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Etre mère rime avec bonheur : mensonge !
Etre mère rime avec bonheur : mensonge !
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3 octobre 2011 | 14 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Etre mère rime avec bonheur : mensonge !

Etre mère rime avec bonheur : mensonge !

La maternité, un conte de fée ? Loin de cette idée, Florence Foresti nous mettait déjà en garde dans son dernier spectacle Mother fucker. Des écrivains dont Marie Desplechin ou Eliette Abecassis dans Un Heureux événement, qui vient d’être adapté au cinéma et sort sur nos écrans, en ont témoigné. Loin des clichés du bonheur maternel, de l’instinct maternel au premier regard ou de l’épanouissement de la mère de famille, il y a des tabous qu’il faut briser, des clichés qu’il faut dénoncer. Maryse Vaillant s’y attaque. Dans son dernier ouvrage : Être mère, mission impossible ?, la psychologue clinicienne fait le tour de cette fonction tant adulée depuis toujours pour prévenir : « Être mère semble toujours dessiner un parcours sinueux, aux épreuves multiples, aux chagrins fréquents, où le moindre bonheur se paye et où les plus intenses satisfactions risquent d’être les plus dangereuses ». Face, pourtant, à un retour en force du courant naturaliste vantant le co-dodo, le portage en écharpe ou l’allaitement prolongé et la crise, qui, depuis une dizaine d’années, a fait regagner aux femmes leurs pénates, on continue à nous faire croire qu’être mère reste le plus beau des métiers. Zoom sur la mère d’aujourd’hui entre stéréotypes, vérités cachées et réalité.

Raphaelle Bartet : Vous vous attaquez à un tabou, à une idée depuis longtemps répandue que maternité rime avec bonheur. Pensez-vous et peut-on dire aujourd’hui haut et fort qu’être mère n’est pas forcément épanouissant ?

Maryse Vaillant : Oui, c’est tout à fait vrai et ça l’a toujours été. Il faut oser le dire haut et fort. Comme s’il fallait que la maternité soit auréolée de gloire !
 

Vous écrivez que la maternité implique le renoncement et le désenchantement pourquoi ne le dit-on pas encore assez selon vous ?

Maryse Vaillant : Parce qu’on dirait que les femmes prennent cela comme une faute, alors que si elles utilisaient leur intelligence, leur bon sens et leur lucidité, elles verraient, que, depuis toujours, être mère demande des sacrifices. Des sacrifices, mais pas trop ! Pendant longtemps, il n’y a pas eu d’autres issues pour les femmes que la maternité. On aurait pu penser que l’arrivée de la contraception engendrerait une maternité plus lucide, mais il faut croire que la lucidité n’est pas dans l’ère du temps !
 

Comment expliquez-vous qu’après 50 ans de féminisme, nous sommes toujours confrontés à cette même réalité : l’assignation de la féminité à la maternité ?

Maryse Vaillant : Après 50 ans de féminisme, il y a un recul énorme ! Les raisons sont en grandes parties économiques et liées à des mouvements de société qui rappellent les femmes à la maison. On a aujourd’hui peur des femmes fortes, des femmes intelligentes et du féminisme. Le pouvoir féminin doit rester à la maison ! La société ne laisse pas de place à la femme en politique, tout comme elle ne conçoit pas la place à l’homme au sein de la vie de famille. Un homme a difficilement un congé parental aujourd’hui. C’est en cela l’échec du féminisme, la société se prive des ressources et de l’intelligence des femmes. Et le monde des affaires et de la politique le paie, tout comme la famille paie l’absence des hommes en son sein.
 

Vous évoquez dans votre livre l’importance du fantasme et l’idéalisation de l’enfant comme projection. Quel rôle joue t’il et cela est-il responsable de la désillusion d’être mère ?

Maryse Vaillant : Oui, le fantasme est nécessaire. Il fait partie de la vie psychique. Il faut imaginer son enfant à naître durant la grossesse, se dire par exemple : « Il sera blond, il sera grand, il aura les yeux bleus ou elle fera de la danse… ». Il est fondamental d’habiter un espace psychique avec son enfant. Mais le mettre au monde, c’est se plonger dans la réalité, une dure réalité ! On a toutefois encore quelques mois pour « porter son enfant ». Il est aussi essentiel durant cette période que les femmes puissent être soutenues et portées à leur tour avant de passer à autre chose, de se tourner vers la vie active…
 

Vous évoquez le « choc de la grossesse ». Les femmes sont-elles aujourd’hui mal préparées à devenir mères ?

