Prothèses PIP : J’ai de la peine avec Swissmedic

Les autorités sanitaires allemandes et néerlandaises se sont alignées sur la France, en recommandant un retrait des implants mammaires PIP, les autorités britanniques ayant pour leur part choisi de rembourser le retrait aux porteuses opérées à la suite d’un cancer du sein.
Et de l’autre côté du lac Léman ? Il n’est pas question de retrait en Suisse en raison d’une absence de données faisant état d’un "risque accru de cancer". Swissmedic (l’institut suisse des produits thérapeutiques) conseille simplement aux patientes porteuses des produits PIP d’effectuer un examen
de routine tous les six mois, et de contacter leur chirurgien en cas
de problème. Le docteur Bertrand Buchs, vice-président de l’Association des médecins de Genève, livre son sentiment.
Prothèse du sein PIP, il est urgent d’attendre.
A la bernoise, donc plus lent qu’à la vaudoise.
Il n’y pas le feu au lac.
On constate, on ausculte et si ça pète on remplace.
Franchement, j’ai de la peine à suivre.
On nous a fait tout « un caca nerveux » avec la grippe chochonesque.
Campagne de vaccination en urgence. Risque mortel. Et patati patata, du vent.
Et là, on laisse 200 à 300 femmes en Suisse dans l’angoisse.
Je ne suis pas gynéco ni plasticien, mais ce que je sais comme rhumato, c’est que le silicone peut poser de graves problèmes s’il se promène dans le corps.
Le risque de maladie auto-immune (le corps qui attaque ses propres constituants) est très significativement augmenté. Ces maladies s’appellent, dans ma spécialité, des collagénoses.
Le simple principe de précaution exige le remplacement.
Un point, c’est tout.
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