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La contraception gratuite et anonyme fait un pas supplémentaire
La contraception gratuite et anonyme fait un pas supplémentaire
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16 février 2012
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Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

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La contraception gratuite et anonyme fait un pas supplémentaire

La contraception gratuite et anonyme fait un pas supplémentaire

Un rapport publié le 16 février préconise au gouvernement de rendre gratuit et anonyme les moyens contraceptifs pour les mineures. Cette proposition bénéficie de l’aval de Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse. En toile de fond, une hausse du nombre d’avortements chez les adolescentes comprise entre 1 et 5% depuis 25 ans. En 2010, pas moins de 13 500 jeunes filles ont eu recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse).

Un rapport concernant la contraception et l’avortement chez les jeunes filles en France, cosignés par le professeur Israël Nisand, la gynécologue Brigitte Letombe et la psychologue Sophie Marinopoulos, a été remis le 16 février à Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse. Les nouvelles sont mauvaises : L’accès des jeunes à la contraception est jugé « défaillant », en raison notamment du prix et du manque d’information.

Le document préconise ainsi de rendre gratuit et anonyme l’accès à la pilule et à tout autre moyen de contraception pour les mineures, en proposant un "forfait contraception pour mineures" aux laboratoires pharmaceutiques volontaires. Et les auteurs souhaitent également rendre gratuite la consultation médicale préalable. L’objectif est de limiter le nombre de grossesses non-désirées et d’avortements. Jeannette Bougrab s’est exprimée sur RMC pour exposer la situation : « Il y a urgence, car le nombre d’avortements chez les adolescentes augmente chaque année et a quasiment doublé en 20 ans ». Les chiffres accusent en effet une hausse : En 2010, sur un total de 18 000 mineures qui sont tombées enceinte, 13 500 ont eu recours à une IVG. C’est 1 500 de plus qu’en 2009… et 4 800 de plus qu’en 1990.

Parmi les causes possibles de cette envolée, les auteurs du rapport, qui constatent que le phénomène touche d’abord les milieux défavorisés, pointent la faiblesse de l’information et de l’éducation sexuelle, que ce soit à l’école ou au sein des familles, ce qui a pour effet de contraindre un grand nombre d’adolescents à se tourner presque exclusivement vers des supports pornographiques pour s’éduquer et ainsi découvrir la sexualité. Il serait question de « tabou », d’« irresponsabilité collective » ou encore de « dispositifs inappliqués ».
 

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