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Les prothèses PIP ne seraient pas cancérigènes
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18 juin 2012
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Les prothèses PIP ne seraient pas cancérigènes

Les prothèses PIP ne seraient pas cancérigènes

Les implants mammaires PIP, remplis d’un gel de silicone "frelaté", ne présenteraient pas de risque pour la santé. Ni toxiques, ni cancérigènes, ces implants conçus par Jean-Claude Mas et sa société varoise présenteraient tout de même un taux de rupture deux fois plus élevés que ceux des autres marques. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par les experts du National Health Service (NHS), le service de la santé publique au Royaume-Uni.

Le professeur Bruce Keogh, à la tête de la direction médicale du NHS, a dirigé une étude sur les implants mammaires de la marque PIP qui a été publiée le 18 juin. A cette occasion, l’intéressé a indiqué à la presse que « les multiples tests réalisés ont montré que ces implants ne présentent pas de risques à long terme pour la santé des femmes ». Les travaux effectués sur le sol britannique par l’équipe d’experts réunis autour de Bruce Keogh ont porté sur 240 000 implants de différentes marques et qui ont été placés sur 130 000 femmes. Et les auteurs l’assurent : les composants réunis par PIP ne sont ni toxiques, ni cancérigènes.

Néanmoins, et toujours d’après l’étude, ces implants "made by Jean-Claude Mas" seraient d’une qualité bien moindre que celle des autres implants. Ils présenteraient en effet 15 à 30% de risques de se déchirer au bout de dix ans d’utilisation, alors que le taux de rupture ne serait que de 10 à 14% chez ceux des autres marques, toujours pour la même période. Pour rappel, les implants PIP étaient exportés à hauteur de 84%, notamment vers les pays d’Amérique latine (friands de chirurgie), l’Espagne et le Royaume-Uni. La France a recommandé l’extraction de ces implants aux femmes porteuses en décembre dernier, mais le message n’a pas été le même outre-Manche, où les autorités sanitaires n’ont pas évoqué de retrait en direction des 47 000 femmes porteuses britanniques.

Photo : Londres, le 18 février 2012. Des femmes manifestent devant le Parlement britanniques pour protester contre le refus des députés de se prononcer pour un financement des retraits des implants PIP.
 
 
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