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PIP : Une double base de données pour déjouer les contrôles
PIP : Une double base de données pour déjouer les contrôles
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6 janvier 2012
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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PIP : Une double base de données pour déjouer les contrôles

PIP : Une double base de données pour déjouer les contrôles

Le scandale des prothèses PIP se soldera au tribunal correctionnel de Marseille en octobre prochain. Entre-temps, la question de l’indemnisation des victimes devra être réglée. Les enquêteurs ont d’ores et déjà entendu Jean-Claude Mas, fondateur de la société PIP. Ce dernier, qui a assumé sans regret la supercherie de ses prothèses mammaires, risque, tout comme d’autres dirigeants de son entreprise, la prison et de fortes amendes. Dernier rebondissement en date : Selon le PV d’audition d’une ancienne salariée de PIP, la société de Jean-Claude Mas disposait d’une double base de données dans le but de déjouer les contrôles de l’organisme certificateur allemand TÜV Rheinland.

Une ancienne salariée de la société varoise Poly Implants Prothèses (PIP), sous les feux médiatiques et judiciaires, l’affirme sans détour : Une double base de données avait été dressée pour déjouer les contrôles de l’organisme certificateur d’outre-Rhin TÜV Rheinland. Les spécialistes allemands « vérifiaient seulement si le cahier des charges était respecté, où seul le nom du gel américain autorisé, le Nusil, était mentionné ». Aux dires de la salariée, une ancienne directrice qualité dont le PV d’audition a pu être consulté par l’AFP, « aucun échantillon de prothèse n’était testé par TÜV ».

L’intéressée affirme en outre que « pendant les audits, au niveau de la base achats, les données informatiques s’effaçaient comme par enchantement. Tout ce qui pouvait concerner Brenntag (un des fournisseurs des composants des composants du gel PIP) disparaissait le temps de la visite des allemands. Brenntag n’existait plus, c’est aussi simple que ça. Les experts de TÜV, en regardant les chiffres à deux fois, auraient pu se rendre compte que les quantités facturées par Nusil ne correspondaient pas aux quantités nécessaires à la fabrication ». Prévoyant, Jean-Claude Mas s’était pourtant préparé à une curiosité éventuelle des contrôleurs, car selon la salariée auditionnée « pendant l’inspection de l’Afssaps, le patron de PIP avait dans sa poche une clef USB contenant des factures falsifiées qu’il avait faites lui-même, au cas où des questions commenceraient à fuser ». Par ailleurs, « les ingrédients de la formule du gel PIP étaient dissimulés dans des camions que TÜV n’a jamais inspecté ».
 

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