Maryse Vaillant : Oui, les filles sont aujourd’hui mal préparées à devenir des femmes et des mères. Elles sont plutôt préparées à devenir des filles, des girlies… C’est plus facile et plus sympa ! Leurs mères ne les ont pas préparées à être dans la vraie vie et à l’affronter. Elles ont jeté le bébé avec l’eau du bain, les angoisses des mères avec la réalité de la maternité ! Être une mère, c’est devenir adulte, c’est être responsable, se priver…toute une organisation psychique qui déborde de l’instant présent. Or aujourd’hui, les filles sont avant tout des consommatrices plus que des adultes responsables et solidaires ! Quand les jeunes filles deviennent jeunes femmes, elles sont prêtes à « avoir » un enfant, mais pas à faire face à tout ce que cela représente. Or, il faut se transformer pour devenir mère. Autrefois, les filles étaient de véritables « petites mères » conscientes de la réalité de la maternité qui ne leur était pas cachée, bien au contraire… Elles voyaient leur mère souffrir, accoucher dans la douleur…Il y avait un véritable chemin gynécologique des mères qui ne pouvait être ignoré des filles. Aujourd’hui les femmes s’imaginent plutôt avec un bébé tout rose autour de cadeaux ou d’une fête donnée pour la naissance, ou encore être comme ces modèles qui posent à la une de couvertures de magazines avec leur gros ventre… ! Elles ne sont pas prêtes à se lever la nuit et à tout ce que demande d’élever un enfant. Elles rêvent d’abord et avant tout d’être la mère d’un bébé et non d’un enfant… et encore moins d’un ado ! Or c’est l’arbre qui cache la forêt !
 

L’enfant, écrivez-vous, est aujourd’hui « le complément indispensable d’un projet de vie réussi » ? Applique t’on une logique consumériste à l’enfant et à la maternité ?

Maryse Vaillant : C’est logique et conscient : on veut avoir un enfant pour être heureuse, pour ne pas se sentir seule et éviter le manque. Donc pour soi. « Avoir » un enfant pour « être » mère. Il faut que l’enfant arrive à se faire sa place dans cette logique, qu’il la bouleverse pour exister !
 

Est-on dans une société de l’excès entre les 2 cas de figures que vous décrivez : ces mères qui n’existent que pour leur enfant et certaines autres qui n’ont pas d’amour maternel ou pour qui l’enfant ne change rien à leur vie ?

Maryse Vaillant : Comme le disait la psychanalyste Caroline Eliacheff, « Il y a des plus femmes que mères et des plus mères que femmes  » et il y en aura toujours. Aujourd’hui, beaucoup d’alternatives s’offrent aux femmes : certaines travaillent, sortent, ont des loisirs, font du sport… Elles peuvent avoir envie d’un enfant, mais ne parviennent pas facilement à le caser dans cette vie là. Il y a aussi des femmes que l’enfant ne rend pas mère tout de suite. Il faut parfois du temps pour naître à l’amour maternel.
 

L’adage populaire dit souvent qu’on ne peut jamais trop aimer son enfant. Vous semblez insinuer le contraire ?

Maryse Vaillant : Oui, on peut trop l’aimer. La plupart du temps, on aime trop ou pas assez, il est difficile d’aimer « juste », surtout son enfant. On l’aime en fonction de notre besoin d’amour et l’enfant a un besoin d’amour absolu qui s’adapte à son développement pour le laisser grandir. Or une mère ne peut donner que l’amour qu’elle a. C’est un marché de dupe ! Aimer son enfant pour combler un manque ou le combler pour lui éviter le deuil, l’absence, c’est faire de lui un chapon gavé ! L’enfant trop aimé est au centre de la vie de sa mère. Il est tout pour elle : plus important que son mari ou son amant ! Et elle veut être tout à lui. Une telle situation est très dangereuse psychiquement. Tous les signaux rouges sont allumés ! On s’approche là de la jouissance maternelle, nocive pour lui. C’est l’enfant phallique, complément indispensable de sa mère. Toute sa vie d’adulte sera parasitée ! Aimez pas assez, mal, suffisamment bien, mais pas trop ! Il faut toujours avoir un petit sentiment de culpabilité, de ratage. L’inadéquation maternelle va permettre à l’enfant de grandir.
 

