Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Injections de BOTOX : bousculons les idées reçues !
Injections de BOTOX: bousculons les idées reçues !
note des lecteurs
date et réactions
12 novembre 2010
Auteur de l'article
Docteur Séchaud, 4 articles (Chirurgien plasticien, Paris)

Docteur Séchaud

Chirurgien plasticien, Paris
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
4
nombre de commentaires
0
nombre de votes
1

Injections de BOTOX : bousculons les idées reçues !

Injections de BOTOX: bousculons les idées reçues !

En dépit de nombreuses années d’utilisation du Botox, tant sur le plan thérapeutique qu’esthétique et de multiples études scientifiques prouvant son efficacité, de nombreux patients ont encore peur d’y avoir recours. Je tente ici d’étudier les craintes les plus fréquemment exprimées, d’y apporter des réponses objectives et claires, afin que les patients aient recours en toute sérénité à ce magnifique traitement esthétique.

Idée reçue N°1 : Le Botox est dangereux, c’est un poison

Le Botulisme, maladie engendrée par la bactérie clostridium botulinium, est mortel par la paralysie des muscles respiratoires qu’elle engendre. Cette maladie, fort heureusement n’existe plus. Le Botox (ou toxine botulique) est issu de cette bactérie. Cependant, comme pour les vaccins qui permettent de se prémunir de maladies parfois mortelles, les quantités de toxine botulique utilisées en esthétique sont des milliers de fois inférieures à la concentration nécessaire au déclenchement de paralysies graves.

En effet, pour diminuer la contraction des petits muscles peauciers et relisser la peau, on injecte entre 5 et 10 unités Botox par point de traitement. C’est micro doses sont plus de 10 mille fois inférieures au seuil de déclenchement de paralysies graves.

 

Extrait vidéo de l'émission bien-être sur Vivolta (2009) : injections de Botox par le docteur Séchaud


Idée reçue N°2 : Le botox fige, je n’aurai plus d’expression

Il est vrai que le Botox agit sur les petits muscles peauciers qui assurent la mimique et dont les contractions répétées entrainent l’apparition des rides d’expression.
La connaissance très précise de l’anatomie et du mode d’action de ces muscles en fonction de leur localisation dans le visage, permet de cibler les zones d’action du Botox où l’amélioration esthétique sera obtenue sans altérer la mimique.
Il existe ainsi des zones taboues, telles que les joues, où le Botox ne doit pas être injecté au risque de paralyser le sourire.

C’est donc l’expérience du médecin et sa connaissance parfaite de l’anatomie des muscles faciaux et de leurs interactions qui permettent après un examen très précis de la mimique de déterminer les doses à appliquer sur tel ou tel muscle afin de « déstresser » la peau tout en conservant la mimique.


Idée reçue N°3 : j’ai peur d’avoir « les lèvres botoxées »

Lorsque les profanes parlent de «  lèvres botoxées », ils évoquent en fait ces « bouches de canard » aux lèvres trop volumineuses sans aucun naturel. Ces lèvres déformées n’ont aucun rapport avec la toxine botulique. Elles ont en fait été mal augmentées par des injections de produits volumateurs mis en place en trop grande quantité et à la mauvaise place. En réalité, des lèvres botoxées sont des lèvres paralysées qui ne pourraient plus siffler par exemple, gênant une élocution normale.

Idée reçue N°4 : Le botox fait tomber les sourcils et les paupières.

Une injection de toxine botulique ont pour but de relever légèrement les sourcils à la façon d’un lifting frontal, en neutralisant les muscles qui les abaissent. Un déplacement vers le bas des sourcils est du à une injection mal faite, soit trop près des sourcils, soit parce que le muscle frontal qui les relève à été injecté exagérément.

Il s’agit donc d’une faute technique liée à une mauvaise appréciation de l’anatomie et de la physiologie des muscles frontaux qui assurent le positionnement du sourcil.

En résumé les règles qui conditionnent un résultat optimum d’une injection du Botox sont les suivantes :

  • examiner consciencieusement le visage au repos et noter l’importance des rides, la position des sourcils et une éventuelle asymétrie
  • examiner soigneusement la mimique et la face des différents muscles qui positionnent les sourcils
  • bien repérer les points d’injection et noter les éventuelles asymétries pour rétablir l’équilibre
  • injecter en micro gouttes pour éviter la diffusion de la toxine à d’autres muscles
  • ne pas injecter trop près de sourcils
  • ne pas affaiblir de façon excessive le muscle frontal responsable des rides horizontales, ce qui entrainerait une chute des sourcils et un aspect figé
  • expliquer aux patients certains gestes qui doivent être évités dans les heures qui suivent les injections, le respect de ces règles fondamentales doit s’imposer à tout médecin injecteur, et l’amateurisme est interdit.

L’apparition de la Toxine Botulique dans l’arsenal thérapeutique esthétique est un immense progrès, comme a pu l’être la lipoaspiration à son époque. Le Botox permet d’éviter de nombreux liftings frontaux et de redynamiser le regard sans chirurgie.


© Docteur Jean-Louis Séchaud

Docteur Jean-Louis Séchaud Chirurgien Plasticien à Paris
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Esthétique Botox Anatomie