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Suède : Deux greffes d’utérus de mère à fille
Suède : Deux greffes d'utérus de mère à fille
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20 septembre 2012
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Suède : Deux greffes d’utérus de mère à fille

Suède : Deux greffes d'utérus de mère à fille

L’Arabie Saoudite, en 2002, et la Turquie, en 2011, avaient déjà innové en matière de greffes d’utérus, mais il s’agit cette fois d’interventions par deux greffes d’utérus de mère à fille, ce qui en fait une première mondiale. En effet, le week-end dernier des médecins suédois ont procédé à deux transplantations d’organe en greffant à deux jeunes femmes infertiles les utérus de leurs mères. La nouvelle a été annoncée par l’Université de Göteborg, qui a ajouté que « l’opération s’est bien passée, mais il faudra attendre deux ans pour voir si elle a fonctionné ».

Deux jeunes femmes infertiles ont reçu, le week-end dernier, une greffe d’utérus de leur mère afin d’avoir la possibilité d’enfanter à leur tour. L’annonce a été faite le 18 septembre dernier par l’Université de Göteborg et l’Hôpital Universitaire Sahlgrenska. Lors d’un point presse, Krister Svahn, du pôle communication de l’hôpital, a indiqué que « l’une des femmes s’était fait retirer l’utérus après un traitement contre le cancer du col de l’utérus. L’autre femme était née sans utérus. Les deux femmes ont une trentaine d’années ».
 
Mats Brännström , professeur de gynécologie et d’obstétrique à l’Université de Göteborg, a expliqué plus en détail cette étape clé née d’un projet universitaire : « Plus de dix chirurgiens ont participé aux opérations qui ont été effectuées sans complications. Les femmes impliquées se portent bien, mais sont dans un état de fatigue suite aux interventions. Elles pourront quitter l’hôpital dans quelques jours ». L’une des deux jeunes femmes ayant reçu la greffe a fait une déclaration aux journalistes. Ces derniers ont respecté son anonymat, et l’ont appelé Anna dans leurs colonnes : « J’ai toujours été triste de ne pas pouvoir mettre au monde mon propre enfant. Maintenant, j’ose espérer ».
 
Attendons de voir, car pour l’instant rien ne dit que l’utérus soit fonctionnel, et les intéressées devront attendre un an avant de pouvoir entamer une procédure de fécondation in vitro. Un médecin de l’équipe, Michael Olausson, a précisé que « le risque de rejet de la greffe devrait être identique à celui de n’importe quel autre organe, soit de l’ordre de 20% ». Ces greffes d’utérus marquent une étape importante dans les recherches en cours dans l’université suédoise et menées depuis 1999. Ce projet de recherche mobilise à l’heure actuelle 20 scientifiques, médecins et spécialistes.
 
Photo : realisten.se
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