Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Le sport : Que faire quand ça fait mal ?
Le sport : Que faire quand ça fait mal ?
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
23 avril 2012
Auteur de l'article
Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
172
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Le sport : Que faire quand ça fait mal ?

Le sport : Que faire quand ça fait mal ?

Les blessures peuvent être musculaires, articulaires, osseuses, tendineuses, ligamentaires… Comment les reconnaître et ne pas être pris au dépourvu ? Suivez le guide.

Les beaux jours arrivent, vous êtes impatients de sortir les baskets du placard. Attention ! Reprendre le sport de manière soudaine ou trop intensive met les muscles et les articulations à rude épreuve et peut conduire à des blessures plus ou moins importantes. Pratique d’un sport au-dessus de ses moyens, surentraînement, mauvaise technique gestuelle, équipement mal adapté ou usé, choix du terrain… sont les grandes causes de blessures ou de traumatismes liés à la pratique du sport.
 

Contusions, crampes et courbatures

 
À la suite d’un coup de pied, de genou, de poing… les fibres musculaires s’écrasent contre un plan osseux. Selon l’intensité du choc et le niveau de contraction et d’étirement du muscle, l’hématome sera plus ou moins profond, la douleur modérée ou diffuse.
 
· Pour la contusion bénigne, un léger bleu apparaît sur la zone d’impact, sans limitation de mouvement. Si elle est plus grave, l’amplitude est extrêmement limitée. Dans les deux cas, glacez immédiatement et compressez. La cryothérapie provoque une vasoconstriction locale, une diminution du gonflement et une action sédative. Plus tard, s’il n’y a pas de plaie, appliquez une pommade contre les hématomes. Prenez aussi de l’arnica en homéopathie, une dose en 5 ou 7 CH.
 
· La crampe est un spasme musculaire involontaire, brutal et douloureux, généralement dû à une surcharge en toxine, survenant souvent à la fin d’un effort trop important ou trop long pour la capacité physique, ou à une mauvaise alimentation et/ou hydratation. Pieds, mollets, cuisses sont les parties du corps les plus touchées. Étirez le muscle concerné par un mouvement inverse à celui qui a provoqué la crampe. En prévention, buvez de l’eau pour améliorer l’élimination de l’acide lactique, mangez des bananes pour le potassium, échauffez-vous et étirez-vous avant de commencer une activité physique.
 
· Les courbatures sont des douleurs musculaires dues à un état de fatigue, les muscles ont dépassé leur seuil d’endurance. Elles apparaissent 12 à 48 heures après un effort intense. Reposez-vous. Prenez un bain chaud, du paracétamol ou de l’aspirine. Offrez-vous un massage, il favorise l’élimination de l’acide lactique.
 
Lésions musculaires
 
· La contracture est une crispation continue et involontaire de fibres musculaires au sein d’un même muscle. Elle peut être due à un surmenage de ce dernier ou à un réflexe de défense par rapport à un traumatisme ou un dysfonctionnement (lumbago, torticolis, bascule du bassin). Surtout ne forcez pas, c’est un signal d’alarme. Étirez le muscle lentement et doucement. Prenez un bain chaud. Appliquez des emplâtres chauffants, des pommades décontracturantes.
 
· L’élongation est une réaction inflammatoire consécutive à un étirement excessif pendant l’effort. Il y a atteinte du tissu conjonctif sans hématome intramusculaire. La douleur est brutale, modérée et diffuse. Les muscles des jambes sont les principaux touchés. Posez une poche de glace pour éviter une ecchymose qui pourrait aggraver la situation. Ne reprenez pas l’entraînement trop vite au risque de déchirer le muscle.
 
· Le claquage ou déchirure musculaire est le deuxième stade. Il se traduit par un claquement suivi d’une douleur brutale, vive et ciblée en « coup de poignard ». Le tissu conjonctif et les fibres musculaires sont atteints. Il peut se produire dans tous les sports où existent des démarrages, des accélérations brutales, des impulsions. En palpant, vous sentez un point très sensible et une boule correspondant à un hématome. En apposant de la glace puis un bandage compressif inextensible, vous l’empêcherez d’apparaître, sans gonflement. Une échographie reste utile pour évaluer l’importance de l’ecchymose. Une ponction est parfois justifiée. Pour récupérer, suivez bien vos séances de rééducation.
 
· La rupture est le dernier stade de la déchirure musculaire. Elle est totale. Il y a une trop grande disproportion entre l’effort demandé et la possibilité du muscle qui n’est plus retenu à son insertion et remonte en formant un « paquet ». Elle survient généralement sur des lésions préexistantes au cours d’un effort relativement moyen. Les symptômes sont intenses, et les premiers soins identiques à ceux du claquage. En suite, tout dépend de l’importance de la rupture, du niveau du sportif et de son âge. Une intervention chirurgicale peut s’imposer.
 

Traumatismes graves

 
· La tendinite est une inflammation du tendon. Épaule, genou, coude, talon… elle touche tout type d’articulation. Au début, la douleur ressentie disparaît à l’échauffement, puis réapparaît. Au stade suivant, elle est constante. Elle devient handicapante lorsqu’elle perturbe les gestes quotidiens. Mal ou pas soignée, elle devient chronique. Calmez l’élancement avec de la glace. Massez avec une crème anti-inflammatoire. Mettez l’articulation au repos. Si ça ne suffit pas, consultez.
 
· La luxation est le résultat d’un déplacement ou d’un écartement entre deux surfaces articulaires qui normalement se trouvent face à face. Si la perte des rapports entre ces zones est partiellement modifiée, il s’agit d’une subluxation. Si elle est totale, c’est une luxation complète. L’articulation s’est déboîtée. N’y touchez pas. Appliquez de la glace pour diminuer la douleur. Consultez un spécialiste.
 
· L’entorse ou foulure est l’ensemble des lésions liées à étirement ou à une déchirure d’un ou plusieurs éléments capsulo-ligamentaires d’une articulation, dues à un mouvement de torsion brutale. La distension des ligaments peut être simple, accompagnée d’une rupture d’un faisceau du ligament et un de la capsule ligamentaire, ou encore d’une rupture complète du ligament associée à un arrachement osseux. Une heure ou 24 heures après le traumatisme, un hématome apparaît. Seules la sensation de déchirure ou la perception d’un craquement différencient l’entorse grave. Placez de la glace pendant 15 à 20 minutes. Faites un bandage compressif pour limiter le gonflement. Consultez votre médecin.
 
Clarisse Nénard

 
Gestes de prévention
 
· Ayez une alimentation équilibrée, une hydratation correcte et un sommeil réparateur.
· Ne placez pas la barre trop haut.
· Avant de vous lancer dans une activité, préparez votre corps à l’effort, échauffez-vous au niveau musculaire et articulaire.
· Démarrez toujours progressivement. Prenez tranquillement votre rythme.
· Inspirez-soufflez ! Un sang pauvre en oxygène fragilise l’organisme, diminue les capacités physiques et intellectuelles.
· Ne vous étirez jamais par à-coups, vous développeriez de la raideur et non de l’élasticité.
· Buvez, la déshydratation entraîne grande fatigue, intolérance à l’effort, fragilise les muscles et les tendons…

Soyez régulier.


 

Le magazine Bien-être & Santé est un mensuel gratuit offert à leurs clients par les pharmaciens abonnés uniquement. Pour savoir si votre pharmacie est partenaire, rendez-vous sur le site dédié.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Forme & Beauté