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Barefoot running : des blessures aussi...
Barefoot running : des blessures aussi...
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23 juillet 2013 | 8 commentaires
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dbenjamin-podologue, 3 articles (Rédacteur)

dbenjamin-podologue

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Barefoot running : des blessures aussi...

Barefoot running : des blessures aussi...

Nous avons à peu près tout lu et tout entendu sur le barefoot running : le barefoot c’est la manière « naturelle » de courir, le barefoot permet de limiter les impacts, le barefoot permet de courir sans « s’abimer », le barefoot permet de ne plus se blesser en courant, le barefoot va ramener la paix dans le monde…

ENFIN des études sérieuses commencent à pointer le bout de leur nez et force est de constater qu’on ne nous a pas tout dit. Le lobby du barefoot running (industriels, journalistes et  associations) a bien travaillé et a très largement bénéficié du flou qui entoure cette discipline en mettant en avant des soi-disant bienfaits plus que discutables et mis à mal de plus en plus ces derniers mois.

Nous allons donc poser la question existentielle du moment : serions-nous moins blessés en pratiquant le barefoot running plutôt que la course à pied chaussée ? Et bien la réponse est NON, non, non et encore mille fois non.
 
1er point important ce fameux « impact transient » du talon (qui est absent dans le barefoot running et souvent présent dans la course à pied chaussée) objet de tous les fantasmes voir même d’hystérie collective chez certains coureurs adeptes de forum internet (il faut voir ce qu’on y lit ça vaut vraiment le détour parfois).
Il a tout d’abord été décrété il y a bien longtemps par les équipementiers sportifs que cet impact du talon au sol était nuisible pour le sportif et qu’il fallait absolument lutter contre soit par du gel (ASICS) ou de l’air encapsulé (Nike Air) par exemple. Il faut s’éloigner de cette idée infondée, notre appareil musculo-squelettique est conçu pour vivre avec ces contraintes mécaniques et ces impacts qui sont un facteur très important pour le maintien de la masse et de l’architecture osseuse chez l’homme, le fait d’amortir l’impact du talon dans la course à tout prix ou même le faire disparaître totalement n’a pas vraiment un grand intérêt et n’est que très rarement source de blessures sportives, un peu d’amortissement (que ce soit par le type de foulée ou la chaussure) notamment sur terrain dur c’est bien mais il faut arrêter d’en faire une obsession. Le Dr Stéphane Cascua une des références de la médecine sportive actuelle abonde dans ce sens : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-dangers-du-sport-avoir-de-bonnes-chaussures-nbsp—4353.asp?1=1#
 
Prenons un autre exemple, si cet impact taligrade était si nocif pour le coureur, les fractures de fatigue du calcanéum (os du talon rentrant en contact avec le sol) devraient être légion. Or, en traumatologie du sport, cette lésion est loin d’être la plus fréquente.
 
Maintenant laissons un peu la biomécanique et penchons-nous sur le côté médical de la chose, je vais vous parler d’une récente étude américaine publiée dans la bible de tous les professionnels de santé anglo-saxon travaillant dans le sport : « Medicine & Science in Sports & Exercise » et de mon expérience personnelle.
 
L’étude américaine a été faite par un radiologue de l’Utah Dr Douglas Brown en association avec Madame le professeur en science physique Sarah Ridge de l’université de Brigham. Un groupe de 36 coureurs dit expérimentés courant entre 25km et 50km par semaine avec des chaussures classiques ont été sélectionnés, à l’aide d’une IRM des clichés ont été pris du pied et de la jambe pour vérifier l’état osseux des sportifs et les potentiels lésions, la lecture des clichés a été faites par différents radiologues et la condition des sportifs a été jugé bonnes et sans lésions apparentes. 
 
