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Le « chirurgien-boucher » utilisait les prothèses PIP
Le «chirurgien-boucher» utilisait les prothèses PIP
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25 janvier 2012
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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Le « chirurgien-boucher » utilisait les prothèses PIP

Le «chirurgien-boucher» utilisait les prothèses PIP

Le Docteur Michel Maure avait été condamné à quatre ans de prison en septembre 2008 pour avoir réalisé des opérations de chirurgie esthétique sans en avoir l’autorisation. Accusé de tromperie aggravée, il avait ainsi mis en danger la vie de plus d’une centaine de patientes. Mais le 22 janvier dernier, Europe 1 a révélé que le médecin était allé plus loin dans le vice : Le Docteur Maure aurait utilisé des prothèses PIP.

Radié de l’Ordre des médecins en janvier 2007, Il est encore surnommé le « chirurgien-boucher » par les médias. Le Docteur Maure, condamné à quatre ans de prison dont trois ans fermes en 2008, avait opéré plus d’une centaine de patientes au début des années 2000 en toute illégalité. Et ces dernières, comme l’indique Europe 1, auraient subi une double peine : Michel Maure, qui pratiquait ses actes de chirurgie esthétique sans en avoir les qualifications, aurait utilisés des prothèses PIP, ces implants défectueux actuellement sous le feu de l’actualité. Certes, selon son avocat, le médecin fraudeur aurait changé de fournisseur après avoir réalisé que le matériel de PIP était défectueux… mais il n’a à aucun moment informé ses clientes.

Et les anciennes patientes de l’imposteur s’inquiètent, non sans raison. L’une d’elles, Virginie, qui s’est fait poser ces implants en 2003 par l’ancien médecin a témoigné pour la station de radio. Assistante maternelle, la jeune femme n’a pas été indemnisée par le Michel Maure, déclaré insolvable. Elle raconte : « Je repense à la boucherie, à la douleur et au calvaire à venir. Quand je m’allonge, j’ai un sein qui descend dans le bras. Je dors avec mon soutien-gorge sinon ça me gène. Aucun chirurgien ne veut me réopérer pour atténuer les dégâts : Ils estiment que passer derrière le docteur Maure, c’est récupérer le ratage et il y a trop de risques. Je tient pourtant à enlever ces prothèses. Qu’est ce que je dois faire ? ».
 

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