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Les 5 erreurs du gars de gym
Les 5 erreurs du gars de gym
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22 mars 2013
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Maxime St-Onge, 27 articles (Kinésiologue)

Maxime St-Onge

Kinésiologue
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Les 5 erreurs du gars de gym

Les 5 erreurs du gars de gym

Les stéréotypes prennent toujours naissance dans la réalité du quotidien de chacun. Les centres de conditionnement physique n’y échappent pas. Parfois amusants, parfois navrants, certains comportements observés chez les adeptes purs et durs de la musculation valent la peine d’être énumérés. Voici un bref topo sans prétention sur le sujet.

Les livres, c’est juste bon sur la balance

Il existe une culture anti-théorie qui alimente de nombreux argumentaires chez les « gym rats ». Cette culture se base sur la futilité des notions théoriques, car leur validité ne prend pas naissance où cela compte vraiment, c’est-à-dire sur le terrain. Si tu ne lèves pas, tu ne sais pas de quoi tu parles. Ce qu’on retrouve dans les livres, c’est bon pour les universitaires au tour de bras anémique, pas pour les vrais qui eux, apprennent les vraies choses à coup de dumbbell dans les gencives. Ah ?

Je dois donner en partie raison à ceux qui reprochent aux théoriciens de ne pas être suffisamment sur le terrain. Il est vrai que la compréhension de la théorie passe par des applications pratiques, élément que certains universitaires tendent à rapidement oublier une fois leurs livres fermés. Cependant, ce n’est pas parce qu’un individu ne soulève pas un dumbbell qu’il n’est pas en mesure de pleinement comprendre le recrutement neuromusculaire qui permet le mouvement. Ce qui permet la maîtrise d’un domaine, c’est la capacité de lier la théorique à la pratique.

Plus t’en fais, mieux c’est

Moi, pour les biceps, je fais 6 séries de preacher, 4 séries de cable curl et 3 séries de Zottman curl. Toi, t’en fais combien ? Certes, le volume d’entraînement est une variable essentielle de l’entraînement. Cependant, certains adeptes de la musculation ont la fâcheuse tendance à oublier les autres variables importantes de l’entraînement. Un volume gargantuesque d’entraînement jumelé à une intensité anémique et une densité inexistante procure peu de bénéfices. Pourtant, il existe une certaine gratification quant à la longueur des entraînements : plus le séjour au gym est long, meilleur est l’entraînement. Ah ?

Lorsque je planifie des entraînements, je cherche toujours à donner un minimum d’entraînement en cherchant à obtenir un maximum de résultats. Si mes athlètes pouvaient s’entraîner 5 min par mois et obtenir les mêmes résultats, j’en serais ravi. L’augmentation du volume d’entraînement n’est pas un choix, mais une nécessité qui s’impose d’elle-même afin de progresser. Cette progression doit se faire en respectant les autres variables d’entraînement. Augmenter le nombre de séries au détriment de l’intensité (la charge) risque de prolonger inutilement la longueur des entraînements sans procurer nécessairement plus de gain.

Les machines, c’est pour les femmes

Les appareils de musculation ne font que prendre de la place dans un gym et servent uniquement à plaire aux petites-madames. LA seule vraie façon de s’entraîner c’est avec des poids libres. Tout le monde sait qu’il est impossible de développer la force et l’hypertrophie sur des appareils de musculation, c’est justement pour ces raisons que ces appareils sont destinés aux femmes. Ah ?

Pourtant, l’utilisation d’appareil en phase de gain de force permet de mettre de côté les limitations psychologiques associées à l’entraînement en force. Je sais, je sais, les vrais gars de gym n’ont pas de limitation psychologique (pour la force, on s’entend) en entraînement. Ils poussent toujours au maximum. Cette réalité est clairement démontrée lors des nombreux tests de force qu’ils font afin de déterminer leur charge d’entraînement. Quoi ? Ils ne testent jamais leur force (mais, ils savent qu’ils poussent VRAIMENT) ? L’utilisation d’appareil lors du développement de la force favorise un travail unidimensionnel purement orienté vers le développement de cette qualité physiologique. Pas de soucis ni de tracas, on pousse au maximum dans une direction sans se soucier d’échapper quoi que ce soit. Comme il s’agit d’un travail très spécifique, il est important de le jumeler avec des mouvements plus libres. Ceci qui me pousse à conclure qu’une judicieuse utilisation de l’ensemble des ressources disponibles en entraînement favorise un développement optimal des qualités physiologiques.

Pas besoin d’évaluer, fie-toi sur l’œil et la parole du gros gars

Plus on évalue, plus on perd du temps précieux. Pas besoin d’équipement ou de protocole compliqué : Est-ce que tu lèves plus ? Est-ce que t’as l’air plus big ou plus cut ? Voilà l’essentiel de l’évaluation. Si pour beaucoup l’opinion de l’expert suffit, il ne faut pas oublier que le terme « expert » n’est pas synonyme avec « omnipotent ». Un œil d’expert ça ne louche jamais ! Ah ?

Tant pour l’évalué que pour l’évaluateur, les perceptions peuvent être une source importante d’erreur, car elles sont très souvent influencées par un bagage émotif (ou financier). L’entraîneur qui souhaite ardemment que son client progresse et continue de lui donner de gros sous pour son excellent travail risque d’être soumis à certaines tentations… Le recours à une évaluation se voulant la plus objective possible permet une confrontation avec les résultats, bons ou moins bons.

Sans suppléments, t’es rien

La quantité de suppléments qui se retrouve dans ton sac d’entraînement fait foi de tes résultats. Si tu ne consommes pas les bons produits, jamais tu ne pourras atteindre tes résultats. Ah ?

On remarque une augmentation phénoménale de la quantité de suppléments vendus et consommés par les adeptes de l’entraînement. Est-ce que l’on observe de meilleurs résultats pour autant ? Est-ce que les performances et les physiques des gens qui s’entraînent en musculation se sont grandement améliorés lors de 10 ou 15 dernières années ? La réalité est que les suppléments (et non les drogues) jouent un rôle secondaire et même tertiaire dans l’atteinte des objectifs de la plupart des gens. Ils ont bien souvent un rôle d’optimisation et non de catalyseur de performance. Lorsque jumelés à un mode de vie adéquat et à une stimulation optimale, les suppléments peuvent offrir certains bénéfices perceptibles. Mais, contrairement à la croyance de plusieurs leveurs de fonte, les suppléments ne sont pas la clé du succès de l’entraînement.

Maxime St-Onge, Phd
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Mots-clés :
Sport Musculation