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La Pierre d’Alun : vraiment sans risques ?
La Pierre d'Alun : vraiment sans risques ?
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20 décembre 2013 | 2 commentaires
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Vivéo, 27 articles (Site internet)

Vivéo

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La Pierre d’Alun : vraiment sans risques ?

La Pierre d'Alun : vraiment sans risques ?

On y a cru même si certains affichaient parfois leur scepticisme pur et dur en faisant remarquer que la pierre d’alun, bien que naturelle puisqu’à l’état brute, n’en était pas pour moins : un sel double d’aluminium et de potassium ! En l’occurrence, l’Observatoire des Cosmétiques appelait à la prudence.

La pierre d’alun a fait l’objet de doutes concernant son innocuité… Attention, mettent en garde de plus en plus de scientifiques, ce n’est pas parce que la pierre d’alun est une substance naturelle qu’elle ne possède pas les propriétés de sels d’aluminium fabriqués et commercialisés par l’industrie chimique !

Les effets néfastes de la pierre d’alun sur la santé

L’alun, un produit ancestral

Les partisans de la pierre d’alun évoquent souvent le fait qu’elle soit connue et utilisée depuis l’Antiquité pour en conclure à sa sécurité d’emploi. C’est sûrement l’argument qui tient le moins bien à l’examen ! On connait bien des substances qui ont connu un usage cosmétique durant des millénaires… et que personne ne tolérerait plus aujourd’hui en raison de leur toxicité. Citons, par exemple (et toutes proportions gardées, bien sûr), le blanc de céruse, ce colorant que les Romaines utilisaient déjà pour blanchir leur teint et qui a fait partie de la trousse de toilette des femmes de la haute société jusqu’aux abords de XIXe siècle. Même si on suspectait les effets toxiques de ce carbonate de plomb depuis le XVIe siècle.

Non, un usage traditionnelle n’est pas forcément une garantie… en tout cas pas opposable aux données que la science peut réunir aujourd’hui, ni aux critères de sécurité exigeants qui sont de mise aujourd’hui en cosmétique.


Deux types de pierres d’alun

On trouve sur le marché : la pierre d’alun naturelle, extraite de carrières rocheuses de schiste alunifère et la pierre d’alun recréée par synthèse. La répertoire officiel des ingrédients cosmétiques attribue à l’une comme à l’autre des propriétés astringentes, ce qui signifie qu’elles ont la capacité de resserrer les pores de la peau pour limiter la transpiration.

C’est, il faut le rappeler, une propriété commune également à tous les sels d’aluminium synthétiques utilisés dans les anti-transpirants. Qu’elle soit naturelle ou synthétique, la pierre d’alun contient donc bien des sels d’aluminium.

Et il faut souligner au passage que les mentions “Sans aluminium” ou “Sans sels d’aluminium”, présentes sur certaines étiquettes des produits contenant de l’alun, sont, mensongères. Seule la mention “Sans chlorhydrate d’aluminium” peut être considérée comme exacte, en ce sens qu’elle exclut un seul sel d’aluminium synthétique, qui effectivement n’est pas présent dans l’alun.
 

Quels sont les dangers de la Pierre d’Alun ?

L’alun sur la peau

Mais voilà aucune étude scientifique ne venant corroborer d’éventuels doutes ou craintes sur l’éventuellepénétration transcutanée de son aluminium, tout n’est resté que supposition… Finalement, des experts ont finalement tiré la sonnette d’alarme après avoir détaillé les processus chimiques opérant, une fois l’alun appliqué sur la peau et en sont venus à la conclusion suivante : la pierre d’alun, toute naturelle qu’elle soit, présente bien les mêmes risques de toxicité que les sels d’aluminium.

