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Le baby-blues des mères adoptives
Le baby-blues des mères adoptives
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26 mai 2010
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Le baby-blues des mères adoptives

Le baby-blues des mères adoptives

Pleurs, perte d’intérêt, sentiment d’incompétence ou émotivité extrême… autant de signes que les mères connaissent bien sous le signe du « baby-blues », et qui, s’ils se poursuivent durablement après le retour à la maison peuvent faire penser à une véritable dépression post natale… ou post-adoptive ! Les mères adoptives peuvent elles aussi en être victimes. C’est ce que révèle une récente étude américaine.

Près de la moitié des femmes qui deviennent mères connaissent un épisode dépressif modéré 2 à 3 jours après l’accouchement et 3 à 6 % sont victimes d’une dépression post-natale sévère. Ce phénomène, dont on connaît encore peu les causes, touche également les mères adoptives. C’est ce que révèle une étude publiée en décembre 2009 par la revue américaine Western Journal of Nursing Research menée par le docteur Karen Foly.



L’arrivée d’un enfant longuement désiré après un parcours du combattant semé d’embûches, de tracas administratifs et la recherche d’un nouvel équilibre ont de quoi chambouler des mères déjà fatiguées. C’est l’un des arguments évoqués par le docteur Foly après avoir recueilli le témoignage de 25 parents adoptifs d’enfants âgés de quelques jours et jusqu’à l’âge de 12 ans, et de 11 professionnels de l’adoption.



De nombreux parents se préparent à être « les meilleurs parents qui soient quand leur enfant arrive à la maison ». Ils ne pensaient pas que « se lier à l’enfant serait si difficile » et que « le soutien de leurs familles ou amis n’était pas celui qu’ils espéraient, l’estimant moindre par rapport aux parents biologiques ».



Mais d’autres facteurs jouent encore comme « l’absence de limites avec les parents naturels et l’attitude de la société face aux familles adoptives » explique le Karen Foly. « Même si l’adoption continue à augmenter et devient de plus en plus fréquente, il y a cette sagesse populaire qui implique que l’adoption n’est que le plan B pour devenir parent » constate Karen Foly. Des mères qui sont d’autant plus réticentes à avouer leur peur ou leur honte, et parfois aux prises avec des sentiments de culpabilité qui font partie du processus de dépression. Il est important, selon l’auteure de l’étude, de ne pas prendre ce phénomène à la légère et d’aller consulter rapidement un spécialiste pour éviter les répercussions de leur fatigue et mal-être sur leur enfant. « En s’aidant soi-même, ils aident leurs enfants ».

 

La rédaction CareVox

SOURCES

  • Western Journal of Nursing Research , Decembre 2009

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