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Burn-out estival : les vacances, ça épuise. Il faut (au moins) 15 jours pour en profiter
Burn-out estival : les vacances, ça épuise. Il faut (au moins) 15 jours pour en profiter
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10 août 2015
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mackysanogo, 31 articles (Rédacteur)

mackysanogo

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Burn-out estival : les vacances, ça épuise. Il faut (au moins) 15 jours pour en profiter

Burn-out estival : les vacances, ça épuise. Il faut (au moins) 15 jours pour en profiter

Les vacances ne sont pas une période de tout repos pour les gens déjà stressés pendant l’année. Loin de se reposer, de plus en plus de personnes font ce que l’on appelle un "burn-out estival". Certains spécialistes s’accordent pour à trouver le terme un peu exagéré car le burn-out d’été n’est pas comparable au burn-out au travail, mais il existe. Comment expliquer ce phénomène ? Plusieurs facteurs entrent en jeu.

Les femmes sont plus exposées

Lorsque les couples se retrouvent en vacances, ils remplissent pleinement leur rôle de parents. Ils sont donc vite confrontés à la réalité de leur situation, comparé à l’idéal qu’ils ont imaginé. Ils voudraient être des parents dévoués, mais, fatigués, ils n'y arrivent pas.

Ils doivent aussi faire la différence entre leur plaisir et la réalité. Les parents aimeraient par exemple passer du temps en famille, avec leurs enfants et entre conjoints. Mais ils s’aperçoivent vite qu’avec des enfants à charge, ils ne peuvent pas profiter comme ils le voudraient.

Si hommes et femmes sont touchés par le burn-out estival, celui-ci touche encore plus les femmes, sur qui repose souvent et encore aujourd'hui l'essentiel des tâches ménagères.

Il faut partir au moins deux semaines

Toute l'année, lorsque nous travaillons, nous tenons la route jusqu’aux vacances. Beaucoup de gens se sont peut-être aperçus que plus les vacances approchent, moins nous supportons notre travail et les contraintes de la vie de tous les jours.

En fait, notre corps est constamment en état d’hyper-mobilisation, il épuise ses réserves d’énergie pour arriver jusqu’à une période de repos où il est censé se relâcher.

En revanche, il ne faut surtout pas passer d’une période d’activité intense à une période de creux. Pour vraiment en profiter, il faut un temps d’adaptation, essentiel pour passer de bonnes vacances. Car pendant toute la première semaine, nous sommes encore très fatigués à cause de la pression qui redescend.

Il faut absolument partir au moins deux semaines, car c’est pendant la deuxième semaine que l’organisme et le psychisme vont reprendre leurs forces et s’adapter à un nouveau rythme et à un nouvel environnement.

Si on loupe le virage de l’adaptation, le stress accumulé devient alors négatif et provoque la défaite de l’organisme avec, comme conséquences, l’épuisement et une perte d’énergie. Nous continuons à suivre le même rythme que pendant l’année, avec une activité aussi intense alors que nous avons épuisé nos réserves.

Placer la barre trop haut, même pendant les vacances

Certaines personnes au caractère consciencieux, voire obsessionnel, continuent de se placer des objectifs intenables pendant les vacances en succombant, notamment, à la pression sociétale : il faut voir beaucoup d’amis, faire de nombreuses activités et cuisiner de bons repas.

À cela s’ajoute aussi une pression conjugale : pendant nos vacances, nous voyons plus notre partenaire et nous demandons peut-être plus d’attention, notamment sexuelle.

Les femmes ont parfois également une pression physique qui les a poussées à faire un régime en vue des vacances, pour pouvoir rentrer dans des petites robes et être belles en maillot de bain. Tout cela, une fois de plus, pour correspondre à un idéal sociétal.

Réussir à s’accorder du temps

Le plus important dans une situation de surmenage c’est de communiquer – avec son conjoint en premier lieu – pour demander de l’aide avec les enfants, pour répartir les tâches ménagères etc. Et si les femmes sont plus enclines à succomber au burn-out estival, c’est encore plus difficile pour les mères célibataires. 

Les mères célibataires n’ont pas cette solution, elles doivent donc en parler à leur famille et trouver un compromis en expliquant à leurs enfants que ce sont des vacances pour tout le monde, pour eux comme pour elles et qu’elles ont besoin de temps pour se reposer.

Il serait aussi préférable de renoncer à nos idéaux de perfection. Si on part à l’étranger, ne pas vouloir tout visiter, par exemple. Si on va se ressourcer en famille, ne pas essayer de voir tout le monde mais se limiter à quelques personnes. 

Il faut éviter d’être frustré pour laisser place au plaisir qui se substitue à la réalité et surtout ne pas oublier que les vacances constituent un espace hors-temps.

 

 

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Mots-clés :
Vacances été Burn-out