Doit-on accepter et même souhaiter être déçu par son enfant ?

Maryse Vaillant : Accepter, c’est déjà pas mal ! L’enfant n’est pas parfait, il ne l’est jamais. L’enfant parfait tient du registre de la société de consommation qui nous dit que pour chaque mal ou chaque problème il y a un remède !! Le vrai enfant pleure, souffre et souvent le parent ne sait que faire… Jamais une mère n’a fantasmé –consciemment- un enfant souffrant. Elle a le désir d’un enfant en bonne santé. Mais tous nos enfants ne le sont pas ! Tout comme elle a rêvé d’un premier de la classe. Il y a des failles et des carences que la mère ne peut pas combler, qui lui font mal, même s’ils permettent à l’enfant de s’épanouir. Car nous grandissons tous de nos manques et de nos blessures.
La maternité est un mensonge nécessaire et relayé par la société. Les mères se mentent à elles mêmes et elles mentent à leurs copines, puis à leurs filles ! Il y a une transmission de ce mensonge. La réalité, c’est ce gros mensonge qui vient camoufler les difficultés et les vérités qui sont parfois difficiles à dire. Il n’est pas simple de penser la maternité qui est un défi justifiant une approche serrée. Il faut la démailloter pour la penser et non la réduire à une ou deux idées.
 

Vous écrivez que « l’enfant d’aujourd’hui est comme sa mère : il n’a pas droit à l’erreur, parfait et performant ». Qui a mis la barre si haute ?

Maryse Vaillant : La société, les médias…tout un ensemble. Les jeunes femmes sont soumises à des injonctions, des diktats, dont celui de réussir sa maternité ! Quand on choisit d’être mère, on veut le faire bien. Ensuite, il y a la société de consommation dans laquelle il y a toujours un produit, un médicament pour ne pas souffrir, ne pas penser…Dans un tel contexte, les jeunes-femmes se disent qu’il faut que leur enfant, ce produit, soit au top ! Dès que l’enfant quitte les bras ou le sein de sa mère, la société se fait le relais de l’école de la performance dans un projet de réussite scolaire qui laisse tomber toutes les autres qualités. Une caractéristique très française ! On détruit ainsi les cerveaux. La société de la performance place la barre très haute et tout devient compétitif. Il n’y a pas de place pour la solidarité. La mère veut un bon élève, voire, si possible, un enfant surdoué. Dans un tel cadre, l’enfant sensible ou manuel va alors être mis de côté et cela est très préjudiciable !
 
 

Que voudriez-vous dire et quel message faire passer aux femmes qui s’apprêtent à devenir mère pour la première fois ?

Maryse Vaillant : Bonne chance ! Rêvez bien ! Ne croyez pas que vous allez faire un enfant toute seule !
Il faut de l’aide et du soutien. Les mères sont vulnérables et ont besoin d’être portée, notamment pendant la grossesse et l’année qui suit. On ne réussit rien seule. Un enfant a besoin d’une famille, d’un père, de copains, d’un environnement… Le duo mère-enfant est insuffisant pour le développement de l’enfant ! Les mères doivent faire attention à leur besoin de toute puissance.
 
Références :
Etre mère : mission impossible ?
Maryse Vaillant
Albin Michel, 24/08/2011
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Commentaires
12 votes
par paconform (IP:xxx.xx3.51.12) le 4 octobre 2011 a 12H37
paconform (Visiteur)

Je m’attendais à un article dans la ligne du sexisme d’usage en ce qui concerne ce sujet. Je n’ai pas été déçu. Le père est cité une fois et le mari une fois aussi et à égalité avec l’amant.

6 votes
par Cecilum (IP:xxx.xx7.41.41) le 4 octobre 2011 a 13H40
Cecilum (Visiteur)

le père ? c’est quoi ce truc ?

6 votes
par Alain Michel ROBERT (IP:xxx.xx7.192.103) le 4 octobre 2011 a 13H50
Alain Michel ROBERT (Visiteur)

Enfin un livre qui remet les pendules à l’heure !