En fait, pour résumer, la pierre d’alun sèche ou frottée sur une peau sèche, ne présente pas de danger particulier mais dès lors qu’elle est humidifiée, en contact avec un liquide comme l’eau ou de la sueur (constituée en majorité d’eau et de minéraux), elle va se dissoudre et libérer ses sels d’aluminiumqui dans un premier temps vont obstruer les pores de la peau en bloquant la sueur (c’est le rôle de tous les anti-transpirants !), mais pas pour très longtemps puisque l’acidité de celle-ci va faire « sauter » les bouchons « d’hydroxyde d’aluminium » et leurs permettre de pénétrer par les pores de la peau.

Il faut dire que depuis quelques temps on ne sait plus trop à quel saint se vouer, un jour il faut arrêter cela parce que c’est cancérigène et le lendemain cela n’est finalement pas si mauvais qu’on a bien voulu nous le dire mais à condition de l’associer avec ceci… Mais avec la vague déferlante de vérités pas toujours bonnes à dire ni à entendre, sur ce que l’on avale ou se tartine, on a eu peur, c’est humain et on a voulu y croire à cette petite…
 

L’alun et le principe de précaution

La plupart des groupes cosmétiques par peur de ne plus être dans la course, se sont rués sur cette « pierre » d’alun et nous l’on servit à toutes les sauces en brandissant haut et fort qu’elle était naturelle ! Il y a des tas de choses qui sont très naturelles et pas forcément bonnes… « C’est la dose qui fait le poison ! » Paracelse .
 
La moralité à tout cela est qu’il faut prendre beaucoup, beaucoup de recul, rester attentif et vigilant en tentant de se faire son opinion, afin d’en extraire sa vérité.

N’oublions pas que bien que semblables, nous sommes tous différents et avons surtout tous une façon différente de part notre hérédité, notre hygiène de vie et notre psychisme, de réagir même à… une substance étrangère à notre corps !
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Commentaires
0 vote
par Marchaux (IP:xxx.xx6.84.123) le 21 décembre 2013 a 18H33
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Merci pour cet article, il est vraiment très intéressant.

1 vote
par RomBio (IP:xxx.xx1.106.85) le 9 janvier 2014 a 11H10
RomBio (Visiteur)

Juste quelques infos supplémentaires : Certes il est vrai que l’alun contient un sel d’aluminium a hauteur de 5% soit moins de 0.6% d’aluminium appliqué sur la peau en raison de l’utilisation de la pierre d’alun avec de l’eau soit en dessous de tous les seuils acceptables par différents organismes de santé.

A l’heure actuelle aucune étude publiée n’est en mesure de prouver la pénétration transcutanée de l’alun qui selon certains dires n’agirait qu’en surface.

Néanmoins vous avez raison en indiquant que naturel n’est pas syndrome d’innocuité, les plus grands poisons ayant toujours été d’origine naturelle (curare... ).

Je me permets de vous signaler que toute la polémique est remontée en 2012 lors de la "re" sortie d’une étude de 2004 de l’université de Poitiers, qui avait été à l’époque remise en cause pour sa crédibilité scientifique, car ne portant que sur une personne insuffisante rénale, utilisant un déodorant au chlorhydrate d’aluminium (non présente dans la pierre d’alun).

L’étude présenté par L’observatoire des cosmétiques est quant à elle remise en cause car elle n’a jamais pu être généralisée sur une population plus large. Cette étude est "re"sortie 8 ans aprés sa publication à la veille du lancement par un grand groupe d’une gamme de déo sans sel d’aluminium, alors la manipulation n’est pas toujours ou on croit qu’elle est.

Néanmoins sur le fait que comme ingrédient à la mode la pierre d’alun utilisée aujourd’hui provient de diverses origines plus ou moins naturelles, et que les intérêts financiers en jeu amènent certains groupes à être peu vigilants sur l’origine de cette matière.

Enfin, il ne faut pas oublier que la pierre d’alun est son usage en cosmétique font état de plus de 2000 ans de pharmacopée sans à ce jour aucune remontée d’effets secondaires ou néfastes.