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Retrait des implants PIP : Après l’Allemagne, feu vert des Pays-Bas
Retrait des implants PIP : Après l'Allemagne, feu vert des Pays-Bas
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11 janvier 2012
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Retrait des implants PIP : Après l’Allemagne, feu vert des Pays-Bas

Retrait des implants PIP : Après l'Allemagne, feu vert des Pays-Bas

La réputation de Jean-Claude Mas, ancien patron de PIP, n’est plus à faire. Véritable Rapetou, ce dernier aurait cédé ses biens immobiliers à ses proches pour ne pas avoir à indemniser les victimes s’il est jugé coupable. Il affirme aujourd’hui aux enquêteurs « être sur la paille ». Dans le même temps, l’émoi mondial provoqué par les implants frauduleux est toujours aussi intense, et la réaction des gouvernements varie de la prévention à l’attentisme. Après l’Allemagne, les Pays-Bas viennent à leur tour de suivre la position française : Les autorités sanitaires néerlandaises ont recommandé le 11 janvier aux femmes porteuses des prothèses mammaire fabriquées par PIP de se les faire enlever.

Dans le monde ce sont 500 000 femmes, dans pas moins de 65 pays différents, qui portent actuellement des prothèses conçues par la société varoise Poly Implants Prothèses (PIP). Et la colère est particulièrement vive en Amérique du sud : un millier de Vénézuéliennes et d’Argentines veulent en découdre au tribunal avec la société PIP et les autorités françaises responsables. La France a recommandé le retrait des ces implants défectueux le 23 décembre dernier. Plus récemment, l’Allemagne -où 7 500 femmes seraient concernées- a fait de même le 6 janvier dernier.

Si le Royaume-Uni (qui compte 40 000 porteuses des ces produits à la qualité décriée) maintient sa position en estimant une telle recommandation injustifiée, les autorités sanitaires néerlandaises ont en revanche recommandé le 11 janvier le retrait des prothèses bricolées par Jean-Claude Mas. Et ce en raison d’« incertitudes » accumulées au gré des informations. Les autorités sanitaires néerlandaises (IGZ) et l’Association néerlandaise de la chirurgie plastique (NVPC) ont ainsi fait publier un communiqué commun indiquant qu’« il est conseillé de retirer la prothèse PIP, même lorsqu’il n’y a pas de fissure détectée ». Diane Bouhuijs, porte-parole de l’IGZ, a précisé que « le choix de retrait de ces prothèses appartient bien évidemment aux femmes concernées, en consultation avec un médecin ».

La ministre néerlandaise de la Santé Edith Schippers avait préalablement conseillé aux porteuses des produits PIP d’effectuer des contrôles à titre préventif. Cette même ministre, qui a indiqué que le coût des opérations serait remboursé, vient d’être interpellée au parlement néerlandais par une députée de l’opposition de gauche, Linda Voortman, qui souhaite une clarification sur le financement total des retraits des implants PIP. Cette dernière estime que « les coûts, incluant ceux des suivis médicaux éventuels, doivent être à la charge des hôpitaux et non des patientes ».

Les prothèses mammaires de Jean-Claude Mas étaient commercialisés jusqu’en 2010 aux Pays-Bas par la société Rofil sous la marque M-Implants. Leur commerce fut ensuite interdit. Il y aurait aux Pays-Bas, selon les estimations, de 1000 à 1400 femmes porteuses de ces produits. Selon le quotidien Limburgse Courant, c’est la clinique d’Atrium, dans la ville de Heerlen (au sud-est du pays), qui aurait procédé aux poses des prothèses PIP les plus nombreuses : 350 femmes y auraient effectué une opération. 
 

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