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Enceinte : faut-il suivre ses envies de nourriture ?
Enceinte : faut-il suivre ses envies de nourriture ?
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27 décembre 2010 | 1 commentaires
Auteur de l'article
Béatrice de Reynal, 207 articles (Nutritionniste)

Béatrice de Reynal

Nutritionniste
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Enceinte : faut-il suivre ses envies de nourriture ?

Enceinte : faut-il suivre ses envies de nourriture ?

Les envies sont-elles des caprices de femmes …enceintes ? Ou des appels physiologiques évidents ? Les conseils conjugués du Docteur Martine Pellae et de moi-même. (disponible aussi sur mon book sur la nutrition maternelle et infantile chez Vuibert)

Les envies ne sont pas le lot de toutes les femmes enceintes, mais bon nombre m’en parlent spontanément au cours des consultations, soit pour s’informer ou pour vérifier le lien scientifique de la théorie des besoins spontanément ressentis qui circule de génération en génération ou le rôle des fameuses hormôôônes ! Soit tout simplement, pour se déculpabiliser des excès alimentaires ! Par ailleurs, celles qui n’en ont pas, se sentent « anormales et pas « complètement enceintes » tellement ces envies alléguées fait partie des 9 mois.Allégations autant par elle et leur entourage, que par le sexe fort qui en parle haut et fort comme si … il enviait cette excuse qui permet de pêcher par gourmandise ou est-ce tout simplement un symptôme de la couvette ?
 
Et oui, les envies de femmes enceintes sont autant physiologiques que psychologiques. Par ailleurs, à côté des envies particulières de la grossesse, les femmes font aussi des combinaisons insolites d'aliments ou de substances, celles-ci étant déterminées par les modifications hormonales influençant les récepteurs du goût.
 
L'odorat et le goût sont modifiés pendant la grossesse. Selon une récente étude américaine de deux gynécologues de Stanford, l’explication de l’hypersensibilité olfactive de la femme enceinte serait due à l’augmentation de la concentration en oestrogènes, à la fois à l'origine des envies… et des nausées Il est ainsi à fait possible aussi d’aimer un aliment détesté avant, au point que cela devienne quasiment une obsession. A contrario, la simple vue ou odeur d’un aliment auparavant « adoré » peut être la source d’un profond dégoût et de nausées.
 
Envie d’ordre « physiologique » tel que le besoin de fer s’exprimant par l’envie de viande, de chocolat, celui de magnésium par celle du cacao et chocolat encore et amandes ou fruits secs oléagineux...
Aujourd’hui, malgré l’avancée des recherches scientifiques dans le domaine de la vie intra utérine, rien n’est vérifié sur ces envies exprimées !
Mais LA théorie qui considère que durant la grossesse, (et cette « secte » prône l’écoute du corps pour évaluer les apports par rapport aux besoins, même en dehors de la période de grossesse !), le corps va naturellement être conscient de ses besoins nutritionnels continue à renouveler ses adeptes ! Des envies de légumes verts, fruits frais, laitages… permettront ainsi de répondre aux besoins supérieurs en calcium ou en minéraux, tandis qu’une envie soudaine de chocolat traduirait une carence en magnésium et en fer... Mais alors pourquoi ne pas raffoler de haricots ou d’escargots, qui en contiennent tout autant ?
 
Et « quand la tête s’en mêle ? On évoque également des raisons psychologiques aux envies irrépressibles de la grossesse : un besoin d'attention, un désir d’être choyée, cajolée, entourée quand on se sent plus fragile et qu’on a plus de mal à contrôler ses émotions (sensibilité accrue d’origine hormonale, encore !) et angoissée par le déroulement et l’issue de la grossesse ! Quand on a envie de bonbons, confiseries, sucreries, cela peut correspondre à un besoin de réconfort ou de ré-assurance ... La femme enceinte, surtout primipare, manque souvent de confiance en elle, a une susceptibilité exacerbée … « les nerfs à fleur de peau » : responsabilité certaine des modifications hormonales mais aussi vrai besoin de stabilité dans leur entourage...C'est là, l’explication du « quand on veut des fraises un dimanche soir ou des asperges en plein été ». C'est véritablement pour attirer les attentions à soi, le besoin de se rassurer sur la stabilité du nid.
 
Quelle est la réaction du médecin consulté ?
Ces envies, objet de nombreuses croyances, ont accompagné et accompagnent encore nombre de comportements alimentaires de femmes enceintes !
La femme enceinte doit surtout veiller à ne pas tomber dans l'excès : céder à une pizza, à l’heure du dîner, même deux soirs à suivre ! quoi de plus banal ! Cela ne l'est plus, une heure après être sortie de table, et à quasi tous les repas de la semaine ! Des envies de frites ou de hamburger à répétition fait bien vite pencher la balance du mauvais côté, néfaste pour la future mère et le bébé.
La femme enceinte doit donc satisfaire ses envies, s’écouter et se faire plaisir tout en restant raisonnable et en évitant impérativement de grignoter à toute heure de la journée ou de la nuit !
 
En conclusion, c’est lorsque la consommation devient excessive entrainant une prise de poids tout aussi excessive que le bon déroulement de la grossesse peut être altéré. Mesdames, pesez-vous régulièrement et réagissez dès les premiers kilos excédentaires affichés. Pour les praticiens, il faut alerter sur les risques médicaux pris, dès les premiers kilos en trop, tout comme sur la difficulté à les perdre une fois la naissance survenue. ….

Mais quand la quantité de gâteaux, chocolats, boissons… reste raisonnable… profitons en et oublions d’accuser les envies !

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Mots-clés :
Enceinte Nutrition
Commentaires
0 vote
par Emeline (IP:xxx.xx0.39.126) le 19 février 2014 a 20H16
Emeline, 22 articles (Rédacteur)

Merci pour cet article plein de bon sens... C’est la question que l’on me pose le plus, si j’ai des envies alimentaires particulières !