De manière aléatoire la moitié des coureurs s’est vu attribuée une paire de chaussure minimaliste type VIBRAM five fingers, ces sportifs ont dû respecter le protocole datant de 2011 recommandé par VIBRAM en incorporant les five fingers de manière progressive dans leur entrainement : pendant 1 mile sur chaque course la 1ère semaine, 2 miles la 2ème semaine, 3 miles la 3ème puis autant que le sujet le souhaitait à partir de la 4ème semaine. Après 10 semaines de test les sportifs sont retournés chez les radiologues pour une IRM de contrôle et ces derniers ont évalué l’œdème médullaire (anomalie de la moelle osseuse facilement reconnaissable en IRM) en utilisant l’échelle de mesure suivante :
  • Œdème médullaire grade 0 : absence totale d’œdème
  • Œdème médullaire grade 1 : légère œdème associé à de légers remaniements osseux correspondant au simple fait de solliciter son squelette et signant la bonne santé de l’os (ce qui nous permet de souligner une nouvelle fois l’importance des contraintes mécaniques dans le rôle du maintien du squelette)
  • Œdème médullaire grade 2 : œdème plus important avec réactions anormales au stress mécanique pouvant être source de pathologies
  • Œdème médullaire grade 3 : œdème encore plus accentué considéré comme une blessure d’un point de vue radiologique avec risque important de fracture de fatigue ou stress
  • Œdème médullaire grade 4 : fracture de fatigue ou stress avérée

Voici le tableau de résultats :

 

Score œdème médullaire post-test

Coureurs chaussés

Coureurs minimalistes

Pas de blessures (score 0 à 1)

16

9

Blessures (score 2 à 4)

1

10

 

Nous voyons donc que la quantité de coureurs considérés comme blessés chez les barefoot runners est tout de même conséquente. Un point important doit être relevé : lors de cette étude les médecins ont utilisé les conseils de transitions entre chaussures et minimalistes datant 2011 qui ont depuis été modifié par Vibram… ah cette fameuse période transitoire tellement compliquée derrière laquelle tous les lobbyistes du barefoot running pourront toujours se réfugier pour continuer à nous vendre leur concept.
 
Bon il faut quand même nuancer tout ça, cette étude bien que formidablement intéressante et révélatrice ne reflète pas vraiment ce que je vis tous les jours dans mes consultations, il est à noter que dans cette étude les IRM musculaires, tendineuses et aponévrotiques n’ont pas montré de grandes différences entre les 2 groupes de coureurs et qu’il n’y avait pas de grandes différences non plus entres les clichés pré-test et les clichés post-test.
 
Voici mes statistiques personnelles des 18 derniers mois et des 84 coureurs blessés en phase de transition minimaliste que j’ai pu consulter avec le système de gradation suivant :
  • Blessure grade 1 : blessure légère nécessitant repos de quelques jours, pas forcément de traitement si 1er épisode douloureux isolé
  • Blessure grade 2 : blessure moyenne nécessitant repos plus long avec mise en place d’un traitement
  • Blessure grade 3 : blessure grave entrainant un arrêt de sport long et mise en place d’un traitement

Voici les résultats :

 

Blessures

Aponévrosites

Tendinopathies

Fractures stress

Grade 1

32

16

0

Grade 2

19

7

0

Grade 3

3

1

6

 

Comme vous pouvez le constater il n’y a pas beaucoup de fractures, ceci peut néanmoins être expliqué par le fait que les patients consultent largement de manière préférentiel leur médecins traitant pour ce type de lésions.
 
En revanche la proportion de d’aponévrosites et tendinopathies est importante et entre en conflit avec les résultats des IRM tendineuses et aponévrotiques de l’étude américaine, par contre elle est en accord avec le constat de mes confrères et consœurs à travers le monde.
 
Lors de différents congrès de podologie du sport et sur les forums de podologue plusieurs discussions et débats prennent place sur ce sujet mais nous nous rejoignons tous sur un point  : tout le monde ne peut pas courir pied nu ou en minimaliste. La recrudescence de ces pathologies chez les coureurs tentant l’expérience barefoot n’est tout de même pas négligeable sachant que ces patients ne présentaient aucuns problèmes avant.
 
La théorie des biologistes évolutionnistes comme Pr Daniel LIEBERMAN ou le journaliste Christopher McDougall (et son bestseller « Born to run ») qui mettent en avant le fait que nous sommes des animaux typés pour l’endurance avec un magnifique appareil locomoteur n’ayant pas besoin de chaussures est une vision très romantique de la chose, il faut quand même considérer que pour certains patients on se demande même s’il est bon de courir tout court au regard des défauts biomécaniques et des antécédents médicaux qu’ils présentent. De par la très grande disparité et différences observées chez l’Homme on ne peut absolument imposer ce genre d’idée à tout le monde.
 
Un dernier point très important est à relever : la majorité des blessures sportives dans la course à pied sont des blessures liées à une hyper sollicitation de structures anatomiques (muscles, tendons, aponévroses, articulations, os). Or le barefoot running accentue nettement toutes les sollicitations possibles et imaginables des structures anatomiques de l’appareil locomoteur.
 
