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La pilule de plus en plus oubliée...
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21 septembre 2012
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Camille, 453 articles (Rédacteur)

Camille

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La pilule de plus en plus oubliée...

La pilule de plus en plus oubliée...

Depuis son autorisation en 1967, la pilule reste le moyen de contraception le plus utilisé en France. En effet, la moitié des femmes âgées de 15 à 49 ans l’utilisent quotidiennement. Toutefois, selon l’enquête Fecond, réalisée en 2010 par l’Inserm et l’Ined auprès de 5275 femmes âgées de 15 à 49 ans interrogées par téléphone, ce taux aurait reculé de près de 5% depuis l’an 2000.

Ce statu quo, provient-il d’un changement de comportement des femmes, de l’emploi d'autres méthodes de contraception ou de l’abandon de ces pratiques ?

Cette tendance s’explique en partie par le changement de comportement des femmes et notamment par l’adoption de nouvelles méthodes hormonales de contraception (implant, patch contraceptif et anneau vaginal). Toutefois, les jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans, et particulièrement les moins diplômées d’entre elles, préfèrent utiliser la pilule.

Les femmes ayant eu des enfants se réservent l’utilisation du stérilet (dispositif intra-utérin ou DIU). On notera que la stérilisation contraceptive n’est toujours utilisée que par une minorité de femmes alors qu’elle a été légalisée en 2001 comme méthode contraceptive.

Par ailleurs, environ 3 % de femmes n’utilisent pas de moyens de contraception bien qu’elles ne désirent pas être enceintes. Ces femmes sont souvent en proie à des difficultés financières, et présentent un profil peu diplômé, demeurant en milieu rural.

Face à ce constat, on remarque que le modèle contraceptif français a ainsi peu changé au cours de la dernière décennie. En début de vie sexuelle, la femme a recours au préservatif, puis à l’utilisation de la pilule dès que la vie sexuelle se régularise, et enfin au stérilet quand son couple a eu les enfants qu’il désirait.

La contraception d’urgence trop peu utilisée

Le réflexe de la contraception d'urgence n’est pas installé dans les mœurs en France. Trop de rapports sexuels à risque de grossesse non désirée sont pratiqués selon une enquête BVA réalisée pour le laboratoire HRA Pharma.

En effet, ce sondage conduit auprès de 2 415 femmes de 16 à 45 ans, fertiles et hétérosexuelles, ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, démontre que 31% d’entre elles ont eu une relation à risque de grossesse non souhaitée. Soit 2,5 millions de femmes chaque année si on ramène ce chiffre à l’échelle de la population française.

De plus, le sondage montre que parmi ces dernières, 80% n'ont pas eu recours à la contraception d'urgence à la suite de ces rapports à risque. Dans 69% des cas, cette non-utilisation vient d’une absence de prise de conscience du risque de grossesse.

On notera que la moitié des femmes ayant eu un rapport à risque de grossesse n'utilisent jamais ou temporairement pas de contraception.

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