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Harcèlement au Travail : Voici 8 conseils pour s’en sortir
Harcèlement au Travail : Voici 8 conseils pour s'en sortir
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24 août 2009 | 7 commentaires
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Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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Harcèlement au Travail : Voici 8 conseils pour s’en sortir

Harcèlement au Travail : Voici 8 conseils pour s'en sortir

Pour les femmes, le harcèlement subi n’est pas seulement moral, mais « de genre » et sexuel.

Le harcèlement dit « de genre » se traduit par un mépris systématique de la femme, un sexisme ambiant, que le psychiatre Christophe Dejours nomme le « cynisme viril ».

Cette misogynie explique pourquoi les femmes cadres gomment fréquemment leur féminité pour se faire respecter. Par ailleurs, les femmes enceintes sont nombreuses à être vivement « incitées » à ne pas revenir travailler après leur congé maternité et les mères d’enfants en bas âge sont découragées par la technique des réunions tardives.

Enfin, 2 % des femmes subissent un harcèlement sexuel défini par la loi comme le « fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ». Marie Pezé a noté par ailleurs que 30 % des femmes harcelées déclenchaient un cancer du sein, de l’utérus ou des ovaires.

1- Reprenez le dessus
L’expérience le prouve : plus vous subirez des persécutions, moins vous pourrez réagir et plus le harceleur s’en donnera à cœur joie. Donc, cessez d’encaisser les humiliations sans broncher, décidez d’agir. Analysez la situation ; déterminez quel but poursuit votre harceleur ; identifiez vos points forts (compétences, soutien, fonction, etc.) et vos points faibles (sexe, âge, concurrence, etc.).

2- Informez-vous

Consultez les sites dédiés à ce sujet ; vous vous sentirez moins seul(e) et mieux armé(e). Ils sont listés sur http://rhmt.free.fr. Avocat au Barreau de Paris, auteur de “Le harcèlement au travail” (éd. Delmas), Maître Ravisy met à disposition, sur son site www.harcelement.info,
les textes de loi relatifs au harcèlement ainsi qu’un test « pour évaluer la nature et la gravité du processus de harcèlement ».

3- Faites constater la dégradation de votre état de santé
Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant pour obtenir un arrêt de travail si nécessaire, puis avec le médecin du travail. Celui-ci interviendra auprès de l’employeur pour que la reprise du travail n’ait lieu qu’après aménagement du poste de travail, avec séparation par exemple des personnes en conflit, ou pour déterminer l’inaptitude temporaire au travail. Même si le harcèlement moral est considéré comme une maladie professionnelle, selon Maître Ravisy, « la victime a tout intérêt à obtenir la qualification d’accidenté(e) du travail, dont les avantages sont nombreux, puisque la qualification “accident du travail” modifie, dans de très larges proportions, l’approche psychologique et judiciaire ».

4- Demandez de l’aide
« Le danger le plus grave à nos yeux résulte du silence presqu’absolu observé par ceux qui pensent pouvoir assumer seuls le processus d’usure mentale qu’ils endurent », insiste Maître Ravisy. Parler permet de reconnaître le harcèlement subi, de sortir de l’isolement et de se faire aider. Contactez la DRH, les délégués du personnel et syndicaux, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), l’Inspection du travail, mais aussi vos collègues car, selon la Dre Dorothée Ramaut, « un appui sans réserves des collègues de travail est capable, à lui seul, de briser les possibilités d’intervention du “harceleur” ».

5- Etayez votre dossier
Depuis janvier 2002, c’est à la personne harcelée d’établir les faits. Notez toute parole ou agissement stigmatisant le harcèlement et gardez copie de toutes les traces écrites (courriels, notes de service, etc.). Demandez à vos collègues de travail, témoins des faits, des « attestations circonstanciées ». Informez-vous sur le passé du harceleur. A-t-il déjà poussé un ou plusieurs salariés à la démission ? Recueillez ces témoignages.