Alors, pour faire plaisir à Paconform, on va parler des pères. Winnicott disait déjà en son temps que "l’enfant ne devait pas être au centre du couple, mais en périphérie."

Une des plus grandes difficultés de cette "notion" de Père au foyer ne vient pas des pères eux-mêmes, mais des mères : elles ne veulent pas lâcher leurs rôles ! Beaucoup de pères aimeraient bien être au foyer, mais, en règle générale, ce sont les mères qui y sont réticentes... pour ne pas dire plus. La révolution féministe a fait un flop retentissant sur cette question. L’article explique en grande partie pourquoi. Il y a aussi l’éternelle et angoissante question que se pose la mère qui accepte de réviser son image et de laisser la place au père : "Suis-je une bonne mère si je ne fais pas ce que faisait ma propre mère ?" Et cette angoisse-là est profondément enracinée dans la "nature" de la mère... il faut aller la chercher loin... plus loin que la "culture"...

Le travail sur elle-même de la mère ou de la future mère est (entre autres, mais avant toutes autres questions) de se demander quelle est la nature et le degré de son désir d’enfant :
- désir de maternité ? (être 1 : moi avec moi-même) ou,
- désir d’enfant ? (être 2 : moi avec mon enfant en tant que prolongation de moi-même) ou,
- désir d’enfant de l’homme qu’elle aime ? (être 3 : accepter véritablement l’autre dans ma vie).

http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

Il y a une peut-être une clé, une piste, difficile à envisager, même pour les plus ouvertes de la gente féminine : la femme est rare... la femelle est légion.

"La Femme est rare… et s’il arrive à un homme de la rencontrer, il la fuit, parce qu’elle exige tout autre chose de l’amour que ce jeu à deux où chacun ne cherche que soi-même avec son double à cheveux longs et à taille fine. Il y a un risque à vivre dans l’implacable climat de Passion où la Femme véritable situe l’amour. C’est l’implacable échange. L’homme fuit la vrai Femme car l’amour qu’elle donne et celui qu’elle demande en retour exclut impitoyablement toute lâcheté. Elle est autre dans son intégrité... A la fausse femme correspond l’homme de tous les jours, celui qui se laisse aller. On dit "surhomme" on ne dit pas "surfemme" pourquoi ? Parce qu’il suffit de dire La Femme. A elle correspond le surhomme ou plutôt l’homme entièrement soucieux d’atteindre à un degré plus grand d’humanité." Louis Pauwels 1974

Bravo et merci pour ce livre courageux !

3 votes
(IP:xxx.xx7.192.103) le 4 octobre 2011 a 14H26
 (Visiteur)

Ah oui, j’ai oublié de me présenter : marié, 3 enfants, papa au foyer depuis 1993 http://www.dailymotion.com/video/xa...

8 votes
par bofbof (IP:xxx.xx6.54.102) le 4 octobre 2011 a 14H55
bofbof (Visiteur)

pffffff !!!!!!

C.....X = P.......E (les censeurs comprendront !!!)

Encore un article publicitaire !!!

A par dépeindre les travers pervers de la société à l’instant t, vous feriez mieux de lui enseignez, de l’instruire sur la manière d’aborder certaine situation de la vie TEMPORAIRE afin de les aider à les surmonter à l’instant "permanent" !

Plus personne ne sait ce qu’on est aujourd’hui et les hommes aux foyer ne le sont que par l’activité au travail à baissé.

La fuite des responsabilités se joue même au niveau des mères nouvelles !!!

Bref comment traiter un problème par le petit bout de la lorgnette spectacle !!!

Dramatique ce site !!!

2 votes
par bonheur d'être emerder par sa projeniture (IP:xxx.xx5.55.146) le 4 octobre 2011 a 15H10
bonheur d'être emerder par sa projeniture (Visiteur)

vous ne savait pas visiblement ce que veux dire bonheur, mot qui se compose de bon et de heur et un heur n’est pas négatif. c’est juste le petit coup de pousse pour nous sortir de notre attachement à resté dans le malheur.

Bonheur, heur, malheur, appelé à la consciencieuse et notre responsabilité.

