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Ménopause et le traitement hormonal
Ménopause et le traitement hormonal
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12 octobre 2009
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David Elia, 34 articles (Gynécologue)

David Elia

Gynécologue
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Ménopause et le traitement hormonal

Ménopause et le traitement hormonal

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Lorsque le traitement hormonal est fondamental : la ménopause précoce

Nous la citons pour mémoire, car c’est - heureusement - une chose excessivement rare. Mais il arrive qu’un déficit congénital, une anomalie des ovaires fassent que ces ovaires s’arrêtent de fonctionner avant 40, et parfois même avant 20 ans ! Elle se révèle par ces symptômes majeurs que sont l’arrêt des règles et les bouffées de chaleur, et pose parfois des problèmes de stérilité définitive.
 
Le remède est le même que pour la ménopause normale, car on voit apparaître, dès l’arrêt des règles, un double risque celui du vieillissement accéléré et celui de l’ostéoporose.

Traitement judicieux aussi pour la ménopause chirurgicale

Lorsqu’il faut par nécessité enlever les ovaires, on parle de ménopause artificielle. Le chirurgien, en général, ôte en même temps l’utérus. C’est une opération de véritable castration qui n’est justifiée que dans un contexte grave.
 
La conséquence immédiate en est la disparition des règles, bien sûr, mais surtout un état de carence oestrogénique très intense, induit de façon extrêmement brutale (à l’encontre d’une ménopause naturelle) qui crée un véritable état d’urgence dans l’organisme.
 
Dans 90 % des cas, des bouffées de chaleur d’une ampleur considérable apparaissent et ne cèdent que devant un traitement hormonal sérieux. En aucun cas, elles ne décroissent spontanément, comme cela arrive souvent dans la ménopause normale. Au contraire, il arrive qu’elles réapparaissent, parfois dix ans après l’opération, si l’on arrête le traitement hormonal. Prise de poids constante, troubles psychologiques, troubles sexuels (par sécheresse vaginale et atrophie de tout
l’appareil génital), le bilan de la ménopause artificielle exige la mise en place d’un traitement substitutif dont on peut difficilement mettre en cause l’opportunité. Les oestrogènes sont dans ce cas d’une nécessité vitale. On les administre par voie générale (comprimés) ou par voie locale (gel ou patch). Dans le cas où le traitement oestrogénique se révèle contre-indiqué, le recours aux ovules locaux reste possible.

Après la ménopause deux ou trois façons d’envisager l’avenir

La métamorphose est amorcée, voire accomplie. Et il y a toujours une manière optimiste d’envisager les choses. Le mieux est de faire un bilan sérieux des gains et des pertes, des avantages et des désagréments de ce nouvel état qui marque surtout le début de tout un recyclage psychosociologique.
 
Un premier point à poser : vous êtes toujours vous. Entière, intègre, inchangée. Nous voulons parler bien sûr de votre personne, et non pas seulement de votre corps qui, lui, passe par les étapes normales et banales de l’âge. Car il est évident que votre corps a changé. Mais une femme de 50 ans - parce qu’elle n’a plus ses règles, parce qu’elle ne peut plus avoir d’enfants - est-elle pour autant amoindrie ? Aujourd’hui, si la fonction maternelle n’a rien perdu de sa valeur, elle ne définit plus la femme entièrement. Il y a même quelques bénéfices à tirer de ce nouveau statut de femme. Finie, la contrainte du cycle menstruel ; finis, les problèmes de la contraception. Vous êtes tranquille. Les inconforts de l’âge ? Nous avons vu combien a médecine, aujourd’hui, pouvait vous en soulager, si toutefois vous voulez bien y recourir. De plus, ce corps, personne ne vous en veut plus de l’entretenir, de le soigner, de l’habiller avec soin. Vous gardez votre élégance, et vous pouvez même retrouver un second souffle et une nouvelle image de vous-même, en accord avec votre vécu.
 
Songez aussi que - une fois le cap passé- il vient aux femmes une énergie sereine et une disponibilité qu’elles peuvent consacrer à leurs tâches personnelles ou au travail professionnel. Et bien des femmes nous ont dit la médecine, aujourd’hui, pouvait vous en soulager, si toutefois vous voulez bien y recourir. De plus, ce corps, personne ne vous en veut plus de l’entretenir, de le soigner, de l’habiller avec soin. Vous gardez votre élégance, et vous pouvez même retrouver un second souffle et une nouvelle image de vous-même, en accord avec votre vécu.




 
 
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