Il ne faut quand même basculer dans l’anti-barefootisme primaire ou le barefoot bashing pour utiliser des termes à la mode. Je ne suis pas un anti-barefoot runner, j’ai reçu nombres de sportifs inquiets de potentiellement se blesser en minimaliste et devant le fait qu’ils ne présentaient aucun risque de pathologies et qu’ils appréciaient leur expérience barefoot running, je leur ai chaudement recommandé de continuer.

Je mets beaucoup de passion et de cœur à lutter contre des idées fausses que tentent de faire véhiculer les lobbyistes pour vous vendre leur came mais mon opinion est la suivante : si vous êtes relativement bien fichu avec une cambrure d’arche plantaire du pied honnête (ni trop ni pas assez), des genoux à peu près axé (pas de genoux cagneux ou jambes arquées), un bassin relativement équilibré (pas de bascule du bassin ni de différence de longueur de membre inférieur trop importante), un dos bien axé (peu d’inflexion scoliotique) et que vous ne présentez pas d’antécédents de blessures chroniques ou importantes vous pouvez vous mettre barefoot running sans problème. Transitez tranquillement en suivant les conseils des nombreux bouquins ou site web sur le sujet et vous avez très peu de chance de mal tolérer l’expérience car vous avez un appareil locomoteur quasi-parfait, faites-vous plaisir tant que vous voulez.

Pour les sportifs ayant des dysfonctionnements biomécaniques notables, des antécédents de blessure important, des blessures récurrentes ou une foulée instable, il est fortement conseillé de passer votre chemin. En vous mettant au minimaliste vous cherchez clairement les problèmes. Je n’ai rencontré jusqu’à présent aucun coureur blessé ou présentant des difficultés avec sa foulée ayant été sauvé par le barefoot running.

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Commentaires
3 votes
par Vince (IP:xxx.xx1.97.220) le 24 juillet 2013 a 11H17
Vince (Visiteur)

Après 3 ans de blessures quasi continue (double tendinite d’Achille, problème au genou gauche ... puis droite), des arrêts tous les 4 mois (ondes de chocs, repos), 4 paires de semelles orthopédiques différentes (un problème "corrigé" entrainant l’apparition d’un autre), mon médecin du sport (ni mes podologues du sport) ne sachant plus quoi faire, j’ai tenté "l’approche minimaliste" :
- réapprentissage de la course (alternance marche/course sur 5’, jusqu’à 30’) sur 2 mois (et non 4 semaines !!!)
- progression mesurée de l’augmentation des kilomètres et des types d’entrainements (footing, puis endurance active, puis fractionnés)
- changement complet de chaussure (type Merrel Trail Glove, Inov-8, Brooks Pure-Flow,...)

Bref ... une transition complet sur 12 mois (sans compétition, sans objectif autre que courir, se faire plaisir et surtout sortir des blessures).

Au bout de 2 mois, ma 1ere tendinite d’Achille (la plus récente ... la moins installée) avait disparue. La deuxième a été beaucoup plus longue a partir (8 mois) .... MAIS ELLE EST PARTIE (alors qu’elle n’avait jamais disparu même avec 3 ans de semelles ortho).

Après 1 an de transition, j’ai repris les courses (10km, semi, trail), avec des perfs meilleures (forcément, quand on est pas forcé de s’arrêter, les entrainements sont plus profitables).

Certes, j’ai eu quelques épisodes un peu en demi teintes (début de tendinite du jambier postérieur, contracture mollet) dont j’avoue être 100% responsable (brusque augmentation de la charge d’entrainement .... la sanction est radicale, tant en étant lourdement chaussé que légèrement !!).

Bref, pour mon cas, le passage en chaussure minimaliste m’a permis de sortir de la spirale infernale des blessures à répétition. Ce n’est ni miraculeux, ni instantané ... il faut du temps (surement beaucoup plus que ce que l’on s’imagine), beaucoup de patience et de motivation.

Par contre, quel plaisir de courir légèrement chaussé (j’ai réessayé de mettre des "grosses chaussures" pour voir .... plus jamais ! ;)).

