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STIMULEZ VOTRE FERTILITÉ
STIMULEZ VOTRE FERTILITÉ
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4 décembre 2014
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Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

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STIMULEZ VOTRE FERTILITÉ

STIMULEZ VOTRE FERTILITÉ

Pas de bébé en vue et vous vous impatientez  ? Ne pensez pas trop vite que vous êtes infertile. Avant d’envisager des techniques lourdes d’assistance à la procréation, mettez toutes les chances de votre côté.

On estime qu’aujourd’hui 1 couple sur 10 connaît, à un moment ou un autre, une période d’infertilité. À cela plusieurs explications, dont l’augmentation du nombre de familles recomposées et le choix plus fréquent pour les femmes de privilégier la carrière professionnelle. Dans ces conditions, les essais de procréation naturelle sont tardifs, alors que la fertilité baisse physiologiquement avec l’âge.
 
À 40 ans, une femme «  tombe  » enceinte beaucoup moins facilement qu’à 20 ou 30 ans. Le rôle de l’environnement est également prouvé, en particulier la présence de «  perturbateurs endocriniens  », des substances présentes dans toutes sortes de produits utilisés quotidiennement  :
aliments d’origine animale ou végétale, emballages alimentaires, produits de combustion, mobilier… La Communauté européenne a interdit le bisphénol A dans la fabrication des biberons et mis en place la directive REACH qui impose aux industriels une évaluation toxicologique de tout nouveau produit mis sur le marché  ; mais cette politique est récente et le constat est inquiétant. Par exemple, la teneur en spermatozoïdes du sperme masculin a sérieusement chuté.
 
Autre cause d’infertilité ou d’hypofertilité (diminution de la fertilité conduisant à un allongement du temps mis pour concevoir un enfant)  : les modifications de notre alimentation, responsables de déséquilibres en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Ne passurmédicaliser la procréation

Les couples ne comprennent pas toujours qu’arrêter la contraception ne suffit pas pour déclencher une grossesse ou que, passée la trentaine, la fertilité diminuant, il faut un peu plus de temps pour l’obtenir. Ils s’impatientent et font appel
de plus en plus à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Attention à la surmédicalisation !

Des compléments alimentaires

Avant de vous précipiter dans un centre de fertilité, interrogez votre mode de vie. Le tabac, l’alcool, une surcharge de travail, un environnement pollué nuisent à la qualité des spermatozoïdes. Créez un environnement favorable, privilégiez les aliments riches en antioxydants, fruits et légumes surtout, et donnez un coup de pouce à la nature en faisant une cure de compléments alimentaires spécifiques  : à base de vitamines, de minéraux, d’oméga 3 et d’acides aminés. Leur composition diffère entre les hommes et les femmes.

Les causes communes d’infertilité

Quand rien n’y fait, il y a lieu de consulter, car les techniques d’aide à la procréation se perfectionnent, et permettent à de nombreux couples d’avoir l’enfant qu’ils n’auraient pas eu autrefois. Des examens sont indispensables pour déterminer la ou les causes d’infertilité. Préalable indispensable au choix de la meilleure stratégie.

L’homme est «  responsable  » de plus de 20 % des infertilités par  :
- L’absence de sperme dans l’éjaculat. Soit parce que les spermatozoïdes ne sont pas fabriqués, soit parce qu’ils sont retenus dans les testicules.
- L’éjaculation rétrograde. Les spermatozoïdes sont expulsés dans la vessie au lieu de s’extérioriser par la verge.
- L’altération du nombre et/ou de la mobilité des spermatozoïdes, qui les rend incapables de féconder l’ovule féminin.
- Ou d’autres causes  : traumatisme des testicules varicocèle (varice des veines des testicules), séquelles d‘infection virale (oreillons) ou bien maladie sexuellement transmissible, effets indésirables d’une chimiothérapie anticancéreuse.

La femme est en cause dans environ 33 % des cas. Il s’agit souvent d’une anomalie de l’ovulation, ou des trompes, souvent altérées ou bouchées après une infection (sexuellement transmissible surtout), ou après une grossesse extra-utérine (fixée dans une trompe). Une anomalie de la glaire cervicale ou encore un syndrome des ovaires polykystiques, sont aussi possibles. Outre l’âge, l’obésité ou l’anorexie, des problèmes thyroïdiens, l’alcoolisme, le tabagisme constituent des causes indirectes d’infertilité.

 Les infertilités mixtes résultent d’anomalies féminines et masculines. Elles sont majoritaires (40 %) et difficiles à résoudre car les traitements doivent être synchronisés, de manière à réunir en même temps les meilleures chances d’ovulation et de fécondation par le sperme.

Les infertilités inexpliquées sont estimées à 6 %. Aucune anomalie  ! Et pourtant… l’enfant ne paraît pas.

LUCILE DAUTREMENT


 LA FIV DEPUIS AMANDINE

En France, les recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP), ou procréation médicalement assistée (PMA), augmentent d’année en année, depuis la naissance d’Amandine premier bébé-éprouvette français en 1982. Selon l’Agence de la Biomédecine, en 2012 quelque 143 000 tentatives de PMA ont été réalisées en France. Elles ont permis la naissance de près de 23 000 enfants, soit 2,9 % des naissances enregistrées cette année-là.

- Différentes techniques sont possibles. Dans 5 % des cas environ, le couple doit recourir au don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes selon les cas) ou, très rarement, d’embryons.

- Les autres techniques sont intraconjugales, autrement dit réalisées avec les gamètes du couple. Dans un quart des cas, les naissances sont obtenues par insémination intra-utérine et dans trois quarts des cas par fécondation in vitro (FIV). Cette technique a, il est vrai, bénéficié d’une avancée médicale, l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), qui consiste à injecter un spermatozoïde dans l’ovule à l’aide d’une micro-pipette. Aujourd’hui, un couple a, grâce à la FIV, presque 1 chance sur 2 d’avoir un enfant. Mais le taux de succès chute fortement avec l’âge.

À savoir

Le laboratoire Roche a lancé récemment un nouveau test de fertilité (Elecsys®) destiné à évaluer la réserve ovarienne des femmes en vue d’une grossesse. Ce test sanguin (sur prescription) est le premier test entièrement automatisé, donc rapide, fiable et précis, ciblant l’hormone anti-mullérienne (AMH). Le niveau de cette hormone, produite par les follicules ovariens, reflète la taille de
la réserve en ovules
disponibles.

À lire

VOYAGE AU PAYS DES INFERTILES
L’auteur, psychanalyste spécialiste des questions de filiation et de procréation, nous livre son expérience quotidienne.
Geneviève Delaisi de Parseval, Ed. Odile Jacob, 21,90 €.

Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés

SOURCES

  • www.bienetre-et-sante.fr
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