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Scandale PIP : 30 000 femmes bientôt opérées ?
Scandale PIP : 30 000 femmes bientôt opérées ?
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20 décembre 2011 | 2 commentaires
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Scandale PIP : 30 000 femmes bientôt opérées ?

Scandale PIP : 30 000 femmes bientôt opérées ?

Les 30 000 femmes porteuses de prothèses mammaires de type PIP que compte l’hexagone devraient savoir le 23 décembre prochain si un retrait de ces implants défectueux, qui reste pour l’heure évoqué, sera recommandé. Cette mesure, envisagée par les autorités sanitaires suite aux soupçons liant les prothèses à une apparition de cancer, soulève une autre question chez les intéressées : Les frais médicaux inhérents à cette opération éventuelle, seront-ils pris en charge par la sécurité sociale ? La Direction générale de la Santé assure que oui.

Plusieurs sources, dont le quotidien Libération, croient savoir que la décision a pratiquement été prise par les autorités sanitaires. Et le docteur Dominique Michel Courtois, membre de l’association des victimes, se serait d’ores et déjà réjoui de cette « excellente nouvelle ». Mais le directeur général de la Santé Jean-Yves Grall tempère au micro de France Info : « Attendez la fin de la semaine pour connaître la position des autorités  ». L’hebdomadaire L’Express, en tout cas, est certain d’une chose : Les 30 000 femmes porteuses des prothèses mammaires de type PIP (pour Poly Implant Prothèse), des implants jugés défectueux, seront fixées sur leur sort vendredi. Parmi elles, 2 000 plaignantes.

A cette date les autorités sanitaires, par la voie d’un groupe d’experts fédéré par le gouvernement (cancérologues, hématologues et chirurgiens) devraient être catégoriques dans une recommandation probable en direction des femmes concernées pour se faire réopérer et ainsi se faire retirer les implants. A l’origine de cette affaire se trouve la mort d’une femme qui aurait succombé suite au cancer induit par les prothèses. Selon l’Afssaps le nombre de cancers officiels est par la suite monté à huit. Le ministère de la Santé évite pourtant toute dramatisation des événements : « Rien n’est avéré dans ce dossier, et l’on n’est pas dans un risque sanitaire urgent », une position relayée par la ministre du Budget Valérie Pécresse sur LCI.

Pour le professeur Laurent Lantieri, chirurgien plasticien membre du comité de suivi de l’affaire qui s’est exprimé sur Europe 1, il serait question d’ « une crise sanitaire liée à une escroquerie. Les professionnels de santé en sont conscients. Pour ces prothèses il y a un risque de rupture, et s’il y a rupture le silicone se répand. Donc il vaut mieux les enlever, mais les enlever de manière préventive ». La Direction générale de la Santé indique pour sa part que « toutes les femmes porteuses d’implants PIP seront remboursées de leurs frais médicaux et chirurgicaux liés à l’explantation ». Un numéro Vert, le 0800 636 636, a été mis à disposition pour les femmes concernées.
 

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Commentaires
2 votes
par Arnes (IP:xxx.xx9.42.132) le 21 décembre 2011 a 12H00
Arnes (Visiteur)

Un garagiste qui installe une piece défectueuse est condamné en cas d’accident causé par cette piece.

Ces chirurgiens esthétiques ayant décidé du choix et de la marque de la prothèse qu’ils implantent à prix d’or sont responsables à leurs frais des actes réparateurs en cas de risque potentiel sur la santé. En aucun cas ces coûts devraient être supportés par le contribuable.

Charge à ces chirurgiens de se retourner vers leur fournisseur ou vers l’organisme de certification des prothèses

0 vote
(IP:xxx.xx9.142.178) le 21 décembre 2011 a 16H18
 (Visiteur)

Tout à fait d’accord.