Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Grosse chaleur : gardons la tête froide !
Grosse chaleur : gardons la tête froide !
note des lecteurs
date et réactions
22 août 2008
Auteur de l'article
Bien sûr santé, 12 articles (Site internet)

Bien sûr santé

Site internet
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
12
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Grosse chaleur : gardons la tête froide !

Grosse chaleur : gardons la tête froide !

L’été, il fait chaud... Même dans les régions dites tempérées. L’hécatombe due à la canicule de 2003 reste gravée dans les mémoires et les Pouvoirs publics en ont, depuis, tiré la leçon. Reste que la bonne gestion de ces périodes de grosse chaleur dépend plus de nous-mêmes que de l’Etat.

Avouons-le : certains des conseils officiels destinés à nous protéger des grands accès de canicule pourraient aussi provoquer de grands accès de fou rire tant ils tombent sous le sens. Depuis l’été 2003, on en aura entendu des appels à l’hydratation, des injonctions à fermer les volets le jour, à ouvrir les fenêtres la nuit, à se promener à la fraîche dans les centres commerciaux climatisés... D’accord, cela peut parfois paraître un peu bêta mais les chiffres montrent que c’est loin d’être le cas : ça marche. Et ce qui est vrai dans nos villes l’est également loin de chez nous.

Même les médicaments ont chaud

On en parle évidemment beaucoup en France dès que les premières chaleurs écrasent nos villes, mais la pollution sévit partout dans le monde, d’Athènes (une place sur le podium) à Pékin (autre place sur le podium) et a des conséquences très concrètes et immédiates.

Les concentrations de polluants atmosphériques (notamment d’ozone ou de dioxyde de soufre) peuvent en effet entraîner toutes sortes de manifestations pathologiques sous forme de conjonctivites, rhinite, toux, essoufflements, voire malaises, heureusement réversibles en quelques heures. Il existe une sensibilité individuelle à la pollution photochimique mais on sait que les populations les plus sensibles restent les enfants les personnes âgées, celles souffrant d’une pathologie respiratoire ou cardiovasculaire. Pour elles, la combinaison des effets de la pollution et de la canicule se potentialisent.

Les fortes chaleurs peuvent également avoir des effets dont on parle moins, notamment sur les médicaments.

Certains d’entre eux doivent être conservés entre +2 et +8°C. Quelle que soit la température extérieure, leur place est au réfrigérateur : en situation sédentaire et confortable, pas de souci. En revanche, s’il faut voyager avec ces médicaments, il faudra les transporter dans des conditions respectant la chaîne du froid (emballage isotherme réfrigéré). Pour les autres types de médicaments, à conserver à une température inférieure à 25 ou 30°C, un dépassement ponctuel est sans conséquence. Il est cependant conseillé de les transporter dans un sac isotherme non réfrigéré : les températures relevées dans les coffres ou les habitacles de voiture sont particulièrement élevées l’été. Là où vous souffrez de la chaleur, vos médicaments souffrent aussi.

Chaleur d’enfer, Suppo de Satan

Certaines formes pharmaceutiques sont sensibles aux élévations de température. C’est le cas de la plupart des crèmes... et de tous les suppositoires ! Outre le fait que leur utilisation devient pour le moins problématique, leur efficacité peut s’altérer considérablement. En règle générale d’ailleurs, tout produit dont l’apparence extérieure aura visiblement été modifiée ne doit pas être utilisé.

Allo, à l’eau !

Le Ministère de la Santé renouvelle cette année son dispositif de prévention. Un numéro d’appel gratuit a été mis en place jusqu’au 31 août : 0800.06.66.66

Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté