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Chirurgie esthétique : un équilibre difficile à trouver
Chirurgie esthétique : un équilibre difficile à trouver
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25 avril 2014 | 1 commentaires
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JulieMor, 2 articles (Rédacteur)

JulieMor

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Chirurgie esthétique : un équilibre difficile à trouver

Chirurgie esthétique : un équilibre difficile à trouver
Le nombre d’interventions de chirurgie et médecine esthétique augmente sans cesse dans le monde. Les célébrités y ont recours de plus en plus fréquemment et ont fini de décomplexer un secteur qui souffrait de préjugés moraux depuis de nombreuses années. Ce dernier est plus que florissant et chaque année apporte son lot de nouveautés dans le domaine. Les nouvelles pratiques se suivent, mais ne se ressemblent pas. Un constat qui nous rappelle qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Les techniques médicales doivent prouver leur efficacité et leur sécurité sur la durée. 
 

Un secteur en pleine expansion qui sait se renouveler

En 2011, selon l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery (ISAPS), plus de 15 millions d’interventions de chirurgie et de médecine esthétique ont été effectuées dans le monde. Une augmentation de 4 % par rapport à 2010. Les scandales tels que celui des prothèses PIP, qui a pourtant éclaté en 2010, ne semblent pas affecter le secteur, dans un essor constant depuis le début des années 2000. Véritablement démocratisée, la chirurgie esthétique est aujourd’hui acceptée par tous. Les personnes y ayant eu recours ne se cachent plus et certaines interventions sont complètement rentrées dans les normes.
 
En 2012, plus de trois millions d’injections de toxine botulique (botox) ont été administrées aux quatre coins de la planète. L’augmentation mammaire a finalement perdu sa première place du classement des opérations de chirurgie plastique les plus pratiquées, au profit de la liposuccion, aussi appelée chirurgie d’élimination de graisse, pratiquée 1,3 million de fois. Blépharoplastie (lifting de la paupière), plastie abdominale ou encore rhinoplastie sont devenues en l’espace de quelques années des interventions « stars », démocratisées par les célébrités et généralisées par les particuliers.
 
Ces pratiques se renouvellent chaque jour afin d’apporter un confort de plus en plus important aux patients. L’augmentation mammaire par exemple a vu deux évolutions majeures arriver ces dernières années : l’augmentation par transfert de graisse, récemment validée par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice en Esthétique, et l’augmentation par voie axillaire qui permet de ne laisser aucune cicatrice sur le sein, seulement une petite marque dans l’aisselle. On avance aujourd’hui vers une chirurgie plus douce, avec des cicatrices de moins en moins visibles et des techniques de plus en plus novatrices.
 

Quand nouveauté ne veut pas dire progrès

Toutes les nouveautés ne sont cependant pas bonnes à prendre. Il est important de rester vigilant et de ne pas confondre nouveauté et progrès. « Un progrès est une technique qui s’affirme dans le temps, par son application, par le changement qu’elle produit sur les résultats  » explique le chirurgien Jacques Ohana, directeur de la célèbre clinique Montaigne. Il y a quelques années, le laser et les ultrasons pour traiter les problèmes de cellulite sont apparus dans le secteur et nombreux été ceux qui criaient déjà au miracle. Ces techniques se sont pourtant révélées inefficaces. Aujourd’hui, la liposuccion par le froid (Lipodouce) pourrait prendre le même chemin. Une intervention en apparence plus douce, mais qui comporte d’importants risques de nécroses cutanées. 
 
En Angleterre, le « Loub job » (injection de collagène sur la plante des pieds afin de ne pas avoir mal en portant des talons) fait fureur depuis plusieurs mois alors même que de nombreux professionnels du secteur préviennent des risques que pourrait comporter cette pratique. « Cette technique n’a pas suffisamment de recul pour démontrer une parfaite innocuité. Par ailleurs les injections de collagène peuvent provoquer d’importantes allergies, et des intolérances cutanées  » précise le docteur David Picovski, chirurgien esthétique et plastique à Paris.
 
Laisser le temps aux autorités compétentes de juger des avantages et des inconvénients des nouveautés du secteur semble être la meilleure voie à adopter aujourd’hui. La chirurgie esthétique, aussi pratiquée qu’elle puisse être, reste de la chirurgie et comme pour toute intervention chirurgicale, elle n’est pas sans risque. Aux particuliers de savoir s’entourer de professionnels compétents et de ne pas se laisser prendre au jeu de la chirurgie bon marché délocalisée à l’étranger par exemple. Notre corps est notre plus bel outil, il serait dommage de l’abîmer pour une histoire de prix.
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Mots-clés :
Chirurgie esthétique
Commentaires
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par Marchaux (IP:xxx.xx6.143.244) le 26 avril 2014 a 15H25
Marchaux, 94 articles (Rédacteur)

Merci pour cet article qui est très intéressant !.