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Et si on s’obligeait à ne rien faire ?
Et si on s'obligeait à ne rien faire ?
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19 août 2008
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Laurence Roux-Fouillet, 95 articles (Sophrologue)

Laurence Roux-Fouillet

Sophrologue
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Et si on s’obligeait à ne rien faire ?

Et si on s'obligeait à ne rien faire ?

Le temps des vacances - où tout se ralentit un peu - nous conduit à changer de rythme. Or, toute l’année, nos vies sont remplies, pas une minute à nous ! Mes clients et mes élèves, quand ils arrivent à un cours ou une séance de relaxation, commencent tous par "souffler", enfin heureux de faire une pause dans leur journée.

Pourtant, certain(e)s culpabilisent : n’est-ce pas indécent de s’allonger pour se détendre en pleine journée ? N’aurais-je pas mieux à faire, plus utile ? La plupart de mes clientes confessent : "quand je fais un exercice de calme chez moi, je ferme les yeux...puis me lève d’un bond au bout de quelques secondes : une idée m’a traversé l’esprit, me rappelant à l’ordre".

Je le répète à loisir : le temps de détente est du temps UTILE. D’abord par ce que c’est du temps pour soi et "nous le valons bien" ! Comment, sinon, recharger les batteries ? Pourquoi culpabiliser quand nous prenons notre temps, alors qu’aucune mauvaise pensée ne traverse notre esprit quand nous sautons un repas ou veillons pour terminer notre travail ? Et nous savons que le sommeil, par exemple, est un phénomène physiologique indispensable pour l’équilibre de notre corps - physique et psychique.
Nous ne savons plus "ne rien faire"...

Comment, dès lors, procéder ? Idées impertinentes :
- décidez dans la semaine, le temps que vous acceptez de vous accorder rien que pour vous et vos rêveries : 1/4 d’heure ? 1 h ? Tenez-vous y !
- trouvez un "endroit de vide", pas forcément une île déserte mais un lieu où vous pouvez vous asseoir sans que votre regard soit accaparé.
- oubliez votre montre !
- débranchez volontairement vote téléphone, sans culpabiliser.
- ne vivez ces temps de pause QU’AU PRESENT. Bannissez toute idée passée ou future.
- fiez-vous à vos sens. Comme l’a décrit Vittoz (l’inventeur des "actes conscients"), relever tout ce que nous renvoient nos sens nous ancre dans le présent, et nous aide à "décrocher"
- pensez aux activités régressives, celles habituellement réservées aux enfants : marcher pieds nus, colorier, faire de la pâte à modeler, décrypter les nuages, observer les coccinelles...

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