asthmatique. Si le test cutané d’allergie confirme une allergie au chien ou au chat, il peut être indispensable de s’en séparer malheureusement. Si l’on décide toutefois de garder l’animal, il faudra le garder le plus possible à l’extérieur de la maison, et lui interdire les chambres à coucher, ainsi que le laver régulièrement. Dans tous les cas, en cas de présence d’un asthmatique dans la famille, avant d’acquérir un animal de compagnie, il est recommandé d’en parler à son médecin traitant. A noter que l’équitation est une activité non recommandée pour les asthmatiques car les poils de cheval sont très allergéniques
  • Supprimer les acariens : Les acariens ont tendance à proliférer dans les endroits chauds et humides en particulier les literies. Il est donc recommandé de faire régulièrement le ménage, aérer quotidiennement la chambre avec le lit grand ouvert, laver au moins 1 fois par semaine les draps à 60°C, utiliser des housses anti-acariens, et enfin limiter au maximum les moquettes, voilages, et tous les bibelots / peluches qui ont tendance à accumuler la poussière. Préférer un aspirateur équipé d’un filtre HEPA ou passer une éponge humide plutôt que le balayage pour faire la poussière.
  • Lutter contre les moisissures : Eviter leur développement en ayant un bon système de ventilation et en aérant régulièrement dans la maison. Supprimer régulièrement les moisissures dans les endroits s’y prêtant (salle de bain…). Ne pas laisser certaines pièces non chauffées. Une température froide est propice à l’humidité et donc au développement de moisissures. Certaines plantes comme le ficus ou le papyrus sont également source de moisissures, privilégier d’autres espèces qui n’ont pas besoin de beaucoup d’arrosage comme les plantes grasses / cactus par exemple. Enfin, si vous êtes équipé d’un climatiseur, faites nettoyer le système d’aération régulièrement.
  • Limiter les polluants chimiques : L’air intérieur est souvent plus pollué qu’à l’extérieur car les allergènes et autres polluants s’y accumulent. Afin d’y remédier, il faut aérer régulièrement les pièces de la maison. Ne pas appliquer de produits ménagers agressifs (décapants, solvants, peintures…) qui contiennent des substances chimiques agressives pour les poumons. Bannir l’usage de tous les types d’aérosols (nettoyants, insecticides, déodorants…) et tous les parfums d’intérieur.
  • Faire un bilan personnalisé de l’environnement intérieur : Dans les cas où l’éviction doit être personnalisée, il est possible d’avoir recours à un Conseiller Médical en Environnement Intérieur (CMEI) ou Conseiller Habitat-Santé. Ce professionnel établira un diagnostic précis de la pollution intérieure liée à des substances chimiques ou allergènes. Pour trouver des conseillers proches de chez vous : www.cmei-france.fr
 
Autres facteurs déclencheurs de l’asthme à éviter :
  • Le tabac : Il aggrave l’irritation des poumons des asthmatiques et provoque des complications. Pourtant, 20 % des asthmatiques fument. Il est reconnu que les asthmatiques-fumeurs contrôlent moins bien leur asthme que les non-fumeurs. Contrairement à certaines idées reçues, les joints ne sont pas moins nocifs que les cigarettes sur les poumons, au contraire. Le tabagisme passif est également source d’irritation. Vivre avec un fumeur est à proscrire. Dans le cas contraire, fumer à l’extérieur ou dans une pièce qui ne sera pas fréquentée par l’asthmatique. Eviter de fréquenter régulièrement des lieux enfumés.
  • La pollution : En cas de pic de pollution, fermer les fenêtres du domicile, et éviter toute activité physique intense de plein air.
  • Le froid : Eviter de pratiquer un effort physique lorsque la température est basse. Au besoin, couvrez-vous le bas du visage pour ne pas respirer directement l’air froid.
  • Les infections virales : Certaines infections respiratoires hautes comme le rhume ou la sinusite, peuvent déstabiliser un asthme. Le renforcement du traitement de fond peut être nécessaire pendant cette période. Par ailleurs, la vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée aux asthmatiques. La grippe favorise en effet les exacerbations de l'asthme, qui sont plus sévères et s'accompagnent d'une baisse de la fonction respiratoire plus importante.
 
 

Partir en voyage avec de l’asthme

 
L’asthme, maladie chronique, ne s’arrête pas lors des vacances. Afin d’éviter tout désagrément, il est donc conseillé de prendre rendez-vous avec son médecin surtout si l’on part à l’étranger. Cela permettra d’anticiper d’éventuels facteurs de risque –présence d’animaux, pollens, sport avec efforts intenses… Le médecin prescrira la quantité de médicaments nécessaires pour la durée du voyage, et un plan d’action écrit permettant de connaître la conduite à tenir en cas de crise d’asthme.
 
Si vous prenez l’avion, gardez vos médicaments en bagage à main avec l’ordonnance du médecin. Munissez-vous également de votre carte européenne d’Assurance Maladie pour l’Europe, renseignez-vous sur les possibilités sanitaires du pays et modalités de prise en charge, et ne négligez pas de souscrire à une assurance rapatriement au besoin.
 
 
 

Avis de l’expert : Quel est votre conseil pour bien vivre avec son asthme ?

 
Pr.Daniel VERVLOET, Pneumologue-Allergologue, Association Asthme & Allergies : « Selon moi, pour bien vivre avec son asthme, il est primordial d’accepter d’être asthmatique et de ne pas faire un déni de la maladie. La plupart des personnes préfèrent dirent qu’elles ont de l’asthme, plutôt que de se considérer comme asthmatiques. Mais l’asthme est une maladie chronique qui a un impact tout au long de la vie de l’individu. En second lieu, c’est la capacité de l’asthmatique en collaboration avec son médecin à mettre en place un traitement de fond permettant un bon contrôle de l’asthme qui préservera sa qualité de vie. En résumé, à partir du moment où l’on accepte sa maladie, que l’on respecte certaines règles d’hygiène de vie et que l’on réussit à éviter les crises, il est tout à fait possible pour un asthmatique de vivre normalement.  »
Mots-clés :
Asthme