1 vote
par Daniel Dubois (IP:xxx.xx9.231.239) le 25 juillet 2013 a 12H45
Daniel Dubois (Visiteur)

Heureusement que les témoignages identiques au tien sont de plus en plus nombreux, et viennent infirmer ces publications qui ne font que véhiculer des idées reçues... Nous passons notre temps à répondre qu’il n’y a pas de blessures liées directement au minimalisme, mais uniquement à une PHASE DE TRANSITION MENÉE DE FAÇON TRAUMATISANTE, en dépit de toutes les mises en garde que nous ne cessons de publier....

Il faut quand même reconnaître, ce que ne font jamais les auteurs de ce genre de publications, que l’écrasante majorité des coureurs ayant choisi le minimalisme, le font alors qu’ils ont été blessés !!... Ce qui en fait, reconnaissons-le, une population à risque, ce qui rend les bons résultats encore plus crédibles, il me semble...

Daniel

Daniel Dubois - Ostéopathe et Barefoot runner. Auteur de "Barefoot et Minimalisme - Courir Naturel" Ed. Amphora (2012) www.barefoot-runner-france.com https://www.facebook.com/daniel.a.d...

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par dbenjamin-podologue (IP:xxx.xx8.191.122) le 25 juillet 2013 a 14H34
dbenjamin-podologue, 3 articles (Rédacteur)

Cher ami,

Cela tombe très bien que vous commentiez mon article car vous faites parti des lobbyistes auxquels je pensais en écrivant mon article. Je tiens à vous préciser encore une fois que je ne suis pas un anti-barefoot runner mais je reste un professionnel alerte et averti. Une nouvelle fois (comme à chaque fois que l’on discute avec un pro-barefoot running) vous utilisez l’argument de cette fameuse phase de transition qui est certes très complexe et qui doit être bien managé (par ailleurs votre livre est très bon et à recommander à toute personne souhaitant se mettre au minimalisme) mais ce n’est pas un argument suffisant pour expliquer TOUTES les blessures qui peuvent survenir pendant la pratique de la course à pied nu. De plus avancer qu’il n’y a pas de blessures possibles liées au minimalisme est une ineptie totale, comme vous le savez très bien toute pratique sportive à contraintes et sollicitations répétitives comme la course à pied entraînent son lot de blessures avérées ou potentielles. Qu’il y ait une frange de la population qui se sent mieux en minimaliste ou pied nu pour courir c’est fort probable, en revanche pousser cette pratique au point de faire croire aux sportifs qu’ils ne seront plus jamais blessés ou en danger de blessure... je trouve cela plutôt dérangeant.

Au plaisir de vous lire. Cordialement.

Daniel BENJAMIN - Podologue du sport - Doctorant en biomécanique humaine, sport et santé

0 vote
par Daniel Dubois (IP:xxx.xx9.231.239) le 18 août 2013 a 00H30
Daniel Dubois (Visiteur)

Réponse à Daniel Benjamin :

Pouvez-vous me montrer précisément où j’ai écrit "qu’il n’y a pas de blessures possibles liées au minimalisme" ? J’aimerais bien le savoir car c’est faux, et avant de me taxer "d’ineptie" (ce qui serait vrai si je l’avais fait) il serait bon de ne rien inventer ou déformer afin de permettre ce genre de qualificatif aussi désobligeant que gratuit et erroné !!

De la même façon et pour poursuivre dans le domaine de la désinformation, je vous demanderais de citer précisément l’endroit où vous avez pu déduire que "je poussais cette pratique au point de faire croire (je suis donc aussi taxé de tromperie !!) aux sportifs qu’ils ne seront plus jamais blessés ou en danger de blessure"... Alors que vous soulignez vous même par ailleurs que je recommande la plus grande prudence dans la réalisation de la transition... pour éviter des blessures !!!.... Il faudrait être en accord avec vos propres propos afin de rester crédible et cohérent...

Quand au "lobby minimaliste", cela me donne enfin l’occasion de sourire : avec moins de 3% du marché équipementier, il est vrai que le poids marketing et commercial est colossal !!... Restons sérieux, alors que les enseignes continuent à vendre en masse des chaussures à amorti qui ont inondé le marché sans plus de justification scientifiques que nous, en études randomisées !! Notez (sans doute cela vous a-t-il échappé), que je reconnais (avec honnêteté !) que ces mêmes chaussures n’ont rien de dangereux si le coureur a une foulée médio-pied. Cela s’appelle avoir un jugement équitable...