6- Sortez de l’entreprise
L’arrêt de travail permet d’échapper un temps à l’emprise psychique du harceleur. Beaucoup, au bout du rouleau, démissionnent. Maître Lopes Dos Santos, avocate au sein du Cabinet Ravisy, se veut rassurante : « Cela n’enlève pas l’espoir d’être indemnisé car la démission peut être requalifiée par le juge prud’hommal en un licenciement abusif. Lorsque le salarié reste en poste, il lui est possible de demander au juge de résilier le contrat de travail aux torts de l’employeur. Si la situation est intenable, il peut quitter son emploi et faire constater par le juge que ce départ a été causé par l’auteur du harcèlement. »

7- Demandez réparation
Deux solutions : saisir le conseil des prud’hommes ou aller au pénal. Aux Prud’hommes, la sanction n’est qu’indemnitaire. Au pénal, il y a dédommagement et risque d’emprisonnement (1 an maximum). Maître Lopes Dos Santos demande parfois en plus la publication dans la presse spécialisée du jugement condamnant l’employeur : « Cela permet aux personnes harcelées d’être reconnues publiquement comme victimes, de retrouver leur dignité et de pouvoir montrer à tous que justice a été faite en leur faveur. »

8- Suivez une psychothérapie brève
Les techniques de dévalorisation du harceleur (en entreprise ou… en couple) font des ravages psychologiques : perte de confiance en soi, culpabilité, honte, humiliations répétées, perte de ses repères, isolement etc… qui peuvent aller jusqu’à la violence physique.

Une psychothérapie vous permettra de renforcer votre confiance en vous-même et de sortir de ce cercle vicieux.
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)
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Mots-clés :
Femmes
Commentaires
6 votes
par john_ford (IP:xxx.xx6.171.22) le 25 août 2009 a 11H39
john_ford (Visiteur)

Ou bien demandez à un ami, si vous êtes une femme, de s’encagouler et de coincer la personne ; rien ne marche mieux que la peur sur les lâches qui harcèlent moins fort qu’eux. Si vous etes un hommes faites vous respecter par la force et soyez prêt à perdre votre travail ; rien ne justifie de subir des humiations sans broncher.

3 votes
par Yago (IP:xxx.xx3.127.45) le 25 août 2009 a 13H54
Yago (Visiteur)

N importe quoi John. C est justement parce que la personne ne veut pas perdre son emploi qu elle est harcelee. Sinon elle serait deja partie. De surcroit, la premiere consequence de l harcelement est la perte de confiance en soi, l auto flagellation, donc ton conseil n apporte rien. D ailleurs le conseil du psychotherapeute n apporte rien aussi. le probleme est que le harcele est une victime d une aggression psychologique, et le conseil du type fout lui un pain dans la gueule, ou note ce qui est dit est completement a cote de la plaque et n est utile que pour le faux harcele, le faker qui vient ramasser plus de sous. Cet article encourage la triche des fakers, et enfonce encore plus les vrais harceles.

2 votes
par john_ford (IP:xxx.xx6.171.22) le 25 août 2009 a 16H27
john_ford (Visiteur)

Mais personne de censé ne souhaite perdre son emploi. Toutefois il faut être prêt à faire des sacrifices : si on a aucun soutient d’un supérieur hiérarchique ou de plusieurs collègues, les chances de gagner aux prud’hommes sont nulles (à moins de traces physiques d’abus). Et justement, le plus souvent, la personne harcelée ne sera pas soutenue par ses collègues puisqu’ils laissent déjà faire par complaisance ou par peur.

Donc plutôt que de se ruiner la santé, ou de se ruiner dans un procès, mieux vaut utiliser une stratégie différente, qui a déjà fait ses preuves. Je le redis : rien ne justifie de subir des humiliations et de finir dépressif. J’ai vu une jeune femme de 25 ans brisée, ne voulant plus entendre parler de son métier, pour lequel elle est spécialisée, et sombrer dans la dépression ; 2 ans après elle est toujours dans la même situation et au chômage. De plus un ami conseiller juridique a vu de nombreux cas similaires sur des hommes et femmes, humiliés ou terrorisés et ne gagnant pas leur procès faute de preuves matérielles. je parle en connaissance de cause. les prud’hommes peuvent plus moins aider si ils ont des preuves physiques ou en cas de licenciement abusif et encore la somme obtenue est souvent dérisoire au vu du préjudice.

2 votes
par Yoyotte (IP:xxx.xx4.54.142) le 25 août 2009 a 19H16
Yoyotte (Visiteur)

Bonjour,

Tout à fait d’accord avec john_ford. C’est ce que je fais depuis 14 ans. Mais lorsqu’on est en face d’un Etat qui couvre des crimes et des délits, des ministres qui fuient leurs responsabilités et une justice qui met tout en oeuvre pour détourner les lois, masquer les faits et "promener" la victime, on arrive à n’avoir qu’une seule envie : tuer ou se tuer. L’écriture m’a permis jusqu’à ce jour de ne pas arriver à ces extrêmes. Néanmoins je suis aujourd’hui KO... A 61 ans, les forces m’abandonnent... La maladie me terrasse... Ca part tout doucement... Dès lors je lance mes dernières forces dans la bataille. Je ne sais si j’ai le droit de faire apparaître un site Internet mais c’est le fil rouge de ma vie... Courage aux autres. N’abandonnez jamais !

