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Les ondes électromagnétiques sont-elles néfastes pour le foetus ?
Les ondes électromagnétiques sont-elles néfastes pour le foetus?
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11 juin | 1 commentaires
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Jean-Yves Dionne, 33 articles (Expert-conseil)

Jean-Yves Dionne

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Les ondes électromagnétiques sont-elles néfastes pour le foetus ?

Les ondes électromagnétiques sont-elles néfastes pour le foetus?
L’organisme américain BabySafe Project part en campagne pour nous en convaincre.
 
Au Québec, si on se fie à notre fournisseur nationalisé d’électricité, Hydro-Québec, les ondes de communication des cellulaires, du WiFi, de leur compteurs communicants et des compteurs d’eau potable utilisant la même technologie sont tout à fait sécuritaires. Toujours selon eux, quiconque affirme le contraire fabule.
 
Pourtant, si vous lisez les articles traitant du sujet sur ce blogue, vous constaterez qu’il est loin d’être certain que l’exposition à ces ondes soit bénigne. Et si on admet ne serait-ce que la possibilité d’un effet délétère de ces ondes chez certaines personnes, qu’en est-il de l’être fragile qu’est le fœtus ?
 
Le fœtus est souvent la première victime lorsque la mère est exposée à une substance néfaste, à la pollution,(1) à une carence ou suite à certains comportements. Le développement de l’enfant durant cette phase est très rapide et les processus cellulaires et différents stades de maturation sont autant de places potentielles pour qu’un dommage irréparable s’installe.
 

Quelques causes de malformation

Pensons à la thalidomide, un médicament contre la nausée vendu en 1961 au Canada. Ce médicament était pourtant sécuritaire et très bien toléré… sauf durant une certaine période de la grossesse. Il a causé des déformations, des atrophies des membres chez les enfants des mères qui en ont consommé.
La carence en acide folique est associée à une malformation du tube neural qui peut aboutir à des troubles neurologiques graves comme le spinabifida.
La consommation d’alcool durant la grossesse peut entrainer un syndrome alcoolique fœtal qui a de graves conséquences neurologiques et comportementales.
On utilise dans ces cas de malformations le terme de tératogénicité (voir aussi tératogène sur Wikipédia).
 
Notre exposition aux rayonnements électromagnétiques n’a cessé de s’accroitre au cours des dernières années et, jusqu’à récemment, personne ne s’était réellement demandé si leurs effets sur le fœtus pouvaient être néfastes ? Aujourd’hui, a-t-on suffisamment de preuve d’un effet délétère ou, à tout le moins, des doutes raisonnables ?
 

Études sur les effets des rayonnements électromagnétiques

Pour l’instant, la science cité par le groupe Babysafe project est assez préliminaire, mais elle est passablement convaincante.
 
La première étude citée a été effectuée chez des souris enceintes qu’on a soumises aux rayonnements de téléphones cellulaires en fonction, sans plus d’intensité, mais continuellement en mode « appel ». Par rapport au contrôle, les rejetons irradiés démontrent un comportement hyperactif et un mémoire réduite. Ces changements sont également mesurables sur le cortex cérébral des animaux.(2)
 
Le site de BabySafe Project cite également d’autres études chez l’animal dans lesquelles les lésions neuronales sont mesurables :The Science of Exposure.
 

Origine du projet BabySafe

Ce projet pour la sécurité des bébés provient de deux organisations :
  • Grassroots Environmental Education qui a pour mission d’éduquer la population au sujet de certaines menaces environnementales dont la pollution chimique, la fracturation hydrolique (les gaz de schiste) et les radiations sans fil.
  • La fondation pour la santé environnementale de Devra Lee Davis, PhD, MPH (Environmental Health Trust).
Un des tenants de base de leur action est que, si nous attendons de constater suffisamment de dommages chez les humains, comme nous l’avons fait pour le tabac, nous allons sacrifier une génération avant d’agir.
 

Agir avant qu’il ne soit trop tard

Nous avons présentement suffisamment de doutes, de preuves indirectes (animales et in vivo) et de cas réels (personnes électrosensibles) pour appliquer sans retenue le principe de précaution. Il est plus que temps de réglementer et d’encadrer, voire restreindre l’usage des communications sans fil.
 
Il est malheureusement évident que le profit des corporations prime sur le bénéfice et la santé des citoyens. Ainsi, en attendant que nos gouvernements se décident à agir (…) et que les fabricants de ces technologies nous transmettent des informations valables et vérifiées (… Il faut rester optimiste !), il nous incombe de nous protéger nous-mêmes avec les moyens du bord en limitant notre exposition à ces rayonnements ainsi qu’à toute substance ou technologie qui n’a pas démontré son innocuité.
  • Fermer le cellulaire le plus souvent possible, couper le WiFi durant la nuit (ou mieux, utiliser une connexion câblée), ne pas utiliser ou même posséder de téléphone sans fil, refuser l’installation d’un compteur communiquant pour l’électricité et pour l’eau potable.
  • Dès qu’il s’agit d’additifs chimiques, de pesticides, d’OGM ou de nouvelles technologies, il faut demander la preuve du bénéfice pour les individus, pas seulement pour la compagnie…
Santé !
Jean-Yves Dionne, Pharmacien, expert conseil en produits de santé naturels www.jydionne.com Franchement Santé

SOURCES

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Commentaires
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(IP:xxx.xx6.158.85) le 6 août 2014 a 17H18
 (Visiteur)

c’est certainement inquiétant dans les situations professionnelles beaucoup plus exposantes que dans la vie privée ; voir ; La prévention des risques professionnels des champs électromagnétiques. : http://www.officiel-prevention.com/...