4 votes
par djea (IP:xxx.xx2.76.185) le 4 octobre 2011 a 18H37
djea (Visiteur)

J’ai lu ceci que je trouve très juste concernant l’éducation de nos jours :

"Maintenant on n’éduque plus les enfants, on leur fait plaisir."

9 votes
par paconform (IP:xxx.xx3.51.12) le 4 octobre 2011 a 19H33
paconform (Visiteur)

Merci Alain Michel Robert d’avoir voulu me faire plaisir...c’est toujours ça de pris !

Allez, une petite remarque (parmi les cent qu’on pourrait faire) :

Dans le domaine enfance/éducation, les dès sont largement pipés. En ce qui me concerne je me méfie particulièrement des psys et autre spécialistes de l’enfance, surtout quand ils sont de sexe féminin. Toutes ont grandi après la naissance du féminisme. Toutes en sont plus ou moins imprégnées. Or l’une des actions principales des féministes a été d’avilir la famille et les tâches induites. Elles ont ainsi démontré l’esclavage des femmes, la brutalité et l’égoïsme des hommes et la nécessité de faire élever les enfants par des tiers. Tout bénèf... Accessoirement elles se plaignent (avec raison) de supporter presque toute la charge des "tâches ménagères" (qui incluent l’élevage des enfants), mais gardent la propriété exclusive de ces tâches (dont la propriété des enfants) en interdisant à leur bonhome une approche égalitaire.

RESULTAT : C’est mission impossible pour les mères, frustration pour les pères largement privés de leurs enfants (propriété de la mère comme dit ci-dessus), et qui sont d’accord avec Maryse Vaillant quand celle-ci cite l’amant.

Les enfants ? comme pour le père, c’est un sujet mineur, Ya rien à dire. Et puis il faut qu’ils aillent en collectivité le plus tôt possible sinon ils ne seraient pas socialisés voyons, il faut qu’ils apprennent la vie en société. De toutes façons, JE ne peux pas faire autrement.

Quoi ? un lien avec la dépression des filles et femmes, avec la mauvaise estime de soi, avec la révolte ou la passivité des ados, l’athymie, l’incivilité, la délinquance, le mal-être etc..etc... NON, JAMAIS, Pourquoi dites-vous ça ?

3 votes
par TZ (IP:xxx.xx2.200.23) le 4 octobre 2011 a 22H17
TZ (Visiteur)

Voilà où nous mène la société : on veut "avoir" un enfant, et surtout qu’il s’éduque tout seul et ne vienne pas nous embêter...

Tout cela déborde d’un égocentrisme à vomir : ce qui est beau, dans ce monde, c’est d’abord ce que l’on fait pour l’autre.

Aimer est plus fort que d’être aimé...

0 vote
par paconform (IP:xxx.xx3.200.220) le 5 octobre 2011 a 09H45
paconform (Visiteur)

TZ, "Aimer est plus fort qu’être aimé". Il fut un temps où cet adage se traduisait dans la pratique. Hier, aujourd’hui, et hélas demain, ce n’est plus le cas. Le but de chacun est de PRENDRE. Sans doute parce que l’éducation moderne fabrique des personnes en manque affectif.

0 vote
par ariane Walter (IP:xxx.xx1.134.252) le 5 octobre 2011 a 09H05
ariane Walter (Visiteur)

Quel bla-bla. J’ai 4 enfants. le premier à 23 ans. J’ai travaillé comme prof dès 20 ans. Mes relations avec eux était un ravissement permanent. il est vrai que j’avais été fille unique et là, j’étais au paradis.

Les psychologues et les sexologues me gonflent. Quel baratin. Quel culte de la morosité.

1 vote
par paconform (IP:xxx.xx3.200.220) le 5 octobre 2011 a 10H00
paconform (Visiteur)

Tiens, Coué a fait une adepte...

2 votes
(IP:xxx.xx7.192.103) le 5 octobre 2011 a 10H56
 (Visiteur)

Il y a une constante, quelles que soient les cultures (c’est ça qui est étonnant) : 4% des femmes de la planète ne veulent radicalement pas avoir d’enfants. Je ne connais pas le chiffre ce celles qui, à l’opposé, sont nées "pondeuses", qui trouvent ça extraordinaire et pour qui la maternité est le sens de leur vie. Peut-être 4%, de même... mais, soyons larges : 10 à 20 % ?

