Les femmes enceintes fortement exposées aux polluants domestiques
entrant dans la catégorie des composants perfluorés (PFC), régulièrement
détectés dans des matériaux tels qu’ustensiles de cuisine antiadhésifs,
emballages de produits ou encore vêtements imperméables, présentent
davantage de risques d’avoir un nouveau-né ayant une taille en dessous
de la moyenne et souffrant de surpoids à partir du 20ème
mois. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par des scientifiques
de l’Ecole de santé publique de l’Université d’Emory, aux Etats-Unis.
L’étude, parue le 30 août dernier dans la revue Environmental Health Perspectives, devrait alerter les futures mères sur certaines formes de pollution présentes dans leurs différents environnements. Au Royaume-Uni des chercheurs ont en effet mené des observation sur 447 petites filles et leur mère. Les auteurs des travaux ont ainsi fait le lien entre une exposition soutenue des femmes enceintes aux composants perfluorés (PFC), une taille plus petite que la moyenne chez les nourrissons puis un poids plus élevé qu’habituellement chez ces derniers dès le 20ème mois.
Pour arriver à cette suggestion pouvant expliquer une forme d’obésité infantile, les scientifiques ont mesuré le taux de PFC contenu dans les sang de l’ensemble des mères qui se sont portées volontaires pour l’expérience. Par ailleurs, les auteurs de l’étude mettent en garde les futures mamans employées dans des bureau : Les concentrations de PFC pourraient en effet être jusqu’à cinq fois plus importantes sur les lieux de travail, en comparaison avec le domicile.