Adjudant-chef (er) Lucien Fulbert Yoyotte

http://www.yoyotte-armee.com/combat...

0 vote
par poussant (IP:xxx.xx0.21.251) le 7 octobre 2009 a 18H03
poussant (Visiteur)

tout à fait !généralement les harceleurs sont des lâches !donc si vous n’avez pas la force faites vous aider foutez leur la trouille ! :-> :-> ;-)

3 votes
par emma (IP:xxx.xx3.237.99) le 25 août 2009 a 17H58
emma (Visiteur)

Il y a de nombreuses années, bien avant que le harcèlement au travail ne soit reconnu, époque où commençait à sévir le chômage, un de mes collègues handicapé et trois autres collègues dont deux âgées, la troisième "rivale", sous ma responsabilité en tant que cadre, se sont trouvés dans cette situation. Chacun craignant de perdre son emploi, ayant décidé pour deux d’entre eux, d’échapper à ce harcèlement quotidien en ne travaillant plus que de nuit - un préjudice de taille en particulier pour ce collègue handicapé. Je suis intervenue sans citer de nom auprès de ce "chef de service" (adjointe, très exactement) et dans l’heure, de l’attitude aimable qu’elle avait avec moi, elle est passée à l’attitude - dont j’ai pu mesurer l’extrême nocivité - qu’elle avait avec ces collègues qu’elle avait décidé de faire partir. L’histoire était complexe - on retrouve d’ailleurs généralement dans ces comportements des causes un peu similaires - J’ai du quitter cet emploi. Mes collègues harcelés ont payé de leur santé, en particulier ce collègue handicapé, décédé brutalement dans les trois ans...

J’y ai beaucoup réfléchi à l’époque où le harcèlement moral n’était pas reconnu au pénal et j’en avais conclu que c’était bien une faute pénale bien avant la loi : dénonciations calomnieuses, injures publiques etc et qu’il fallait porter plainte.

Aucun de nous ne l’a fait et cette personne a gravi sans obstacle les échelons de la honte...

1 vote
par SKEPTYKY (IP:xxx.xx9.45.27) le 25 août 2009 a 22H01
SKEPTYKY (Visiteur)

JE SUIS TIRE D’AFFAIRE 40ANS COTISES , mais je soutiens tous ceux qui souffre au boulot ,ayant eu ma part de misére aussi ,mais a propos du harcélement ,j’ai toujours mis les choses au point ,soit s’expliquer ,au pire négocier mon départ ,mais surtout ne jamais se laissez faire quand cela dépasse les bornes ( insultes injustifiées , garder les dossiers sous le coudes et en amener 20 d’un coup et dire que c’est urgent ,monter le coup aux autres salariés ,etre placardisé ,faire toutes "les merdes " ,etc ... ) ; mais ne refusez pas de faire le travail ,ne vous mettez pas en tort ,analysez la situation ,et soyez pret a vous battre légalement ,et perdre votre job,comme je l’ai eu fait ,en évitant de lui foutre surtout de tabasser votre boss ,et syndiquez vous ,pas obligé d’en parler ,et si vous avez une grande haine ,bloquez votre boss ,mais qu’il soit toujours seul et discutez calmement ,il seras obligé de se calmer aprés ,soit de négocier votre licenciement ,de vous muter ,mais tenez vos distances , et quand vous aurez tous les papiers ,votre cheque,de solde de tout compte ,la vengeance vous appartiens ,a vous de voir votre degré de souffrance qu’il vous a fait subir ,disons un ou deux pneus de crevés ,çà paie un peu tout ce que vous allez endurer pour retrouver un job ,compte tenu de la conjoncture ,ne parlez pas agissez avec ces fumiers ,et ne faites pas d’erreur tent que vous etes dans la sté ,faites le toutou gentil et en meme temps dites vous interieurement que vous aurez sa peau ,car le harcelement ,c’est tres grave ,çà vous bousille n’importe qui !! le respect d’abord ,n’acceptez pas le chantage a l’emploi de ces patrons voyous patentés !! courage a tous !! ;-) SK