Au milieu, il y a 70 à 80 % des femmes qui naviguent à vue dans leur culture du moment... qui répondent moutonnièrement à la mode du siècle. Or, la fin du XXe siècle dans nos sociétés modernes, a décidé que c’était formidable d’avoir des enfants. Cette article montre que les choses ne sont pas si simples et que toute pensée unique peut être mensongère. Au XVIe siècle, une femme sur deux mourait en couche, 4 gosses sur 5 n’atteignaient pas l’âge de 5 ans. Alors, c’était certainement beaucoup moins formidable d’avoir des enfants ! Élisabeth Badinter nous a montré combien l’instinct maternel n’était qu’une construction culturelle qui n’a absolument rien de naturel... et surtout pas instinctive !

Cet article a le mérite de désacraliser une pensée unique construite sur un socle sociologique et sur rien d’autre. Non, pour 50 % à 70 % de femmes, ça n’est peut-être pas si formidable que ça, aujourd’hui, d’avoir des enfants. 1 couple sur 2 ne résiste pas à l’irruption défusionnante (pour le père) d’un nouveau né. L’amour étant souvent confondu avec la fusion, le terrain est terriblement miné... pour la mère comme pour le père, mais dans des modalités et des fantasmes très différents et difficilement compatibles. Excepté, bien sûr, pour les couples qui "fonctionnent" psychologiquement... ce que Paconform tourne à sa façon et qu’il nomme avec un bel humour : "les adeptes de la méthode Coué".

Cet article et ce livre ont le mérite de prévenir les futures mamans et les futurs pères des pièges des aprioris et des mensonges inhérents à toute culture (le mythe étant la base de construction d’une société). Ils ne s’adressent pas à celles qui s’épanouissent ou refusent la maternité sans se poser de questions, mais à celles qui au contraire s’interrogent... parce qu’elles sont "bâties" psychologiquement autrement... et qu’elles pressentent simplement que leurs certitudes peuvent être, aussi, défaillantes.

Alors, oui, pourquoi pas, tout peut être "blabla" pour les simples... heureux sont-ils, d’ailleurs ! le Royaume des Cieux est à eux... est-il écrit.

1 vote
par Béatrice (IP:xxx.xx2.218.137) le 26 juillet 2016 a 01H13
Béatrice (Visiteur)

Bonjour,

Je ne puis m’empêcher de réagir à l’affirmation suivant laquelle "Après 50 ans de féminisme, il y a un recul énorme !". Je suis femme et ma vie quotidienne en 2016 me convainc chaque jour du contraire. J’ai fait de longues études, je travaille (à plein temps évidemment), mon métier, dont la vocation m’est venue à 13 ans, me passionne, mon salaire est nettement plus élevé que celui de mon mari. Il assume plus de tâches domestiques que moi, ce qui me convient parfaitement, et il s’est plus souvent levé la nuit que moi quand nos enfants étaient malades ou faisaient des cauchemars car il se trouve que j’ai le sommeil lourd. J’adore mes deux enfants, que nous avons désirés, que je n’ai bien sûr pas allaités (je ne suis pas une vache laitière) et qui sont aujourd’hui des adolescents charmants, et j’ai été enchantée de reprendre le travail dès la fin de mes congés de maternité tant la vie de femme au foyer est ennuyeuse et abrutissante. Mon témoignage est banal, car j’ai pas mal d’amies et de collègues qui ont une expérience de vie professionnelle et de famille similaire à la mienne. Il y a 60 ans, mes deux grands-mères, pourtant bonnes élèves, ont dû interrompre tôt leur scolarité pour travailler. Elles subissaient, pour l’une un mari alcoolique et par voie de conséquence fréquemment au chômage et violent, et pour l’autre un mari avare et qui la battait régulièrement. Elles trimaient comme des malheureuses pour gagner leur vie et pour élever l’une deux enfants et l’autre pas moins de treize enfants parce que son incapable de mari ne maîtrisait pas le coitus interruptus. Quant au divorce, dans la France des années cinquante c’était un rêve inaccessible pour les femmes des milieux populaires. Et bien au risque de vous surprendre, pour rien au monde je n’échangerais ma vie contre la leur.