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Un bébé meurt in-utero dans "la meilleure maternité de France"
Un bébé meurt in-utero dans "la meilleure maternité de France"
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4 février 2013
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Un bébé meurt in-utero dans "la meilleure maternité de France"

Un bébé meurt in-utero dans "la meilleure maternité de France"

Une triple enquête, à la fois médicale, administrative et judiciaire, à été lancée à la maternité de Cochin-Port-Royal, à Paris, suite au décès du bébé in utero d’une patiente. Cette dernière avait été renvoyée de la maternité pour manque de place. L’engorgement des maternités les mieux placées est d’ores et déjà pointé du doigt par des acteurs de la santé.

Un bébé est mort in utero, dans la nuit du 31 janvier au 1er février dernier, aux urgences de l’hôpital de Cochin-Port-Royal à Paris. On parle déjà d’un probable « scandale dans la meilleure maternité de France ». Et les faits sont effectivement dérangeants : Déborah, la mère, y avait rendez-vous pour un déclenchement d’accouchement. Mais elle aurait été renvoyée chez elle par « des sages-femmes débordées » (aux dires du Parisien) sans être transférée dans une autre maternité. Et ce alors que son accouchement devait être déclenché. Stéphane, le père de l’enfant à naître n’a pas tardé à porter plainte contre X pour « homicide involontaire par négligence ».
 
Pour éclaircir les circonstances de ce drame et, comme le souligne la ministre de la Santé Marisol Touraine, « pour que les parents puissent connaître toute l’étendue de la vérité », ce sont en fait pas moins de trois enquêtes -médicale, administrative et judiciaire- qui ont été lancées. Si le chef de la maternité de Cochin-Port-Royal, Dominique Cabrol, a indiqué que « l’établissement était, il est vrai, en saturation totale le 31 janvier dernier », le directeur du groupe hospitalier, Patrick Houssel, a de son côté fait preuve de davantage de prudence : « On va cerner tous les aspects de cette affaire, car il peut y avoir des causes médicales ».
 
Jean Marty, président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens, a pour sa part apporté son point de vue : « Il y a un engorgement dans les maternités de type III, qui proposent des équipements spéciaux dédiés à la néonatalogie et la réanimation néonatale, contrairement à celles de type I et II. Et l’hôpital de Cochin-Port-Royal fait partie de ces établissements habituellement destinés aux grossesses à risque ». Le personnel de la maternité, enfin, bénéficie d’une cellule psychologique, mise en place en ce 4 février.
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