Et si mes propos sont dérangeants, c’est sans doute parce que vous en avez une lecture sélective et une pensée dénuée de toute bonne foi. Abstenez vous alors de les lire, ce qui évitera de les déformer à votre avantage !

D.D.

0 vote
par Vince (IP:xxx.xx6.82.218) le 25 juillet 2013 a 16H25
Vince (Visiteur)

Si je puis me permettre d’ajouter une remarque (que je me suis faite il y a déjà quelques temps d’ailleurs) : Un des avantage de courir en chaussure minimaliste c’est qu’on comprends très vite qu’il faut y aller mollo, progressivement et écouter son corps. La chaussure ne "cache/masque" pas les effets d’une augmentation trop importante ou rapide de la charge d’entrainement ... ce que les "grosses chaussures" (je ne sais pas comment les appeler ...) ont tendance à faire avec tous les mousses EVA, Air et structure de renfort qu’elles comportent.

C’est un peu comme prendre des anti-inflammatoires : on a plus mal ... et on continue à courir ... mais la source de l’inflammation elle n’est pas traitée et la blessure s’aggrave.

Là, quand les mollets commencent à tirer ... je sais qu’il faut alléger, laisser au corps le temps de digérer la charge avant de continuer.

0 vote
par Daniel Dubois (IP:xxx.xx5.204.127) le 29 août 2013 a 10H17
Daniel Dubois (Visiteur)

1/ Je constate que Mr Benjamin ne commente pas ma réponse.....

2/ @ Vince : Tout à fait d’accord sur cette judicieuse remarque à propos de la modération du geste et de l’observation optimale du terrain à travers les sensations !... C’est cela qui "fâche" parfois les coureurs en début de transition, qu’ils appellent faussement "douleur" au lieu de "sensation devant conduire à la prudence et à la progressivité à travers leur respect" !!! Car pas de respect >> blessure (par leur faute et non pas à cause du concept minimaliste lui-même !!) et qui ne doit jamais, là plus qu’ailleurs, conduire à masquer ces sensations par aucun artifice médicamenteux, correcteur ou autre !...

0 vote
par dbenjamin-podologue (IP:xxx.xx8.191.122) le 30 août 2013 a 08H54
dbenjamin-podologue, 3 articles (Rédacteur)

Cher ami,

Excusez la réponse tardive mais mon activité professionnelle étant très prenante lors de cette rentrée et je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps à consacrer à internet. J’ai proposé à Mr Enguiale créateur et rédacteur du blog http://testeurs-outdoor.com/ d’organiser une interview sous forme de débat sur ce sujet, je réserve donc mes arguments pour ce jour. J’espère que vous saurez accepter cette invitation.

Bien cordialement. Daniel

0 vote
par S. Séhel (IP:xxx.xx4.88.71) le 14 septembre 2013 a 18H57
S. Séhel (Visiteur)

Pour éclairer les lecteurs, je me permettrai d’expliquer que courir naturel peut s’entendre de deux manières : d’un côté, le courir sans chaussures ou presque et de l’autre, la foulée médio-pied. Courir sans chaussures n’est qu’une pratique particulière de la foulée médio-pied et il ne faudrait pas que le lecteur assimile l’un avec l’autre. La foulée médio-pied est pratiquée par énormément des meilleurs coureurs de trail, triathlon ou course à pied et EN CHAUSSURES ! Je vous renvoie à mon ouvrage ou à celui de Fred Brigaud (Biomécanique de la course à pied) pour comprendre les qualités d’une telle foulée et surtout son intérêt pour réellement mieux courir (dans le sens d’avoir une gestuelle plus en accord avec son anatomie).

La plupart du temps, la foulée ultraminimaliste est une pratique plus ou tronquée de la foulée médio-pied ; elle est plus courte, plus dure pour les mollets le plus souvent ; il faut vraiment une technique et une musculature exceptionnelle pour pratiquer la foulée médio pied sur bitume et longtemps, comme on peut la pratiquer en chaussure (cf. la célèbre vidéo du Dr. Cucuzzella sur son site naturalrunningcenter.com).

Il ne faudrait pas que les peurs suscitées par une course ultraminimaliste ou pieds nus fassent que les coureurs ne découvrent pas les vertus de la foulée médio-pied en chaussures.

Et je serai ravi de participer à ce débat avec M. Enguiale ;-)

S. Séhél, auteur de "courir léger - light feet running" et du blog "leplaisirdecourir.blogspot".